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Lights, Camera, Action ! :: the big five :: Yuseong Media

colorie moi ton coeur ¬ ((aeraph))

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rôle dans le groupe : main vocal ; sub dancer + parolier/compositeur — troll à temps partiel et cristina cordula du groupe
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Dim 16 Sep - 23:35





it is the time you have wasted for your rose that makes your rose so important.

☁️
– une secousse. un séisme gigantesque dont on constate la taille et puis le résultat. un tremblement qui vient s’emparer des chevilles, des os et des organes – qui remontent le long de la colonne, s’étire jusqu’au bout de ses doigts. décharge inattendue dans la cohue générale – ça s’bouscule dans les couloirs, des millions de frictions avant l’étincelle ; courbe de lèvres carmins qui subitement se détache dans la foule.
on l’tire en avant.
il y a comme le temps qui s’arrête – regard qui se fige – raphaël se tait. la réalisation qui prendre une demie seconde ; les paupières qui clignent comme pour chasser les mirages, s’assurer que ce n’est pas une poupée d’image –

et  puis le manque qui déchire subitement la trachée.
qui remonte jusqu’à s’étouffer ;
il hésite.

ao
c’est lointain, presque imperceptible dans le bourdonnement de ses oreilles.
ao sans texture, ao sans allure, ao qui sonne comme un rien, un tout, un truc qui s’oublie –
c’est raphaël qui résonne au creux de ses oreilles, appelé d’un rire cristallin sans pareil
c’est l’souvenir qui revient s’emparer de ses sens et le foutre à genoux.

ao
qu’on répète et pourtant l’enfant s’égare, fait demi-tour, reviens en arrière ;
le regard qui cherche, qui fouille l’écume de la marée humaine, attrape au loin une chevelure noire et l’angle d’un visage.


eh, aera !

raphaël qui aurait mille raisons de s’tirer, de faire comme toi, comme si vous ne vous étiez pas croisés – à faire ami ami avec l’abandon, s’trouver face aux dégâts de sa propre décision. s’il n’y avait pas ce surplus d’égoïsme raphaël s’en serait bien en allé ; de la même façon qu’il l’a fait ce jour là,
un regard,
un sourire

c’est pas grave.

la main qui se dresse dans le vide, salue la fin de quelque chose.

c’était bien, toi et moi.

il le sait. il le sait que tu as observé sa nuque jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’angle du terminal. il le sait.

merci.
merci pour tout.


aera.

à demi-essoufflé qui rattrape ta silhouette gracile ; laisse échapper un sourire au  contact du brillant de ton regard. et raphaël il oublie de penser. raphaël il s’échappe de toute logique innée – à pas avoir le droit de redevenir enfant et inconscient. à pas avoir le droit de sourire, de raturer son départ désiré, d’foutre tout en l’air, de revenir comme une fleur,

à pas avoir le droit.

encore moins de te serrer dans ses bras — geste naturel qui s’empare de son corps, comme si soudainement tout revenait à sa place. comme si le puzzle se reformait ; cette main qui repose contre ton crâne en geste millimétré et ce souffle qui se perd derrière ton épaule. ce corps trop proche difficile à assimiler.

un an auparavant.
deux ou trois seulement –
une étreinte.

aujourd’hui encore,
comme si ce quelque chose, cette flamme ne s’était jamais éteinte.

j’suis si content de te voir.

de te sentir de nouveau là ;
près de moi.


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☽☽ et comme la lune qui se brise dans la nuit ardente je m'enfonce dans le noir ;

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Lun 17 Sep - 19:36





it is the time you have wasted for your rose that makes your rose so important.

☁️
C’est l’égarement - débordement de visages dans la marée humaine, ça se mélange et se frôle dans les couloirs sans jamais vraiment se voir ; ni chercher à s’observer. Les yeux au sol, gamine rêveuse a pourtant le regard au ciel - à se noyer dans un océan de pensées, presque invisible à force de ne plus voir le monde, spectre au creux des corridors passe à travers les autres sans y prêter attention. Et pourtant elle le frôle - ne serait-ce qu’une seconde ; et elle saurait l’ignorer comme elle ignore le monde, le palpitant effrayé qui martèle sa cage thoracique - tellement qu’elle jurerait en trembler à force de résonances, vibrer un peu à ce simple contact.

Arrêt de temps - elle est figée la statue de porcelaine, qui pourrait s’écrouler de simple toucher. De sa voix, comme un tonnerre pour l’ébranler ; simple nom prononcé de murmures célestes, et Ae Ra se sent trembler sous les souvenirs qui viennent en raz-de-marée la submerger ; gonflent ses bronches jusqu’à l’empêcher de respirer. Souffle coupé - à se souvenir des je t’aime déposés par ses lèvres au creux de sa peau, balayés par un je pars dont le chuchotement perce les tympans, arrive en tempête où elle s’est perdue quelques temps. Elle voudrait fuir, s’éviter l’ouragan et ses trop nombreux ravages - mais gamine impuissante sous l’orage, reste figée, comme clouée au sol par deux obsidiennes. Et elle voudrait le voir partir - une fois encore, s’exiler loin de son regard pour plus jamais revenir. Mais elle voudrait le voir rester - plus jamais l’avoir loin, parce qu’un an c’était trop, trop long trop dur et trop étrange sans lui ; elle qui pourtant avait appris à vivre sans sa présence.

C’est étrange comme il lui manque quand elle avait appris à l’oublier - Raphaël c’est la maladie chronique qui s’efface de nos pensées, avant de revenir en crise aigüe qui la transperce toute entière, la fige comme statue de glace emprisonnée par son regard.

Raphaël.

Comme un souffle perdu au vent - mots légers chuchotés en secret pour ne toucher que lui, parce que c’est lui, que c’est elle, que c’est eux deux et qu’elle voudrait éloigner les autres d’un royaume détruit il y a déjà des lunes.

À retrouver ses bras - c’est un choc, comme la vague qui s’écrase en écume sur le rivage ; mais c’est doux, pourtant, la chaleur réconfortante d’une habitude finalement pas oubliée, qui revient au galop. Comme s’il était jamais parti finalement ; parce que c’est si bon d’être entre ses bras, parce qu’au final c’est ainsi que les choses doivent être - du moins c’est tout ce qu’elle arrive à penser, idée obsédante qui tourne sur son encéphale comme un CD rayé, tandis qu’elle s’enivre un peu de son odeur ; à plus savoir penser, plus savoir parler.


Avant qu’il ne brise le silence pour pointer l’évidence - et elle voudrait lui hurler de se taire, menacée par l’ombre d’une peur difficile à oublier qui revient tenter de tâcher le soleil, de faire peur aux étoiles qui brillaient un peu plus dans ses yeux.

J’ai peur de ce que ça veut dire, de te revoir.

Aux murmures qui se voudraient presque inaudibles tant ils hurlent d’honnêteté - un peu honteux mais elle est bien perdue en vérité, veut plus penser au futur comme une possible réalité.


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Jeu 27 Sep - 2:02





it is the time you have wasted for your rose that makes your rose so important.

☁️
— c’est l’oubli. quelque part entre deux strates ambrées, dans des volutes de fumées disparates. c’est l’oubli, la perte de mémoire, l’électrochoc qui remonte toute la circulation veineuse. avec la sensation d’pas avoir bougé, d’être resté coincé entre deux réalités — il y a la chaleur de paris sous le carreau qui vient doucement envelopper sa peau, son odeur quelque part dans tes cheveux, d’une fragrance qu’il pourrait reconnaître parmi toutes les autres ; il y a toi.
toi là dans ses bras,
à la place méritée, depuis bien longtemps occupée,
et raphaël aurait voulu te nommer reine jamais détrônée à la couronne dorée.

un silence.
un silence qui s’étale avec véhémence sous son regard ; à pas répondre tout de suite, se laisser le temps d’assimiler ta présence, ta douceur — le son de ta voix.
il voudrait pouvoir penser, réfléchir, s’écarter même en sachant cette étreinte quelque part interdite ; c’est l’enfant terrible qui prend place face à toi, l’égoïste, le cupide, dont le caprice habite le regard et les étincelles le bout de ses doigts. c’est l’inconscient, l’éperdument garnement — cet être qui a été il y a quelques années transis du moindre de tes gestes, des roses perchées au bout de ses mains.

et si tu as peur de ce que le revoir peut signifier, il a encore plus peur de ce que voudrait dire s’écarter.
te regarder.
comprendre que t’es plus là, ou du moins pas pour lui — s’figurer que t’as refait ta vie sans lui, qu’t’es grande même s’il est pas là pour t’épauler, sans pour autant n’en avoir jamais douté.

même si ça te fait peur, t’en vas pas.

encore quelques secondes avant de finalement s’éloigner, les visages pourtant toujours à proximité.
il y a comme un sourire qui vient fleurir au rebord de ses lèvres du rose des camélias, tandis que ses mains glissent encore le long de tes épaules. son souffle est un peu court, sans pour autant être difficile.
et ça s’réchauffe. ça brûle un peu à l’intérieur sans pour autant le consumer — ça le maintient en vie.

on s’est perdus.

trois mois qui se ressentent comme une écorchure encore un peu à vif. il y avait le manque. les sentiments s’étaient certes estompés mais rien n’avait jamais pu combler ton absence, la soif de ta présence.


si tu savais à quel point tu m’as manqué, ae’.

et j’les ai comptées, tu sais, les étoiles à mon départ,
j’les ai comptées à paris, à séoul, partout où j’ai pu aller — et j’savais que t’étais là, même si j’avais du mal à te discerner.
j’les ai comptées, ces étoiles, de peur qu’elles ne disparaissent ;
de peur que tu t’en ailles.



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Lun 15 Oct - 21:01





it is the time you have wasted for your rose that makes your rose so important.

☁️
Y a d’abord des sensations - deux bras autour d’elle (les siens), une odeur, une chaleur (les siennes). Un peu de sentiments, sans trop savoir si c’est la nostalgie qui s’installe au creux de la gorge ; puis quelques images projetées sur l’encéphale. Il la regarde et elle se rappelle, se rapelle de Paris quand elle était encore pleine de sourires ; de sa voix au quotidien, ses gestes et ses tendresses. Il l’enlace et elle voyage un peu, Ae Ra, dans le temps et dans l’espace ; à plus être à Séoul mais bien de l’autre côté de l’océan, y a bien au moins deux ans, quand tout était encore beau et le monde un peu plus clément - elle avait encore le rêve, l’innocence et les couleurs, se doutait même pas qu’un jour elle finirait par ouvrir les yeux sur un soleil gris et un ciel sans douceur. L’impression de s’observer comme sur une vieille photo, un peu jaunie par le temps et l’oubli - le genre qui s’envole en même temps que lui.

À se cacher dans le silence - avoir peur un peu des mots et de ce qu’ils peuvent signifier ; se cacher dans le silence autant que dans ses bras. Bouffée d’égoïsme, en enfant gâtée elle voudrait le garder pour elle encore une petite éternité ; et rêverait de les voir tous deux devenir statue pour toujours figée, pris éternellement dans une étreinte jamais brisée. Vouloir fermer les yeux et oublier - et tant pis si l’instant d’après c’est la réalité qui viendra les avaler entiers.

Et ça y manque pas quand c’est la peur qui revient à toute vitesse se fracasser sur sa carcasse ; à se retrouver prise dans l’ouragan des doutes, pensées portées par quelques vagues déchaînées - vouloir fuir autant que rester, elle voudrait détruire la réalité.

Pourtant il suffit d’une demande de sa part - caresse à ses oreilles, parce que c’est sa voix, qu’il est là et qu’il a tant manqué ; quelques mots pour qu’elle s’entende échapper un murmure. T’en vas pas - écho à ses tympans comme demande du monde ; à penser qu’elle se doit de rester ne serait-ce que pour lui dire, qu’il lui a manqué un peu trop, ne serait-ce que pour pas voir qu’il y a plus d’eux, parce qu’il est parti mais qu’au final elle aussi, qu’il veut plus être à elle et qu’elle veut plus être à lui.

Je vais nulle part.

C’est qu’un murmure, accompagné d’un arc de douceur au bout des lèvres ; un peu de soleil pour éclairer un visage. Ça s’éloigne - mais y a encore la chaleur de mains sur ses épaules, la douceur d’yeux qu’elle ancre aux siens ; qui lisent pourtant un peu de tristesse rien qu’à l’entente de ses mots, parce qu’ils se sont perdus, ils se sont retrouvés mais elle sait pas ce que ça veut dire au fond - à savoir juste qu’il lui a tant manqué.

T’es parti.

Aucun reproche, simple constat du bout des lèvres parce qu’elle a rien demandé, elle - et elle lui en veut pas au fond, elle a cessé d’espérer d’entendre à nouveau leurs coeurs battre à l’unisson ; tourner la page sans jamais l’oublier, sans non plus que quoi que ce soit puisse prendre sa place. Le manque - c’est l’affreux qui la bouffait même loin des sentiments, qui la tiraille encore un peu même en face de lui.

Tu m’as manqué aussi, tellement - j’t’observais un peu, de loin. Pour savoir ce que tu devenais mais...c’était pas pareil.

Aux doux aveux d’yeux toujours posés sur lui, dès que le temps a su panser les blessures, et le coeur guérir des ruptures - elle observait l’étoile lointaine, surveillait son ascension en haut du ciel ; à se demander parfois si de là-haut y avait un regard sur elle.



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Mer 31 Oct - 11:14





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☁️
— — il l’observe comme une comète échouée ; décrit du regard ses reflets lunaires – se rappelle ses couleurs, sa douceur, jusqu’à l’éclat de son regard. et il se demande comment elle a pu s’échouer là, dans cette autre galaxie, si le voyage avait eu les allures d’une épopée ou bien d’une tragédie — si l’autre système n’était pas devenu trop froid, trop indélicat, à chercher la raison de ta présence.

c’est la vague de réconfort avant le souffle de tristesse – son visage se part d’un voile coupable, vient s’abattre en cape sur ses épaules. il acquiesce, au seuil des ténèbres il cueille ton regard comme source de lumière. sa carcasse se déverrouille et s’écarte un peu, ploie légèrement sous la pluie d’un passé jamais réellement oublié.

votre relation n’était ni douloureuse, ni regrettable.
c’était juste une gigantesque part de sa vie, le genre de chose sur laquelle on ne peut jamais réellement tirer un trait ni totalement effacer.

ouais, j’suis parti.

tu serais restée, et il le sait. c’est lui qui a lâché ta main ce jour là, lui qui a tourné les talons te délaissant aux vagues errantes des songes de votre couple qu’il a lui même brisé.

cinq ans.
cinq années à se chérir, s’aimer. avant qu’un océan et tout un continent ne décident de vous séparer.

je devrais m’excuser, peut être. mais je crois que c’était la meilleure chose à faire.

vos rêves avaient toujours été une clé, un pilier pour maintenir la voute de votre amour. c’était un peu naïf, peut être, que de s’aimer à la lumière de vos passions et de vos ambitions.
et le manque – le terrible, l’infâme – bousille les chairs et dévore les organes. pour raphaël, il était impossible à cet instant que de te garder à distance par pur égoïsme.

l’envie peut être de venir cueillir ta joue du bout de ses doigts la taraude un peu – mais il se retient & se contente d’hocher légèrement la tête, accompagné d’un sourire écorché au recoin de ses lèvres, à la chaleur matinale d’hélios et son char flamboyant.

je sais.

un regard (un autre) cherchant à déceler les moindres marbrures lézardant au simulacre de ta peau d’opale.

mais ce que tu voyais te plaisait ? crois tu que ça en valait la peine ?

ses doigts atterrissent dans ses poches, l’air de rien. ses épaules se décontractent sous l’aisance de la conversation & de vos voix retrouvées.

et maintenant, ce que tu vois te plait aussi ?

il n’a pas peur, raphaël,
habitudes revenant au galop.
ton visage n’a pas changé, ni la saveur de tes sourires, l’odeur de tes regards – la chaleur de tes paroles.

et toi, qu’est-ce que tu fais ici, aera ?

raconte moi, à ton tour, ton histoire, petit ange.


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