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 ego — ((jacob))

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139

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20 y.o (int.) ; 22 y.o (kr) (300499) soooooooo old

groupe :
FUCK THE WEEKEND (FTW)

rôle dans le groupe :
"SORS LES POUBELLES" MAIS S'TIRE FINALEMENT DRAGUER DES MEUFS

nom de scène :
jacobbogossdu48 ((jake)) (ça j'laisse c'est epic)

occupation :
GROOOOOOOOOS CHACAL MEME, GROS GROS GROS. ET SI VOUS L'AVEZ PAS COMPRIS, IL PECHO SHINHYE. OUI OUI.

avatar :
UN MEC ASSEZ MIMS MAIS PAS TROP QUAND MEME, ON SAIT PAS. EN TOUT CAS you think ya big boi, throwing three stacks.

crédits :
EMS LA REINE DE L'UNIVERS.

DC :
ELLE FAIRE GENRE ELLE ARRETE LA SCHYZO MAIS OULALALA CA Y VA DUUUUUR.

Points :
41


Ven 17 Jan - 16:47





it happened quiet -- 030618

Vous, qui n’avez jamais vue la mort en face, savez-vous vraiment à quoi elle ressemble ? Moi, je l’ai vue. Aujourd’hui, je l’ai regardée aspirer mon meilleur ami, l’amour de ma vie entre ses bras gelés. Je parle d’elle, de ses bras, comme si elle était humaine. C’est faux, et c’est vrai pourtant : elle est la chose la plus humaine et la plus inhumaine à la fois, parce qu’elle est destin immuable de toute l’humanité autant que ce que l’humanité redoute le plus, son exact opposé si l’on considère que notre espèce réside dans la vie.

La mort est laide. Son visage est putréfié et pue le macchabée. Elle est effrayante, et elle a rampé doucement, silencieusement dans sa chambre sans se faire remarquer. On ne l’entendait pas, sous le bruit d’un moniteur cardiaque qui nous a trompé, nous a fait croire que la vie était encore là - elle et la mort ne partagent pas une pièce plus de quelques instants. Elles sont indissociables autant qu’ennemies. Je ne les ai pas vues procéder à leur éternel échange - j’étais trop occupé à fixer son visage, serrer ses mains trop froides, lui murmurer quelques mots rien qu’à nous qui l’auraient fait réagir si la vie ne l’avait pas déjà déserté, mais la mort s’était déjà installée au creux de son crâne, n’attendait que notre signal pour s’étendre au reste de son corps inanimé. Et lui, perdu quelque part entre elle et la mort, devait bien me prendre pour le dernier des idiots.

La mort cérébrale, c’est une drôle d’expression, une connerie de mensonge. On vous fait croire que la mort n’a pas totalement pris cet être cher, qu’il reste encore vivant quelque part, tant que son coeur bat : elle n’a empoisonné que son esprit, et c’est déjà assez, n’est-ce pas ? J’avais vu assez de ces émissions télévisées pour savoir qu’il ne reviendrait pas. Mais je l’aimais, je l’aimais trop pour permettre que la mort ne me le vole : lorsqu’elle emporte ce qui est à vous, vous n’avez plus aucune chance d’un jour le récupérer. La mort est frappée d’une kleptomanie maladive, et fauche sur son chemin les biens les plus précieux. Il était le mien. Elle me l’a pourtant dérobé, et son souffle froid m’a gelé le cou lorsque j’ai enfin compris qu’elle l’avait, désormais, en sa possession éternelle.

Ce fut difficile à accepter. Tellement que j’ai d’abord refusé de pleurer. Tétanisé, je me suis pourtant réveillé assez pour grommeler quelques mots à sa mère, et m’enfuir à toutes jambes jusqu’au parking déserté de l’hôpital. J’hurlais sans bruit ; et si mon coeur se brisait en mille morceaux de verre, ses éclats furent tous plus silencieux les uns que les autres. Le regard dans le vide, la mort avait tenté de me le voler, lui aussi : au fond, elle s’était installée dans le creux de ma poitrine pour bloquer ma respiration, tentant de récupérer la part de moi qui lui appartenait, à lui. Je vous l’ai dit, ce qu’elle vous prend, elle ne vous le rend jamais : cette part de moi est encore cachée sous ses grands jupons de voleuse, elle y restera pour l’éternité.

J’y ai passé bien une petite éternité, sur ce parking lugubre. Les yeux dans le vague, la tête vide, j'enchainais comme un robot les cigarettes pour me donner quelque chose à faire, un geste à répéter pour m’empêcher de penser. Peut-être que je souhaitais un peu mourir, moi aussi. J’ai trouvé l’éveil lorsque, à force d’y piocher, je finis par trouver le paquet vide. Plus agacé qu’autre chose, je l’ai jeté à même le sol - désolée, planète Terre, j’avais bien du mal à t’imaginer encore tourner sans lui -, et mes pas me guidèrent vers cet hôpital que j’avais tenté de fuir, le temps d’un paquet de cigarettes que j’ai fumées sans même les sentir. Je puais le tabac à des kilomètres, je n’en avait pourtant pas grand chose à faire.

Les quelques minutes précédant sa mort m’ont semblées durer plus de mille ans, tandis que j’écrasais entre la mienne sa main inanimée. J’entendais les infirmières nous parler au fur et à mesure qu’elles débranchaient les machines, et pourtant je ne distinguait pas un mot sortant de leurs bouches de croque-morts. Moi, j’avais le regard et l’attention tout entiers fixés à son visage qui me semblait d’autant plus sans vie que je regardais la mort s’y pencher, victorieuse. Elle s’affairait autour de lui, de plus en plus imposante à chaque appareil éteint, à chaque tube retiré - au point d’en devenir obèse morbide, et qu’on ne distingue plus dans la pièce que la masse lugubre de son corps géant, lui qui s’apprêtait à aspirer tout entier l’homme que j’aimais tant.

La mort a voulu m’étouffer entre les monceaux de son corps répugnant. Écrasé entre deux pans de sa chair, j’avais du mal à respirer. Elle a doucement repris la place entre mes côtes que lui avait dérobée la fumée de cigarette, et a silencieusement tenté de m’asphyxier. La mort ne fut pas victorieuse sur moi ce soir là, pourtant - elle était bien plus intéressée par le corps inanimé sur le lit, de plus en plus frémissante de joie au fur et à mesure qu’il s’approchait du moment funeste - et finalement, elle a semblé jouir de son plaisir immonde dès lors que furent prononcé les mots qui ont arraché mon propre coeur.

Heure du décès, vingt heures quarante-huit.

Et c’est lorsqu’elle jubilait de l’avoir tout entier en sa possession que je l’ai enfin vue en face : elle s’est tournée vers moi, glorieuse, et m’a sourit de toutes ses dents pourries. La mort, elle a le sourire le plus effrayant que vous n’ayez jamais vu. Tellement que moi, qui criait pourtant en silence depuis tout ce temps, j’ai du quitter la pièce pour lâcher le hurlement le plus perçant que vous n’ayez jamais entendu. J’ai vomi ma douleur en un cri, si fort qu’il m’a transpercé tout entier. Et la mort m’a regardé. Je crois bien qu’elle-même en a été effrayée.

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