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 ego — ((jacob))

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Im Jacob
Ven 17 Jan - 15:47
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Im Jacob
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22 y.o (int.) ; 23 y.o (kr) (300499)

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flying to wonderland (ftw)

rôle dans le groupe :
lead guitare, vocaliste. idiot, 1/2 casse-cou line.

nom de scène :
jacobbogossdu48

occupation :
rockeur à deux balles, chacal ; « avoir l’air triste » d’après junsu.

avatar :
mark youthinkyabigboi lee

crédits :
cha itgirl de mon cœur (avatar) ; meow ♡ (signature)

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rose’s garden ((gabriel, hyunbin, yijun, eunwoo, eiji, jonghoon, léo, ilkyung, minsoo, ludmila, soobin))

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180



it happened quiet
Vous, qui n’avez jamais vue la mort en face, savez-vous vraiment à quoi elle ressemble ? Moi, je l’ai vue. Aujourd’hui, je l’ai regardée aspirer mon meilleur ami, l’amour de ma vie entre ses bras gelés. Je parle d’elle, de ses bras, comme si elle était humaine. C’est faux, et c’est vrai pourtant : elle est la chose la plus humaine et la plus inhumaine à la fois, parce qu’elle est destin immuable de toute l’humanité autant que ce que l’humanité redoute le plus, son exact opposé si l’on considère que notre espèce réside dans la vie.

La mort est laide. Son visage est putréfié et pue le macchabée. Elle est effrayante, et elle a rampé doucement, silencieusement dans sa chambre sans se faire remarquer. On ne l’entendait pas, sous le bruit d’un moniteur cardiaque qui nous a trompé, nous a fait croire que la vie était encore là - elle et la mort ne partagent pas une pièce plus de quelques instants. Elles sont indissociables autant qu’ennemies. Je ne les ai pas vues procéder à leur éternel échange - j’étais trop occupé à fixer son visage, serrer ses mains trop froides, lui murmurer quelques mots rien qu’à nous qui l’auraient fait réagir si la vie ne l’avait pas déjà déserté, mais la mort s’était déjà installée au creux de son crâne, n’attendait que notre signal pour s’étendre au reste de son corps inanimé. Et lui, perdu quelque part entre elle et la mort, devait bien me prendre pour le dernier des idiots.

La mort cérébrale, c’est une drôle d’expression, une connerie de mensonge. On vous fait croire que la mort n’a pas totalement pris cet être cher, qu’il reste encore vivant quelque part, tant que son coeur bat : elle n’a empoisonné que son esprit, et c’est déjà assez, n’est-ce pas ? J’avais vu assez de ces émissions télévisées pour savoir qu’il ne reviendrait pas. Mais je l’aimais, je l’aimais trop pour permettre que la mort ne me le vole : lorsqu’elle emporte ce qui est à vous, vous n’avez plus aucune chance d’un jour le récupérer. La mort est frappée d’une kleptomanie maladive, et fauche sur son chemin les biens les plus précieux. Il était le mien. Elle me l’a pourtant dérobé, et son souffle froid m’a gelé le cou lorsque j’ai enfin compris qu’elle l’avait, désormais, en sa possession éternelle.

Ce fut difficile à accepter. Tellement que j’ai d’abord refusé de pleurer. Tétanisé, je me suis pourtant réveillé assez pour grommeler quelques mots à sa mère, et m’enfuir à toutes jambes jusqu’au parking déserté de l’hôpital. J’hurlais sans bruit ; et si mon cœur se brisait en mille morceaux de verre, ses éclats furent tous plus silencieux les uns que les autres. Le regard dans le vide, la mort avait tenté de me le voler, lui aussi : au fond, elle s’était installée dans le creux de ma poitrine pour bloquer ma respiration, tentant de récupérer la part de moi qui lui appartenait, à lui. Je vous l’ai dit, ce qu’elle vous prend, elle ne vous le rend jamais : cette part de moi est encore cachée sous ses grands jupons de voleuse, elle y restera pour l’éternité.

J’y ai passé bien une petite éternité, sur ce parking lugubre. Les yeux dans le vague, la tête vide, j'enchainais comme un robot les cigarettes pour me donner quelque chose à faire, un geste à répéter pour m’empêcher de penser. Peut-être que je souhaitais un peu mourir, moi aussi. J’ai trouvé l’éveil lorsque, à force d’y piocher, je finis par trouver le paquet vide. Plus agacé qu’autre chose, je l’ai jeté à même le sol - désolée, planète Terre, j’avais bien du mal à t’imaginer encore tourner sans lui -, et mes pas me guidèrent vers cet hôpital que j’avais tenté de fuir, le temps d’un paquet de cigarettes que j’ai fumées sans même les sentir. Je puais le tabac à des kilomètres, je n’en avait pourtant pas grand chose à faire.

Les quelques minutes précédant sa mort m’ont semblées durer plus de mille ans, tandis que j’écrasais entre la mienne sa main inanimée. J’entendais les infirmières nous parler au fur et à mesure qu’elles débranchaient les machines, et pourtant je ne distinguait pas un mot sortant de leurs bouches de croque-morts. Moi, j’avais le regard et l’attention tout entiers fixés à son visage qui me semblait d’autant plus sans vie que je regardais la mort s’y pencher, victorieuse. Elle s’affairait autour de lui, de plus en plus imposante à chaque appareil éteint, à chaque tube retiré - au point d’en devenir obèse morbide, et qu’on ne distingue plus dans la pièce que la masse lugubre de son corps géant, lui qui s’apprêtait à aspirer tout entier l’homme que j’aimais tant.

La mort a voulu m’étouffer entre les monceaux de son corps répugnant. Écrasé entre deux pans de sa chair, j’avais du mal à respirer. Elle a doucement repris la place entre mes côtes que lui avait dérobée la fumée de cigarette, et a silencieusement tenté de m’asphyxier. La mort ne fut pas victorieuse sur moi ce soir là, pourtant - elle était bien plus intéressée par le corps inanimé sur le lit, de plus en plus frémissante de joie au fur et à mesure qu’il s’approchait du moment funeste - et finalement, elle a semblé jouir de son plaisir immonde dès lors que furent prononcé les mots qui ont arraché mon propre cœur.

Heure du décès, vingt heures quarante-huit.

Et c’est lorsqu’elle jubilait de l’avoir tout entier en sa possession que je l’ai enfin vue en face : elle s’est tournée vers moi, glorieuse, et m’a sourit de toutes ses dents pourries. La mort, elle a le sourire le plus effrayant que vous n’ayez jamais vu. Tellement que moi, qui criait pourtant en silence depuis tout ce temps, j’ai du quitter la pièce pour lâcher le hurlement le plus perçant que vous n’ayez jamais entendu. J’ai vomi ma douleur en un cri, si fort qu’il m’a transpercé tout entier. Et la mort m’a regardé. Je crois bien qu’elle-même en a été effrayée.



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Im Jacob
Mar 18 Mai - 0:03
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soliloque d'un soir d'ivresse
( _ september 2018, detroit, mi _ tw : mentions of death / grief _ )

J'ai la tête qui t o u r n e et le cœur en miettes. Mal, mal, mal. On dirait que depuis que t'es plus là, c'est tout ce que je peux ressentir. La joie est passagère, superficielle. Elle s'invente quelques secondes, le temps d'un sourire, s'efface aussi vite qu'elle est venue. Et voilà que je me retrouve seul, sans toi, sans cette partie de moi que tu étais, en tête à tête avec cette sensation de vide que ne vient combler que mon immense tristesse. Ça fait peur, tu sais ? De ne plus rien ressentir, à part la peine qui m'écrase le cœur, les poumons et la gorge. Elle remplit mon estomac, j'ai envie de vomir. Ou peut-être que j'ai juste trop bu. J'sais plus. Je sais plus rien. Je sais que le monde est flou, je sais que ça fait moins mal, quand j'arrive à peine à marcher, que le goudron qui m'écorche les genoux est plus agréable que le manque qui me taille la peau, plante ses griffes partout sur mon corps.

Parce que tu me manques trop. Partout, tout le temps. Et je regarde cette ville qui était la nôtre, chaque coin de rue empeste de souvenirs si sucrés que ça en est nauséabond. T'es partout. Dans ma chambre où on s'est aimés sous mes draps, sur les bancs de la fac où je pensais à toi, face à nos amis qui m'ont jamais connu seul. Tu me manques, Alex. Tu me manques trop. Je te déteste de me manquer, parce que t'avais pas le droit de me quitter. De laisse ton souvenir errer un peu partout.

Je me reconnais plus. Je suis un fantôme, moi aussi, un être erratique qui traîne son boulet de tristesse partout où il met les pieds. J'ai mal. Je vis plus. Je vis que quand je risque ma vie. L'adrénaline comble un peu le vide que t'as laissé - pour ressentir autre chose que ma peine, peut-être, elle brûle dans mes veines à chaque fois que j'appuie un peu plus sur l'accélérateur, que je bois plus que de raison, que je couche avec quelqu'un que je viens de rencontrer, sans savoir ce qui pourrait arriver.

Est-ce que tu m'en veux ? D'offrir mon corps au premier inconnu qui passe par là. T'as pas le droit de m'en vouloir, tu sais. Parce que si tu voulais être le seul à me toucher, t'avais qu'à pas me quitter, pas partir comme ça. Je sais pas si tu m'en veux. Tu peux rien me dire. Je te parle, mais tu peux pas me répondre. Réponds moi, putain ! Réponds. Est-ce qu'il faut que moi aussi, je crève, pour pouvoir te parler à nouveau ? C'est pas juste, c'est tellement injuste. T'avais pas le droit de mourir, il avait pas le droit de t'emporter. Pourquoi c'est toi qui paie pour les actions d'un taré ? Toi, puis moi. Si tu me voies, je suis sûr que t'as honte de moi. Un putain de déchet.

Je les entend, tous les jours, enfin. Ceux où je me traîne à la fac, c'est pas si souvent, j'ai un peu trop tendance à m'endormir sur les bancs, même quand je sors pas - je dors mal, tu hantes mon sommeil autant que mes journées. Hier encore, je suis arrivé en cours en retard, ma capuche rabattue sur la haut de ma tête en m'engouffrant dans l'amphithéâtre, et les yeux éclatés, et encore sur moi l'odeur de la vodka que j'avais avalé la veille. J'les ai entendues chuchoter, ces filles derrière moi. Les copines d'une conne que j'ai sautée. Comme si c'était ma faute, comme si leur pote s'attendait à vivre le grand amour avec un type qu'elle connaissait depuis deux heures, hein ? Avec leurs voix pleines de jugement. Puis la pitié. Je déteste la pitié. Elles te connaissaient pas, comment elles peuvent être désolées ? Elle puait partout dans leurs mots, pourtant.

He's the one whose boyfriend died this summer...guess he's fucked up or something. Really, that's sad. Ces mots. Ou quelque chose du genre. Ça m'a tellement énervé - j'me suis retourné, j'avais envie de hurler, mais j'ai juste pris mon sac, puis je me suis barré, à l'instar de la colère aussi vite que j'ai enfourché ma moto. La colère non plus, elle dure pas. Rien que la peine, la peine et le vide. J'ai peur. Du vide. De ce que je deviens. Je me demande si ça sera pour toujours, mais au fond, j'en ai plus rien à foutre. À quoi ça sert, d'être quelqu'un de bien ? Je crois plus au Paradis, ou peut-être que si, j'en sais rien. Si Dieu existe comme je l'ai toujours pensé, je le déteste de pas t'avoir laissé vivre, de t'avoir pris aussi tôt. Mais je veux pas penser que t'es plus là pour de bon. T'es là, t'es partout, dans les rues, puis au-dessus des nuages. Est-ce que tu me regardes, Alex ? Est-ce que tu m'aimes encore ? Même si je fais n'importe quoi, est-ce que si tu pouvais à nouveau être là, tu voudrais encore de moi ? Faut me comprendre. C'est dur, sans toi.

J'veux m'en aller. Quitter cette ville et nos souvenirs. Ma sœur me manque, tous les jours. Si t'es pas là, Alex, si t'es pas là, j'ai besoin d'elle. Je crois qu'il faut que je m'en aille. Pour arrêter de te voir partout où je vais. Mais j'ai peur de t'oublier. Il faut que je m'en aille, tu penses ? Est-ce que ça m'aidera à mieux respirer ? J'étouffe sous leurs regards, j'étouffe dans cette maison où t'habites chaque pièce, j'étouffe avec ces gens qui me rappellent sans cesse à toi, ou à ce que j'ai perdu. Toi, et moi en chemin. Aide moi, Alex. À prendre une décision. J'attends toujours une réponse de cette fameuse agence. Je sais pas ce que je vais leur dire, si c'est oui. Je sais plus. Je sais pas ce que je veux. Mon futur, je le voyais à deux.

J'ai la tête qui tourne, encore et encore. Je crois que je vais dormir un peu. Qu'il faut que je rentre chez moi. Et demain, vivre une nouvelle journée sans toi. Ça devient long. Alors, demain soir, j'aurai encore la tête qui tourne. Peut-être que je te parlerais encore, qui sait. En attendant, pense à moi, de là où tu es. Moi, je n'arrête jamais. Je crois bien que c'est en train de me tuer.


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Do Rémi aime ce message



nervous hey, how you doin' ? don't worry 'bout me cause i'm doing fine, i'm doing fine, i'm doing fine, swear it's not a lie (i'm getting little nervous, getting to the surface) ↯ me'ow
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