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Lights, Camera, Action ! :: séoul :: nord

you, ruin me.

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Messages : 627
Age : vingt-huit ans.
nom de scène : K.
occupation : auteur & compo. (+ feat & recruteur à temps partiel, héh.)
avatar : shon minho.
DC : nam insu(lte), kang junho(e) & jung hana(nas).
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Ven 5 Aoû - 2:09





one of theses nights,
« release myself. »




tenue
 ━

Mon regard, se voilait. Porté aux creux, de cette pénombre. Empli, d'incertitudes. Davantage, perplexe. Ce nappage, noirâtre. Ponctués, au travers de bien multiples et infimes, clartés. Ces, étoiles. Surplombant alors, les ténèbres. Prenant. Peu, à peu. Possession, de la capitale du matin calme. Corps, gisant. En ces lieux. De rues, en rue. De ruelles, en ruelle. De bâtisses, en bâtisse. Tel, un prisonnier, condamné. Et, jugé. À perpétuité. Heurtant, passants. Et tout autre, marque de vie se glissant, à mes côtés. Récoltant – par la même occasion, une vulgaire attention redirigée à l'encontre de mon faciès. Soldé, d'une inattention. De, ma part. Ne répliquant, guère. Lascif. Emplis, de fatigue. D'incompétences. Vidé. Telle une vulgaire batterie, je me retrouvais usé. Dissipé, de toute énergie. Dispersé. Tout, naturellement. Mon organisme, se voyait porté auprès de ces précédents alcools. Ingurgités. Si, aisément. Si, naïvement. Lippes, rougeâtres. Ce goût de fer, persistant au sein de ma cavité buccale. Revers niché à l'encontre de cette lippe, fendue. Essuyée. Attention. Si, vulgairement. Abandonné. Au creux, de cette mélodie qui se laissait entendre. En, me sens auditifs. Munis, de simples écouteurs. Yeux, à demi clos. Aléatoirement. Fait, hasardeux ? Oui. Le hasard, se jouait-il de ma personne ? Semblais-je, une proie aisée à l'encontre de tels revirements ? Certes. Cet artiste, tant affectionné. Si, talentueux. Se laissait, entendre. À présent. Et. Si, idiotement. Ces propos, dévoilés. Traduits, en mes pensées. Trahissaient. Si, naïvement. Mon état. D'esprit. « Now I cry without tears, just like breathing, I cry again. The sadness that became a home. Though I try to take a step out, I cry at the doorstep. I cry, without me knowing. » Perles, salées. Se dévoilant. À l'encontre, de mon échine. Faciès, humidifié. Larmes, ravalées. Dissimulées. Ôtées. Bâtisse, pénétrée. À nouveau. Ces bien multiples faits, se laissaient découvrir sous mon regard. Légèrement, embué. Pour, la énième fois. Ces odeurs. Emplies, de nicotine. Estompées, auprès de ces multiples épices. Trahis, de par. Ce flot, chaleureux. Et, alcoolisé. Persistant. Au creux, de ces quatre murs. Cloîtrés. Agités. Sombres inconnus. Disposés, à mon encontre. De droite, à gauche. De par, et d'autres. Être, dissimulé. Commande, réalisé. Désagréments. Embarras. Inconvénients. Inondés. Noyés. Néanmoins. Persistants. Une douce frappe, se voyait redirigée à l'encontre de mon échine. Esprits, recouverts ? Aucunement. Simple, idiotie. Concrétisée, de par. Un taux d’alcoolémie légèrement élevé. Résidant, en mon organisme. Chroniques, du passé. Numéro, composé. Muni, de cet objet issu des nouvelles technologies. Une voix féminine, se laissait entendre. Ma voix, pris – si, naturellement. Le dessus. « Tu crois, que c'est de ma faute, hein ? Tu crois, que j'ai tout fait foiré, hein ? » Questionnements, après questionnement. Idioties, après idiotie. « Tu crois que, cela devait se finir ainsi, hein ? » Encore. Et, encore. Inlassablement. « Je n'en peux plus. Je veux, oublier. Tout oublier. Comme, hier. Comme, avant-hier. Comme... Ces foutus, soirs. J'ai entendu dire, qu'il fallait soigner, le mal... Par le mal. Tu sais. Alors. Je me suis exécuté. Mais, c'est toujours aussi douloureux. Et... » Ingurgiter. Un taux d'alcool extravagant. Convenir, à discerner ces désagréables ressentiments. Un, mal-être. Si, désagréable. Un mal-être. Si, agréable. Destituant mon esprit. De ces bien multiples douleurs. Égoïste ? Ridicule ? Et, ce. Bien davantage. Encore. « J'ai besoin, d'aide... Je, enfin. Pas possible. Viens. Pitié, viens. » Pause. Stop. Conversation téléphonique. Réduite, à néant. Photographie, réalisée. Indice, démontré. Envoyé. Si, soudainement. Fierté, envolée. Convenance, dissipée. Maturité, trompée. Inspirant, lourdement. Expirant, silencieusement. Infime dose de nicotine, glissée aux creux de mes lippes. Traits, tirés à l'encontre de cette simple – et unique, douleur. Physique. Secondes, après seconde. Minutes, après minute. Mon regard, jonglait. Ce verre. Ces sombres inconnus. Cette horloge. Un objectif, émis. Une vingtaine de minutes, offertes. Règles du jeu, mises en avant. La demoiselle. Abandonnerait-elle, ou. Prendrait-elle part à de tels enfantillages ? Mon sort. À présent, disposés aux creux de ses mains. Quémander son aide. L'obtenir. Deux idées. Deux faits. Deux choix. Mais, alors ? Qu'allait-elle, faire ?

« I have to release myself from this bandage of despair »


made by pandora.


À la lumière obscure, je te croise enfin. Mon dieu que tu es belle, toi la seule. Toi, l'ultime. Entre les hommes égalité, s'il te plait, prends ma main. Ne te fais plus attendre, il est temps de s'étreindre. Il est temps, de s'éteindre, une dernière cigarette.

l'éphémère, deviens.
éternité.
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yuseong m
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Lun 5 Sep - 11:27





one of theses nights,
« release myself. »




tenue


Plane au-dessus de nos têtes, un ciel étoilé si vaste et si brillant qu’on pourrait s’y perdre en le contemplant. Tellement qu’il nous arrache des rêves, des confidences, des larmes. Si puissant qu’il nous donne de l’espoir, tout comme il nous plonge parfois dans de longues lamentations. Sont-elles bienveillantes ou y a-t-il des forces qui se moquent de nous, pensant qu’en étant si haut, rien ne pourrait les atteindre. Cette immensité qui a toujours intrigué et interrogé, toujours présente et immuable, un trésor auquel on se fascine enfant et qu’on se détourne adulte. Ce n’est plus dans sa contemplation qu’on y noie les tourments, les complaintes, les malédictions de nos âmes en détresse ; mais c’est dans les entrailles de la terre, ou plutôt le premier sous-sol d’un bâtiment qu’on se morfond. En face d’un verre, seul ou accompagné. Sur un dancefloor, seul ou en quête de celui ou celle qui comblera le vide d’une nuit. Entre quatre murs, à fumer, boire, des choses qui nous font oublier et planer. Le romantisme ou cette affection pour le ciel a été tué par l’évolution, ou simplement le mauvais temps. En arrivant devant l’établissement, je vois mon reflet teinter la porte vitrée. Le visage ruisselant, les vêtements trempés, mouillée, comme si je venais de reprendre une seconde douche. Surprise par le mauvais temps, sans pouvoir faire demi-tour pour prendre un parapluie, je m’étais élancée sans réfléchir. Le manque de temps, ou cet appel que je venais de recevoir. Pour autant, j’hésitais à entrer, la main tendue sans pouvoir pousser la porte. Le doute m’assaillait soudainement de questions, en venant ici, qu’espérais-je trouver si ce n’est lui, brisé, sans âme, avec un seul nom aux lèvres. Lui si cruel, lui si fragile.

Cet appel, ou ce cri désespéré, j’y ai répondu comme si je l’attendais depuis toujours. Avant même que ma conscience se pose et décide, mes cellules ont agis par elles-mêmes. Enfilant la première chemise qui me tombait entre les mains, boutonnant dimanche avec lundi, sautillant pour enfiler mon jean, attrapant mon sac pour y lancer mon téléphone, chaussant mes baskets, j’avais quitté en trombe le dortoir. Ignorant les filles surprises qui me regardaient partir, ignorant la pluie, ignorant tout. Comme si le monde s’était arrêté autour de moi. Mais là, je demeurais immobile, indécise et prise de regrets. Je réalisais une fois de plus ma bêtise, ma stupidité. Mes convictions, mes résolutions, il les balayait comme si n’étaient qu’un vulgaire château de carte. Moqueur, indifférent, tyrannique. Je lui pardonnais ses défauts, et je me détestais davantage. D’être aussi faible, aussi vulnérable. Un demi-sourire étire mes lèvres, mon reflet devenait soudainement plus pathétique. Je pousse la porte vitrée, le vent froid s’y engouffre avant d’être chassé par l’air chaud ambiant qui m’arrache un frisson.

J’avance, en ignorant le regard sceptique du serveur, cherchant du regard cet imbécile qui me rendait tout aussi abrutie que lui. Glissant ma main dans mon sac, j’en ressors mon téléphone pour revoir l’image, l’indice qu’il m’avait laissé. Il finissait toujours par boire aux mêmes endroits, une âme errante certes, mais qui finissait toujours par revenir sur ces pas, prisonnière de ses habitudes. Et si je ne l’apercevais pas, que devrais-je faire ? Je me mordillais l’intérieur de la joue. Peut-être m’étais-je montrée trop présomptueuse, pensant deviner, connaître tout de lui. Pourtant, en passant près du bar, je l’aperçois.  

My love is such a crybaby.
Incapable de pleurer seul.


Loin d’être discrète, mes chaussures grinçant sur le parquet, je me glissais à ses côtés, à sa droite. Déposant un baiser sur ses lèvres, je me laissais tomber sur mon siège, l’air aussi sceptique que le serveur tantôt. J’observe les bouteilles vides, les verres, et puis cette expression dans son regard, si douloureuse à supporter. La nuit allait être longue. « Soigner le mal par le mal… Pensais-tu réellement vaincre tes démons en les noyant ainsi ? » soupirais-je à son attention, d’une voix néanmoins carillonnante contrastant avec l’aura lugubre qu’il dégageait, avant de demander un verre d’eau et une serviette pour me sécher au serveur, sans pour autant le quitter des yeux. « Que cherches-tu vraiment à exorciser ? » Question innocemment posée, alors que la réponse était plus qu’évidente. Pour moi, mais pas pour lui visiblement, qui s’engouffrait dans des méandres infinis. Le secouer, le lui dire n’arrangeait rien, il devait trouver la réponse par lui-même. Si un jour, la trouvait-il. « Toi ou tes démons, car dans les deux cas, ne compte pas sur moi pour traîner ton cadavre ivre jusqu’à ton appartement. » À ces mots, je le fouettais avec la serviette tendue du barman, avant de me sécher  les cheveux. Sans aucune honte, sans me préoccuper de ces gens qui me dévisageaient. Il n’y avait que Khean pour moi, bien que mon attitude laissait penser que j’étais indifférente à la crise qu’il passait. Si je me mettais à déprimer avec lui, sincèrement, on n’allait jamais quitter cet endroit. « Que dois-je faire de toi, pour toi, Oppa ? » Mon dernier mot, prononcé d’une douceur infinie. Attente. Pas la première, loin d’être la dernière.


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Sam 10 Sep - 6:19





one of theses nights,
« release myself. »




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Mots, à mot. Pas, à pas. Ces biens – multiples, liquides. Ingurgités. Si, vulgairement. Brûlants, alors. Mon œsophage. Imbibé. Rendant. Si, aisément. Ces perles, salées. Gisant, à l'encontre de mon faciès. Amères. Ce goût. Si, amère. Disposé, en ma personne. Creusant. Petit. À, petit. Mon être. Heures, après heures. Minutes, après minutes. Secondes, après seconde. Chaque fragment. De ce, temps. Semblait, alors. Insurmontable. Si, insurmontable. Diable. Que, je paraissais. Misérable. Et, pourtant. Je persistais. De, jours. En, jour. En, ces lieux. Munis, de ce désir. De soigner, le mal. Par, le mal. Qu'est-ce, idiot. Cette idée. N'était-elle, pas ? Noyée. Cette nouvelle gorgée. Déglutie. Auprès, d'une aisance. Sans, nom. Surprenant, bien davantage. Ce, jeune homme. Ces alcools. Commandés. Présentement, disposés. Et, ce. À l'encontre, de ma personne. Du bout, des doigts. J’effleurais. Ces verres. Allant. Et, venant. Uns. À, un. Dévolus, jetés. Je ravalais, alors. Ce semblant, de fierté. La fierté. Qu'est-ce ? Cette simple – et unique, idée. Évincée. De, mon esprit. Son départ. Heurtant mon échine. Jours. Après, jour. Ce poids disposé, à l'instar de mes épaules. Lourdement. Mon être. Se courbait. Déglutissant, difficilement. Mon faciès vint, dès lors. Se disposer à l'encontre de cette surface plane, que représentait. Finalement. Ce, Bar. Ces idées. Sombres. Batifolant. Aux tréfonds, de ce génie. Imaginaire. Se jouait-il de ma personne, à son tour ? Ricanait-il ? Me, jugeait-il ? Cette douce frappe, redirigée. À l'intention, de mon crâne. Cette chevelure. Intimement, ébouriffée. Ces lippes, heurtant ces jumelles. Ce goût, amère. Dissipé. Dispersé. Si, soudainement. Je me redressais. Pris, de court. Pris, d'un espoir. Incertain. Mes sens visuels, se dirigeaient. Dès, lors. À l'égard, de cette figure. Issue, de la gent féminine. Tantôt. Si, comparable. Tantôt. Si, différente. Cet infime, rictus. Prenant, place. Ce faciès. Illuminé. Que, j'osais démontrer. Si, déroutant. Et, tout à la fois. Fort, ridicule. Mon visage, se hochait. De, bas. En, haut. À, de bien multiples reprises. « Les vaincre, ou pas. Est-ce véritablement, mon désir ? Que sais-je, qu'importe. » Si, naïvement. Mes épaules furent, haussées. Paumes, dressées, vers ce plafond. Blanchâtre. Tacheté. De bien nombreuses, couleurs. Quelque peu, chaleureuses. « Qu'importe. Abandonner. Pour être, abandonné. Un cercle vicieux au sein, duquel. Je persiste. Il, me semble. » Sarcastique. Quel, idiot. Que, voilà. Ces vulgaires, propos. Tenus. Dérisoirement. Cependant. Clôturé. Par ce dégoût, démontré. Au travers, de bien abjectes onomatopées. Cette main. Nichée, à l'encontre de son faciès. Ces lippes. Pincées. « Pas, ça. » Ce surnom. Intimement, affectif. Redirigé, à mon égard. Ce questionnement. Ce frisson, parcourant, alors. Mon échine. Cette, amertume. Jonchée, en ma cavité buccale. « Que, dois-tu faire de moi ? » Si, naturellement. Ces paroles furent, répétées. Et, ce. Tandis, que. J'osais, jouer. Auprès de ce feu, indomptable. Brûlant. En, mon tempérament. Ce faciès, approché. Cette distance. Dès, à présent. Réduite. « Me briser, à nouveau . Il me semble, que ce don. Se transmet, en votre fratrie. Peut-être, est-ce là. Une capacité, commune. » Ce ricanement. Diable. Que je paraissais, absurde. Ces paroles, grotesques. Ces agissements, déraisonnables. Brusquement. Je me dressais. Sur, ces jambes. Flageolantes. Fébriles. Et, tout à la fois, tendues. Cette pente. Je la dévalais. Aveuglément. Ces obstacles furent, alors. Heurtés. À, de bien multiples reprises. Et, pourtant. « Toi, toi, toi. » Index, pointé. Échine, heurtée. Je ricanais, bien davantage. « Pourquoi, hein ? Pourquoi ? » Ce faciès, inquisiteur. Lancé. Je poursuivais, en cet élan. Verbal. « Qu'est-ce tu fais, là ? Pourquoi ? Tout ça ? Hein, pourquoi ? » Ma conscience, me giflait. Alors. Néanmoins. Je ne souhaitais guère, me stopper. À, contrario. Je persistais. « Regarde. Trempée. » Ces mots. Argumentés, de gestes. Sa chevelure, soulevée. Ces vulgaires parcelles vestimentaires, tirées. Je perdais, pieds. Creusant. Ma propre, tombe. « Bête. Tu, es. » Aussi, idiot. L'un. Que, l'autre. Tout, naturellement.


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À la lumière obscure, je te croise enfin. Mon dieu que tu es belle, toi la seule. Toi, l'ultime. Entre les hommes égalité, s'il te plait, prends ma main. Ne te fais plus attendre, il est temps de s'étreindre. Il est temps, de s'éteindre, une dernière cigarette.

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yuseong m
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Jeu 13 Oct - 15:41





one of theses nights,
« release myself. »




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Le quitter pour le retrouver encore plus pathétique que dans mes souvenirs, encore plus vulnérable et perdu, était douloureux à voir ; d’autant plus que j’étais incapable de l’ignorer.  Ce n’était pas les verres alignés et vides qui m’inquiétait le plus, mais lui. Lui dont l’esprit était déjà perturbé sans qu’il n’ait à ingurgiter volontairement ce poison. En voulant se délivrer de ses démons, il semblait n’avoir fait que les retrouver pour davantage sombrer. Le pire dans tout cela, c’est qu’il m’invitait à constater son déclin certain dans ce gouffre sans fin. Cruellement, pitoyablement, sans jamais réellement s’en soucier, de ce que je pouvais éprouver en tant que spectatrice. De toute, il y avait des chances qu’il ne s’en souvienne pas, ma présence ne laissait jamais la moindre empreinte dans son esprit. Il n’y avait qu’elle qui en était capable après tout. « Alors dis-moi ce que tu cherches à exorciser, éclaire ma lanterne ? » Je manquais de patience, tout comme parfois, j’en revenais à regretter l’époque où lire dans ses pensées étaient un jeu d’enfant – en même temps, ce n’était pas très difficile de lire en lui, il ne s’intéressait qu’au même chose et il était particulièrement mauvais pour tenir sa langue bien longtemps. Mais si l’opportunité de remonter dans le temps m’était donnée, serait-ce la seule chose que j’aimerais changer ? Peut-être tout, depuis le début, pour que jamais, je ne le vois aussi misérable, aussi faible. Comment ? Je n’en savais rien, j’en rêvais de pouvoir changer le passer mais j’osais toujours pas affronter le présent, malgré tout, par sa faute. « Il te suffit de rompre le cercle, accroche-toi fermement la prochaine fois. » Je n’osais pas finir ma phrase, et je doutais fortement que cela l’intéresse. Le conseiller, lui faire lever la tête, c’est tout ce que je pouvais faire. Encore fallait-il qu’il m’écoute. Mais l’a-t-il déjà fait ? Jamais. Il s’est toujours entêté, à prendre ses sentiers. Je l’y avais poussé, mais en voulant le retenir, il s’était mis à avancer seul et à se retrouver, hors de ma portée. Pendant longtemps. Jusqu’à ce que la machine s’emballe et que je le retrouve brisé. « Mange-toi le sol, autant de fois qu’il te le faudra, pour apprendre à marcher correctement. Pas en titubant, mais le dos droit et la tête relevée. » Lui si grand, mais si courbé sous le poids de l’amertume, de la tristesse. Ce géant me faisait de la peine, à chaque fois que je le voyais. Il était une montagne, qui se fondait dans le paysage.

Je me mordille davantage la lèvre inférieure, tout en esquissant un sourire dépité, le briser. Si seulement je le pouvais mais cela dépassait mes compétences. Je ne laissais aucune marque dans son esprit, elle était la seule à le pouvoir, il suffisait qu’elle le frôle pour qu’il soit brulé vif. Ingrat. Bon à rien. « Si tu me laissais ce plaisir, mais tu ne m’en donnes jamais l’occasion. » Égoïste, sans cœur, il ne voyait que ses blessures et celle qu’elle lui infligeait, sans s’arrêter aux miennes. L’abandonner, je l’avais souhaité à maintes reprises, mais au final, je me retrouvais toujours ici, à ses côtés, à me retrouver plus meurtrie par ses paroles. L’abandonner, la solution la plus sage, mais j’en étais incapable et je méprisais ce timbre dans sa voix, à me ranger dans le même panier qu’elle, elle que je détestais déjà tellement. Il se lève, mais je l’ignore, me concentrant sur le verre d’eau que poussait le barman vers moi. Du moins, entre nous deux, mais je devinais qu’il était pour lui, alors que je pris. Mon regard glisse vers lui, lui qui m’appelait par des toi, sans pour autant lui faire face. Je ne pouvais pas lui avouer que je me posais à cet instant, la même question, la raison de ma présence dans un tel endroit au lieu de me reposer, de m’enfouir sous une couette épaisse. Doucement, je me massais la tempe, désireuse tout autant que lui, qui se donnait en spectacle, de connaitre la réponse. L’alcool n’a le temps de tremper mes lèvres que je me lève, lui faisant face, lui attrapant ce doigt impétueux pointé en ma direction. Piquée à vive, par sa dernière phrase. « C’est de ta faute, à toi, toi et toi », rétorquais-je en enfonçant davantage à chaque toi, mon index dans sa poitrine, faisant disparaitre la distance entre nous. Mon sourire s’était effacé pour laisser transparaître mon agacement, ma propre détresse. « De quel droit peux-tu dire que je suis bête, quand tu es dans cet état ? », ma voix tremble, de la retenue, qui contraste avec mes émotions si faciles à deviner tant qu’ils étiraient les traits de mon visage. Émotions que je cache en baissant la tête, plantant mon regard vers sa poitrine, vers mon doigt. « Je ne pouvais pas te laisser… », dans ce bar, seul, en tête à tête avec sa propre folie.  Dans un pareil état, à rire et à pleurer en même temps, sombrer doucement. À se détruire seul, sans que personne ne le remarque. « Pourquoi je suis là, c’est à toi de me le dire. Pourquoi m’as-tu appelé ? », Moi qui n’aime pas le voir ainsi. Moi, qui paradoxalement, ne supporterait l’idée qu’il me cache la moindre facette de lui, même la plus éprouvante à regarder. Pas sûr qu’il le sache, qu’il le réalise. « S’il faut que je te console, alors je ne pourrais faire que ça » murmurais-je en tirant son avant-bras vers moi pour l’enlacer sans apprécier le contact un instant car j’enchaîne. « S’il faut que je me fâche, alors je ne pourrais faire que ça », je le repousse, me recule et de lui donner un coup de pied au niveau du mollet et lui infliger une pichenette sur le front quand il se baisse, sans le ménager pour autant. « Mais s’il faut que je t’écoute, alors parle. Qu’importe. Demande-moi n’importe quoi, mais, il est trop tard pour me dire de partir, Oppa. »


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Dim 16 Oct - 8:56





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Je me jouais. De, sa personne. Elle se jouait. De, ma personne. À, son tour. Si, aisément. Si, naïvement. Tantôt, joueuse. Tantôt, conservatrice. Que, diable. Mon échine. Se meurtrit. Mon esprit. Se déchire. Et, enfin. Ma conscience. M'abandonne. Si, lâchement. Si, vulgairement. Envoyant, paître. Ces idées, noires. Me tourmentant. Jours, après jour. Noyant. Ces images. Et, ses souvenirs. En, ce flot alcoolisé. Gisant. En, mon être. Pas. À, pas. Mots. À, mots. Ma propre tombe se voyait, alors. Creusée. Fièrement munis, de cette pelle. Ce trou. Formé. Ces mots. Prononcés. Argumentant. Cette frénésie. Cette rythmique. Cette folie. Dont, je semblais faire, part. Difficilement. Je déglutissais. Difficilement. Je me tenais, là. À l'encontre, de cette demoiselle. M'offrant. Dès, lors. Cette étreinte. Présentement tourmentée, de par. Ces coups. Redirigés à l'intention, de ma personne. Échine. Heurtée. Douleur. Déportée. Cette main, portée à l'instar de ce tibia. Violenté. Si, vulgairement. Et, pourtant. Je ne possédais que de bien multiples torts. Ce semble – et unique, geste. Ne trahissait-il, pas. Mes propres, actes. Et, propos ? « Que, veux-tu... » Argumentais-je, difficilement. Et, douloureusement. Épaules, haussées. Mes doigts, massaient cette échine. Qui allait, très certainement. Découvrir. Une teinte violacée. En, ce lendemain. Quelque peu, coriace. Qu'il me serait permis, de vivre. Lendemain. Qui allait, très certainement. Se solder. D'un vulgaire, appel. Des propos, mensongers. Et, enfin. Un corps. Frêle. Et meurtris. Niché à l'encontre de bien multiples surfaces planes. Et, confortables. Tels, que. Un lit. Et, un sofa. Un verre, empli de ce liquide aqueux. Et, incolore. Accompagné de bien nombreux analgésique. Avalés. Heures. Après heure. Hauts, le cœur. Mal-être. Et, bien plus encore. Serait alors. Mon quotidien. « Parce, que. Je suis un loser, qui n'a besoin que d'une seule et unique personne, en ces instants ? » Ces idées. Claires. Ce verre, empli de cette source aqueuse. Incolore. Avalé. Déglutis. Incommode. Mes traits, se tirent. Mon faciès n'en est que, bien davantage. Torturé. « Si tu pouvais éviter, de te fâcher. » Poursuivais-je, dans un premier temps. « Enfin, pas comme ça... Ça, fait mal. » Ajoutais-je, finalement. En, toute sincérité. Enfantin. Je prenais. À, nouveau. Place, aux côtés de la demoiselle. « N'importe quoi. Hein. » Une fois. Deux fois. Trois fois. Je répétais, ces propos. « N'importe quoi... Dis-lui, de ne plus venir. Qu'importe, le chien. De ne plus, croiser mon regard. De ne plus, rien faire. M'ignorer. Et, ce. Même si, j'ose. Faire le premier pas. Comme un, con. Tu crois, que c'est possible ? » Ces règles. Aussi ridicules, semblaient-elles, êtres. Étaient. Importantes. En, ma personne. Et, mon esprit. Un accord. Comme, un accord. Formé. De moi-même, envers. Moi-même. Lucide ? Le paraissais-je. Idiot ? À tort, et. À travers. Vaguement. Je tentais. Cette énième. Tentative. « Et, je veux. Que tu me ramènes à l'appartement, que. Tu me cuisines, un truc. J'ai faim. » Deuxième, étape. Mon organisme, s’éveillait. Certains. Prenaient place, aux côtés de Morphée. D'autres, poursuivaient en d’innombrables folies. D'autres, à de bien multiples états d'âme. Je n'étais que, bien davantage porté à l'encontre de ce deuxième aspect. Et, pourtant. Ce soir. Une exception. Parmi, tant d'autres. Effets personnels trouvant refuge à l'encontre de cette surface plane que représentait, le bar. Téléphone, portable. Carte, de crédit. Carte, d'identité. Monnaie, en tous genres. Et, enfin. Ces clés menant, en mon antre personnel. « Cadeau. » Ceci, mes présents. « Tu sais. Tu sais. Tu sais. » Trois, fois. Encore. Et, encore. « Au fond. Je crois, que. Je me suis juste trompé, de sœur. » Plaisantais-je. Ce fin sourire, niché à l'encontre de mes lippes. Argumenté. De, ce ricanement. « Je me suis trompé. Je devrais peut-être écrire quelque chose, là-dessus... Je suis sûr, ça donnerait un bon résultat, hein. » Ce coude. Heurtant, son échine. Je me redressais. Subitement. « Je veux rentrer. Maintenant. » Caprice, émis. Mine, boudeuse. Agissements, enfantins. Ces pas, redirigés vers le passé. Rapidement. Évincés.


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À la lumière obscure, je te croise enfin. Mon dieu que tu es belle, toi la seule. Toi, l'ultime. Entre les hommes égalité, s'il te plait, prends ma main. Ne te fais plus attendre, il est temps de s'étreindre. Il est temps, de s'éteindre, une dernière cigarette.

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Mar 25 Oct - 19:13





one of theses nights,
« release myself. »




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Le consoler, je ne savais plus faire à présent car mes mots manquaient de leur justesse et à force d’être répété sans arrêt, sans jamais qu’ils ne se gravent dans l’esprit tourmenté de cet imbécile, ils s’étaient usés. Si lui se définissait comme un loser, je ne pouvais rappliquer, qu’étais-je donc, moi qui l’attendait sans savoir quand, il se déciderait de se ressaisir. Qui de nous deux était le véritable looser, je me le demandais parfois. Lui qui était capable de le reconnaître, ou moi qui ne faisait que rejeter ma lâcheté sur lui. Lui au moins savait de quoi il avait besoin au fond, alors que moi je n’étais pas sûre de savoir ce que je devais faire. Je gardais le silence, il ne me posait pas véritablement la question et la réponse il la connaissait plus que bien. C’était d’elle qu’il avait besoin, hier, aujourd’hui et demain. Il la détestait tout comme il ne cessait de la rechercher. Indécis, il s’encombrait de tous ces sentiments inutiles alors qu’elle, elle avait continué à avancer. « Comment je pourrais ne pas me fâcher, à te voir ainsi ? », qu’on me donne la recette magique, pour rester indifférente à sa douleur. Je ne pouvais feindre un sourire sans que mon cœur se resserre douloureusement. Je ne pouvais feindre un rire sans qu’il ne sonne terriblement creux. Je ne pouvais rien faire, si ce n’est m’exaspérer continuellement jusqu’à ce qu’il se réveille, de son sommeil de bel au bois dormant. « De ne plus venir te voir, de te repousser quand tu viens à elle. Je le lui dirais… de cesser de te tourmenter. » Il m’arrachait cette promesse qui me froissait. La revoir, lui reparler était une chose que j’avais cessé de faire, outre les entraînements. Mais il y avait bien une chose que je m’étais promis, celle de ne plus intervenir dans leur relation. Parce que j’étais la principale fautive, je ne pouvais ignorer sa requête. La dernière que j’acceptais pour m’expirer de ma faute ; jamais je n’aurais dû forcer leur chemin de se croiser pour se briser de la sorte. « Alors tu n’as plus qu’à te concentrer sur ce que toi, tu dois faire à présent », pour aller de l’avant, pour cesser de te détruire davantage. Mais ma voix ne porte pas jusque-là, je suis devenue trop soucieuse pour être frange. Le secouer, de toute mes forces, m’avait fatiguée. Il ne semblait pas changer, il ne semblait pas s’ouvrir. Il semblait encore plus désespéré. Déchu, mais j’étais incapable de lui tourner le dos. « Arrêter de boire déjà, me semble une bonne idée. Tu ressembles à une grosse larve, à chaque fois que tu bois. » Mon ton se fait allègre, et je passe doucement ma main dans ses cheveux. Une larve, mais ma larve préférée de toute. Pour autant, je ne me laisse pas attendrir longtemps et lui fait une pichenette sur la tempe.

Je l’observe vider ses poches sans pouvoir anticiper son action, deviner le but d’un pareil remue-ménage. Mes doigts pianotant sur la surface plane de la table trahissent mon impatience, ma curiosité. Qu’était-il en train de me réserver encore ? J’attrape le trousseau de clef, dubitative, sans savoir ce que je devais faire avec. « Quel genre de porte est-ce supposé ouvrir ? Celle de ton coffre-fort caché ? » J’agitais les clefs avant de les lâcher, surprise par cette soudaine aveu qu’il faisait. Tromper de sœur. Je n’étais pas certaine de savoir comment le prendre. Me voyait-il comme une substitue de ma sœur ? Je claquais ma langue contre mon palais, le fusillant du regard. À une époque, j’aurais été sotte pour m’exciter pour ces simples mots, mais ce n’était plus le cas aujourd’hui. Je me refusais un tel sentiment. « Il n’est pas un peu trop tard pour le réaliser ? », je m’abstiens de soupirer et ramasse les clefs que j’avais fait tomber. Évitant de croiser son regard, plongée dans mes pensées que je ne tardais pas à partager à voix haute. « Même si tu m’avouais que tu avais un frère caché, crois-moi que je ne le regarderais même pas. » Rien de bon ne pouvait circuler chez les Bae. Un seul me suffisait, pas deux. Sinon, je pense que je deviendrais réellement folle. J’haussais les épaules avec nonchalance, pas certaine de comprendre ce qu’il voulait signifier. Que voudrait-il y épancher, le fait qu’il pourrait faire sourire son ex en utilisant la sœur de cette dernière ? Ou encore le fait qu’à défaut de ne l’avoir, il prendrait celle qui lui ressemble ? « Tu devrais juste écrire que t’es qu’un babo, un géant handicapé d’un cœur d’artichaut. » Pour autant, j’avais les yeux rivés vers ses clefs, j’avais entendu son caprice. Caprice qu’il répétait de nouveau. « T’es vraiment gonflé, de me faire faire tout ce chemin en moins de vingt minutes pour finalement me demander de te faire à manger. Bae Khean. Tu m’as prise pour ta boniche. » Sans le ménager, je lui colle une baffe à l’arrière du crâne avant de décoller mes fesses de mon siège. « Allons-y. Ne compte pas sur moi pour te porter. »



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Mer 26 Oct - 14:53





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« release myself. »




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Hors, de contrôle. Ces mots. Franchissant. Uns, à un. Cette barrière, que formait alors. Mes lippes. Dès, lors. Entrouverte. Elle ne laissait guère, remettre en question. Ces propos. Tenus. Si, fièrement. À l'encontre, de cette demoiselle. Tenue. À, son tour. Là. À, mes côtés. Je persistais. Tantôt, sarcastique. Tantôt, sincère. Tantôt, incompréhensif. Me laissant, guider. En, ces idées. Si, naïvement. C'est, à l'intention d'une candeur. Qu'il me fut, alors. Permis de trouver, refuge. Cette candeur. Quelque, peu... Enfantine. Que diable. J'agissais. Comme, tel. Sans crier, gare. Semblable, à ce chérubin. Désirant. Quémandant. Et, obtenant. Ses désirs. Et, ses souhaits. À l'encontre d'un plateau, d'argent. « Il n'est jamais, trop tard. » Me permettais-je, d'ajouter. Et, ce. Envers, les précédents propos. Énoncés. Par, la jeune femme. Dont, il semblait être. Question. Cette règle. À, son tour. Énoncée. Je l'apprenais, à mes dépend. Jours. Après, jour. Cependant. Uniquement, à l'égard du domaine personnel. Semblait-il. Une composition. Des écrits. Rendus, tardivement. Se retrouvaient, fort rapidement. Évincés. Heurtant, cette corbeille. Prête, à se rendre auprès. Des ordures. Trop tard. Répliquait. Ce grand gourou. Auprès duquel, je trouvais. Bien souvent. Et, répétitivement. Refuge. En, son antre personnel. « Rassure-toi. Je n'ai aucune connaissance, d'un autre énergumène tel. Que, moi. » Poursuivais-je. Paroles, soldées : d'un vulgaire, haussement d'épaules. Identité. Inconnue, au bataillon. Je ne semblais guère, en mesure d'apporter la moindre réponse, à l'encontre d'une telle, accusation. Et, ce. Au vu, de ma situation. Personnelle. Enfant. Adoptif. Existait-il, un être, semblable à ma personne ? Existait-il, une identité maternelle ? Dès, lors. En, ce monde ? Ces questionnements. Furent, alors. Remués. En, de bien multiples sens. Réduits. À, néant. Encore. Et, toujours. Curieux. Cependant. Guère, assez. Pour réaliser, des recherches approfondies. Un soupir. Un simple – et unique, soupir. Trahissait. Ce silence. Au sein, duquel. Je me retrouvais, réduit. « Va... » Chier. Balivernes. Propos acerbes. Jamais. Je n'oserais. Tenir, de telles accusations. À l'encontre, de la gent féminine. Jamais. « Rentrons. » Poursuivais-je, finalement. Lippes, pincées. Mon corps, vint heurter celui. De, la jeune femme. Disposant, de l'un de mes bras, à l'égard de ses épaules. « Si tu ne veux pas me porter, tu vas simplement devoir. Me supporter. » Jouant. Mots. À, mot. Si, fièrement. Rues. Désertes. Tardivement. Nous pénétrions. En, ces ruelles. Adjacentes. Rejoignant. La civilisation. Un bras, levé. Une main, agitée. Une aide, quémandée. Une moyen de locomotion, pénétré. Et, enfin. Je discernais. À l'aide, de mes sens visuels. Cet antre. Mien. Simplement. Mien. « Puisque, je t'ai fait venir, jusqu'ici. Tu pourras toujours rester, ici. » Argumentais-je. Des literies, libres. Que, de bien nombreuses. Surplombaient, alors. Cet antre. Cet antre, qui fut. À, son tour. Introduis. Fort, heureusement. Je ne possédais, que. De bien étranges, habitudes. Le tout. Était, alors. Rangé. À, la perfection. Néanmoins. Perturbé. De par, mon entrée. Parcelles vestimentaires, abandonnées à l'encontre de cette surface plane que représentait, le sol. Ces chaussures, ôtées. Et, jetées. Çà. Et, là. Je divaguais. Nonchalamment. « Fait, comme chez toi. Fouille. Trifouille. Farfouille. » Aussitôt, dit. Aussitôt, quittée. Cette pièce. Blanchâtre. Habitée. Ces aspirines. Avalées. Ces remèdes. Entrepris. En, de vulgaires comprimés. « Première, fois. » Ajoutais-je. « Que tu viens, ici ? » Poursuivais-je. Haussant. Le ton. De par, cet éloignement. Mais aussi. Ce raffut. Que formait, cette eau. Se déversant, à l'encontre du lavabo. Cette eau. Bien vite, redirigée à l'instar de mon faciès. Un espoir. Vain. De parvenir, à distinguer. Une conscience. De l'instant présent. Mais, aussi. Une convenance.


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Ven 11 Nov - 13:25





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« release myself. »




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Il n’est jamais trop tard, ces mots font double écho en moi sans que je ne parvienne à savoir quel sens je voudrais véritablement donner. Ce qu’il pensait et ce que je pouvais ressentir à cet égard, je n’en étais pas certaine mais ils semblaient à sens contraire. L’incertitude me rongeait, le temps m’avait érodé et perdu dans ses mystères. Il n’est jamais trop tard pour aimer, il n’est jamais trop tard pour partir, rien n’est fait, les dés sont lancés mais le résultat n’est toujours pas révélé. Je doute, je manque de certitude, moi qui pensait ne jamais changer, je prenais conscience que je n’avais plus cette force et cet acharnement. Je vacille et je redoute, j’anticipe mais toujours le pire. Pessimiste, j’avais choisi de voiler l’avenir d’une teinte sombre. Sa phrase continue à raisonner en boucle dans un coin de ma tête, alors que nous avions pris un taxi pour nous rendre à son appartement. Tourmentée mais silencieuse, c’était ma façon de faire depuis bien longtemps – et je doute qu’il ne le réalise un jour. Je n’étais supposée que le retrouver, mais voilà que par un caprice, il m’éloignait de toute perspective de retourner tranquillement au dortoir. Son humeur semblait davantage égayée mais je ne me fiais pas à son jeu de mot tantôt prononcé. À ne pas le porter, je me devais le supporter, mais réalisait-il réellement la teneur de cette phrase prononcée avec légèreté ? Ce n’était pas uniquement qu’à cet instant que je me devais le supporter sans le porter. Le trajet est court, silencieux, avant qu’on en ressorte pour atteindre l’immeuble où il logeait. Le tenant avec fermeté alors qu’il se dérobe, plus allègre que jamais de retrouver son abri, je finis par le lâcher. Me libérer d’un fardeau, lui ou presque. Il prend les devants et je l’observe silencieusement. Du moins, les alentours, c’était la première fois que je dépassais le hall d’entrée. Je le suis, avec une diligence qui ressemblait davantage à de la nonchalance, et pénètre son antre. « Toujours ? », je ris doucement, posant mon sac sur le canapé après m’être déchaussé. Pieds nues, je foulais le carrelage, le regard rivé sur chaque recoin de cet espace. Je réalise que ces dernières années, passée à le fuir, je le connaissais moins que je le prétendais. « En plus de faire de moi, ta cuisinière, cherches-tu à présent à faire de moi ta prisonnière ? » Ma main effleure cette télévision géante, qui trône et impose de sa présence dans ce salon si spacieux. L’idée de rester entre ses quatre murs étaient plaisants, mais je freinais mes pensées. « C’est drôlement propre, où est ton Dobby ? » Lui qui semblait en proie à des démons, avait un intérieur d’appartement propre qui contrastait réellement avec son état d’esprit. À tel point que cela en était plus que troublant. Je posais ses affaires sur le canapé, affaires qui se résumaient en mon sac et ma veste encore humide. Nous n’étions pas restés longtemps au restaurant, et je n’avais pas encore eu le temps de sécher. Ce qui ne saurait tarder à présent, dans cet appartement déjà chauffé. « Hmm, oui. » Soigneusement, toute ses années, je m’étais défilé à chacune des invitations, prétextant avoir des obligations ailleurs que je ne pouvais reporter. Pourquoi aurais-je envie de visiter cet endroit, leur cocon de confort ? Je me serais trouvé là, hébété et frustrée, devant sourire tout en portant ma main sur mon cœur déjà émietté. Assister à leur scène, à ce spectacle d’amour qu’était celui de Khean et de ma sœur ? Pas question, je n’étais pas assez folle, pour m’infliger une telle douleur. Mais même si l’endroit avait été déserté par ma sœur, je ne me sentais pas aussi bien que je l’aurais cru. Bien au contraire. « C’est grand, et plutôt… sobre », je délaisse finalement le salon pour aller vers la cuisine. Partir au plus vite, ne pas rester davantage. J’ouvris le frigo pour voir ce qu’il y avait. Ce qui frappe à première vue ? Le nombre de bouteilles d’alcool reflétant que le propriétaire de ses lieux était un célibataire, ivrogne, au cœur brisé. « J’dois te faire un repas avec quoi ? La moitié de ce qui est comestible est périmé, et j’te parle pas de ta salade, de tes concombres ou de tes tomates qui vont rendre l’âme. Tu as trois malheureux œufs, mais je me demande s’il ne date pas d’il y a trois mois… Ton kimchi, j’ai à peine ouvert le couvercle que j’ai cru que j’allais vomir. » Je me massais déjà la tempe au fil de mes découvertes, mais il n’y avait qu’une seule solution. « Avant de cuisiner, ou d’aller à la supérette du coin, il va falloir nettoyer ton frigo. C’est une chambre froide à champignon. Sors-moi un sac poubelle, donne-moi des gants. » Que dire si je m’apprêtais à tout vider ? « Je te déteste, Bae Khean. »


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Dim 13 Nov - 6:42










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Ces guibolles. Dès, lors. Inutiles. Parvenaient. Cependant. À, me hisser. Hors de ce semblant, de. Léthargie. Au sein de laquelle, je persistais. Salle de bains, revisitée. Cette lumière. Blanchâtre. Blafarde. Actionnée. Heurtant. Si, vulgairement. Mes sens, visuels. Tout, naturellement. Réduits. À néant. Un simple – et unique, instant. Une court, instant. D'adaptation. Soldé. De ce simple – et unique, mot. Énoncé. Guère, convenable. Néanmoins. Disposé, à l'encontre. De, mon être. Cette claque. Redirigée, à l'instar de mon faciès. Parviendrait-elle, à. Rassembler – définitivement, mes esprits ? Subtilement. Je pris, la décision d'évincer. Cette idée. De, mon esprit. Menant. Ces idées, à l'intention de cette trousse. De soins. Emplis, de bien vulgaires produits. Un cachet. Puis, deux. Une dose, prescrite. Inscrite. Noir. Sur, blanc. Je suivais. Avec attention, les directives. Dévoilées. Avalant, le tout. À l'aide, de ce liquide. Source, aqueuse. Incolore. Si, désaltérante. Et, fort agréable. Allais-je, parvenir à évincer cet intime mal de crâne, qui oserait. Pointer le bout de son nez. En, ce lendemain ? Doutant. Redoutant. C'est finalement, munis. De cette serviette. À, son tour. Blanchâtre. Que je vins me joindre, aux côtés de cette demoiselle. Qui, ne manquait guère. De répondant, à mon égard. Propos, taquins. Et, tout à la fois. Accusateurs, à l'intention de ma situation. Je ne répliquais. Aucunement. Favorisant, ce simple que pouvait être, celui de : hausser, les épaules. À, de bien multiples reprises. « Vraiment trop bavarde. » Murmurais-je. Difficilement. Cette serviette. Auparavant, glissée. Aux creux, de mes mains. Dès, à présent. Nichée auprès du crâne, de la jeune femme. Fruit, de mes tourments. Chevelure. Ébouriffée. Et, séchée. Tout, du moins. C'est envers, un tel objectif. Que, j'agissais. Et, poursuivais. De telles, actions. « Nettoyer mon frigidaire, sérieusement... » Répliquait. Tout, de même. Une pointe, d'amusement. Résidant, en cette répétition. Verbale. Je soupçonnais, de bien sombres tendances. En, la jeune femme. Dont. Celle, d'agir. Comme bon lui semblait-il. Cependant. Fort, étrangement. « Si, je t'ai dit de venir ici, au fond. C'était uniquement pour éviter de me retrouver seul, encore. Une fois. » Poursuivais-je. Cette confession. Dévoilée, à cœur ouvert. Subtilement, dissimulé. Envers. Cette faim. Précédemment. Débitée. Sur, un simple. Coup de tête. « Faire, à manger. Tout ça, tout ça. Je m'en moque. Au, fond. » À nouveau. Mes épaules, furent. Haussées. « Si tu veux véritablement, que. Mon frigidaire soit en bonne condition. Viens. Plus souvent. » Proposition. Faite. J'ôtais, cette serviette du haut, du crâne. De, la demoiselle. Lui jetant, alors. Entre, les mains. Le fruit de ses désirs. De quoi, nettoyer. Astiquer. Et, rendre. Convenable. Ce, fameux. Frigidaire. « Au fond. Cet appartement et, un petit peu. Comme moi. Propre, et net. À première vue. Puis. Si, on ose. Fouiller. On comprendra, bien vite. Que ce n'est, que. Apparence. Et, idées. Préconçues. » Que de belles, paroles. Figures de style. Utilisées. Je ricanais. Légèrement. « Au fait. Ton agence. J'ai vu, les dernières productions, du groupe auquel, tu appartiens. J'ai été, agréablement. Surpris. Je dois bien l'avouer. C'est fort plaisant. Aussi bien, visuellement. Que, au niveau. Auditif. » Je ne pouvais, aucunement. Nier. L'évidence. Cette précédente production. Je l'avais, écoutée. Et, apprécier. En, de bien multiples manières. Cette vidéo. Observée. En, de bien multiples façons. Aussi étrange, cela. Pouvait-il, être. Je l'avouais. Non, sans mal. Cette demoiselle, fort jeune. Auparavant. Abandonnée. Était. Dès, à présent. Devenue. Une jeune femme. « J'ai pris, un certain coup de vieux en te voyant, te mouvoir comme ça. » Ajoutais-je. Ridiculement. Vingt-huit, années. À, mon actif. La trentaine, allait. Malheureusement. Pointer le bout de son nez. Incessamment. Sous, peu. Fait. Difficile, à accepter. Pour, sûr. « Mais, dis-moi. Quand est-ce que tu daigneras m'écouter, et reprendre en considération, mon offre. Sur l'agence. Au sein de laquelle, je travaille. Hein ? » Quitte. À, jouer. Autant, poursuivre. En, ce terrain. Glissant.






À la lumière obscure, je te croise enfin. Mon dieu que tu es belle, toi la seule. Toi, l'ultime. Entre les hommes égalité, s'il te plait, prends ma main. Ne te fais plus attendre, il est temps de s'étreindre. Il est temps, de s'éteindre, une dernière cigarette.

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Mar 6 Déc - 11:26





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« release myself. »




tenue


Cette serviette, posée sur la tête, obscurcissait mon champ de vision d’un coup, je me retourne et avant même que je formule mon interrogation, ses mains viennent s’activer pour sécher mes cheveux humides. Il avait remarqué ce détail, ce qui me fit sourire discrètement. Mon cœur se serre, bien trop fébrile face à ce geste, je le maudis, trop faible. Et davantage, quand il tient cette simple déclaration qui flatte et me donne l’impression d’être importante, à ses yeux. Combien de fois cette voix m’avait-elle trompé ? Combien de voix m’avait-elle soufflé de faux espoirs pour finalement les écarter d’un simple geste de la main ? Mais à chaque fois que je me promettais de ne plus me laisser duper, je finissais par me perdre dans les limbes enjôleurs de sa voix, je me laissais tromper par les ténors envoutants une nouvelle fois. Sa sincérité, dans le timbre de sa voix, me désarmait à chaque fois. Je me mords l’intérieure de la joue, pour retrouver ses sens. Maudit charlatan, qui ne cesse de jouer avec mes sentiments, de les manipuler comme si cela lui était inné. « Pourquoi ne pas l’avoir dit dès le départ, que tu ne voulais rentrer seul », la question est posée, toujours en suspens. J’hésite à continuer, mais le laisse mourir l’interrogation, curieuse de découvrir son expression pour avoir ma réponse. Mais la serviette me gêne la vue. Il me libère et le frigidaire se remet entre nous de la même façon que j’en avais fait un rempart à ma couardise. Ou de la sienne, il jouait avec les mots tout en glissant ce qu’il voulait, explicitement. Abusée, arnaquée bien trop de fois, je vacillais encore et toujours. Mon imagination me jouait des tours, très certainement. J’avais l’impression d’avoir raté un train, d’être en arrière. Je ne comprenais pas, le fil de ses pensées. Ses méandres, sa complexité. Attrapant la serviette pour sécher mes pointes, je prends place sur le plan de travail, préférant la surface plane de celle-ci, en hauteur que les chaises. « Et si je n’aime pas ce que je vois, que dois-je faire ? » Il m’invitait, à venir et revenir, aussi souvent que je pouvais pour découvrir l’envers du décor. Il m’invitait sans pour autant le formuler à voix haute. Frustrant, il parlait, divaguait, sans jamais aller droit au but. Il me perdait, dans mes propres interprétations des plus foireuses. J’en étais certaine. « Te reconvertir est peut-être la meilleure décision que tu aies déjà prise. Tu fabules, tu composes même en discutant. » murmurais-je pour moi-même, comme un râlement, inaudible. Les mots qu’il employait semblait si simple de surface et pourtant, ces mots m’agitaient. Et la conversation continuait sur mes premiers débuts, avec les NE0N. Je ne pus m’empêcher de sourire, à son compliment bien qu’indirect. « Yaah, c’est seulement maintenant que tu le remarques ? », que tu as bientôt trente ans mais que tu fous que de la merde dans ta vie en ce moment avec tes bêtises. Que je n’allais pas rester une enfant, celle qui trainait dans ses pattes à toujours sonder ses pensées pour le devancer. Je lui balance en pleine poire, la serviette. « J’y gagnerai quoi concrètement ? », mon regard posé sur mes jambes agitées dans le vide, tout juste au-dessus du carrelage blanc se posait sur lui à présent. Cette proposition, je ne l’avais pas reconsidéré. Pensant simplement qu’il plaisantait, bien que je n’espérais que ce ne soit le cas. Plus j’avançais et plus je tournais le dos à mon agence. Insatisfaction, agacement, dispute, j’arrivais à un point de rupture, doucement et lentement, et cette offre, m’y poussait encore plus dangereusement à vouloir franchir le point de non-retour. Pour autant, dire oui, facilement, serait trop ennuyant. « Je t’écoute, vend moi… du rêve. »


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you, ruin me.

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