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 champ de blé aux corbeaux. (ft. eiji)

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Song Min Woo
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Jeu 16 Avr - 18:52


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eiji & minwoo


— Oublier. C'était peut-être cela, qui nous aurait sauvés ? Oublier les moments que nous avions passés ensemble, les moments où nous avions été aussi heureux. Tirer un train sur des souvenirs que nous gardions en mémoire depuis bien trop longtemps, qui nous avaient petit à petit rendu incapables de profiter de ce que nous avions encore ? Était-ce ce qui était arrivé ? Je ne pouvais m'empêcher de me poser cette question, compte tenu de tout le temps qui avait passé. Nous étions devenus plus distants, pour une raison qui m'échappait encore. Nous avions cessé d'être ces amoureux transis qui ne s'inquiétaient pas du lendemain, et qui étaient simplement heureux d'être tous les deux... Mais à quel moment avions-nous perdu cette authenticité, cette vérité ? À quel moment avions-nous commencé à prétendre plus qu'à éprouver, tant le besoin d'être là que le besoin de partager ? Je peinais à croire que c'était arrivé. Au contraire, je voulais me convaincre que ce que nous avions été existait encore, quelque part, tout au fond de notre coeur ou de notre esprit, attendant son heure pour faire un grand retour...

Mais avais-je seulement raison de nourrir cet espoir ?
Il fallait que je cesse d'y songer.

« Bien sûr que ça le sera. »

Il fallait que ça le soit.
Il fallait tant de choses, en vérité.

« J'aurais un peu peur si tu ne me connaissais pas après tout ce temps. »

Et je plaisantais, riant malgré la pensée terriblement lourde qui s'abattait sur moi à cet instant précis : s'il ne me connaissait plus aurait peut-être été plus juste. Mais cela ne pouvait arriver, je refusais que nous tombions dans l'oubli.

(...)

Les yeux posés sur Eiji, je me surpris à sourire en l'entendant répondre, adoptant la même expression que lui.

« Oui ? Sauf si tu ne veux pas ? »

Le coin de mes lèvres se souleva un peu plus à sa remarque. Tant mieux, si ça lui allait. L'orage était peut-être passé pour de bon pour cette fois ? J'avais envie d'y croire, de tout mon coeur. Mais combien de temps cela allait-il durer ?

« Oui, il a fait une sacrée trotte, le petit. »

D'ailleurs, j'avais l'impression qu'il avait passé le plus clair de son temps à dormir, sur le chemin du retour. J'attendis que l'on arrive à notre immeuble pour monter et lâcher le chien dans l'appartement, avant de redescendre avec le trolley que j'emmenais toujours avec moi lorsque nous allions faire des courses.

« Le magasin au coin de la rue ? » demandai-je sans trop attendre de réponse pour commencer à marcher. Après tout, en ville, les choses étaient forcément différente : nous ne pouvions pas nous afficher au regard de tous comme si de rien n'était. C'était plus difficile, plus sérieux... Mais était-ce vraiment pire pour les tensions qui nous concernaient ? Je me posais parfois la question.
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Jeu 16 Avr - 20:47


❝WHAT HAPPENS NEXT WHEN WE'RE ALL OUT OF BREATH TO BREATHE IN THIS MIRAGE? UNTIL I FALL APART, 'TIL DEATH DO US APART❞


— _Ce sera bien. Bien sûr._ Ces simples affirmations deviennent presque des espoirs, pour nous. Nous avançons sous les nuages dans l'espoir constant que l'orage ne frappe pas à nouveau : et si j'en viens à appréhender chaque nouvel éclair, je continue d'attendre les éclaircies qui se font de plus en plus rare, jusqu'à avoir peur qu'elles ne viennent plus jamais. Et le jour où ça arrivera, qu'est-ce que je pourrais bien faire ? Continuer d'attendre indéfiniment la prochaine ? Fuir, en espérant les trouver ? Je préfère ne plus y penser. J'aimerais me dire que nous continuons d'avancer côte à côte, mais la réalité est autre, pourtant. Il me semble que chaque pas nous écarte un peu plus, et j'ai peur qu'un jour, nous finissions par prendre des chemins séparés.

Mais je repousse ce moment autant que possible, autant que j'ai trop de mal à l'imaginer - autant que je ne _veux_ pas l'imaginer. Des espoirs creux et des promesses éphémères : voilà sur quoi je repose, dernièrement.

"Et tu aurais sûrement raison. Mais ce n'est pas le cas, non ?"

Qui sait. Il change, Minwoo. Ou du moins, sa vie change et j'ai parfois du mal à l'admettre. Je continue alors de repousser cette pensée tant que je le peux, tant que nous le pouvons tous deux.

(...)

La question de Minwoo me surprend moins que la précédente. Ce qui est drôle, c'est qu'il y a quelques temps, j'aurais plutôt imaginé l'inverse. L'évidence de sa présence et la surprise dans l'idée que je n'en veuille pas. Les choses ont bien changé, et si ça ne me plaît pas, je refuse une fois de plus d'y penser : jouer à l'aveugle est devenu ma grande spécialité. Je lui souris plus tôt, secouant légèrement la tête.

"Si, je veux." Et j'hésite un peu avant de poursuivre. "C'est bien, de passer du temps ensemble."

Je me laisse enrayer dans mon flot de pensées tandis que nous atteignons finalement le magasin, commençons à explorer les rayons - et je me rends compte alors que si j'ai dit à Minwoo que je voulais qu'il vienne, rester pensif et silencieux n'est pas forcément la meilleure des idées.

Mais je reste silencieux, me mord un peu la lèvre : je ne sais pas quoi lui dire, en réalité. Autrefois, j'aurais eu un millier de choses à lui raconter. Maintenant ? Je n'en sais rien.

"Est-ce que...tu penses que...non, rien."

J'ai l'impression de trop réfléchir pour pas grand chose. Ça me fatigue.

"J'ai commencé une nouvelle série l'autre jour, ça parlait de trois mères de familles qui décident de braquer un supermarché. C'était très bizarre."

Des paroles sans grand intérêt, histoire de faire la conversation. Il faudra bien que cela suffise, pourtant.

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Jeu 16 Avr - 21:18


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— Mon regard s'était arrêté malgré moi sur le visage d'Eiji. Ce n'était qu'une question, une simple question. Et pourtant, je n'avais pu empêcher mes yeux de l'implorer discrètement. Ne me demande pas ça, disaient-ils, tu sais qu'il ne faut pas. Mais je savais au fond de moi que je ne pouvais l'empêcher de parler comme il le faisait, que je ne pouvais l'empêcher d'être direct, d'être franc. Ses questions me venaient toujours comme des petits coups de lames inévitables, des poignards dont il ne réalisait sûrement pas l'impact, tout comme j'étais coupable, sans doute, de tout autant de violence involontaire à son égard. Alors, plutôt que des mots muets, incapables d'exprimer tout ce que je pouvais ressentir à cette pensée, je me contentai d'un simple hochement de tête avant de continuer à avancer, chassant de mon esprit tout ce qui avait pu être dit. Il ne fallait pas que nous y pensions. Ces disputes nous épuisaient beaucoup trop.

(...)

La vie était un endroit bien différent de la nature que nous venions de quitter. Nous devions ici nous montrer plus responsables de nos actes, ne pas agir comme nous le faisions dans notre intimité. Pourtant, cela ne nous avait jusqu'à aujourd'hui jamais posé trop de problèmes. Nous étions assez grands pour nous comporter de façon acceptable en société. Fut un temps, je considérais même qu'il ne nous était pas nécessaire d'afficher trop ouvertement nos sentiments ou nos petites marques d'affection pour savoir qu'elles existaient.

Cela me semblait si loin. Si loin, et pourtant encore à portée de main, au moins en pensée.

« Oui ! » Mon enthousiasme était réel, même s'il était empreint d'une certaine inquiétude. Qui pouvait savoir si nous n'allions pas nous prendre le nez dans ce magasin, si nous n'allions pas encore une fois être deux idiots, comme nous pouvions si facilement l'être ? Je voulais croire que ça ne serait pas le cas.

Un rire plus léger m'échappa en imaginant Simba qui terrorisait le voisinage, et je secouai la tête avant de jeter un regard à l'animal qui semblait beaucoup plus calme qu'avant sa longue promenade. Il m'avait toujours rassuré, depuis que nous l'avions. J'aurais aimé que ça soit encore le cas. Mais désormais, la pensée qui me traversait l'esprit quand je le regardais était toujours la même.

Qu'adviendra-t-il de toi, si tout se termine un jour?

Ma vie n'avait jamais été un long fleuve tranquille, j'avais besoin d'être au centre de l'attention, d'être apprécié par ceux qui m'entouraient... Et pourtant, j'avais l'impression que la personne dont j'aimais le plus l'attention auparavant ne m'en donnait plus autant, pour une raison que j'ignorais, sans même oser la demander.

Je continuai à avancer, les yeux posés sur la rue qui s'étendait devant nous, songeur. Inconsciemment, je bridais ma pensée. Pour lui. Parce qu'il m'avait demandé d'éviter de réfléchir quand j'étais avec lui. Une frustration que j'essayais de ne pas éprouver, mais qui s'installait malgré moi à mesure que nous avancions.

Puis j'abandonnais, à nouveau perdu dans mes songes.

Je ne me ressaisis qu'une fois arrivé au magasin, quand nous passons les portes pour rejoindre les différents rayons. Des rayons qui me ramènent des années plus tôt, quand je n'étais encore qu'un petit étudiant à la vie difficile qui cherchait un endroit où s'isoler de ses parents. Je revoyais cette supérette, je me revoyais paniqué à l'idée de rentrer à la maison. Puis, je le revoyais lui, alors que je plaçais quelques articles dans un panier, interrompu dans mes pensées par sa voix. Comme pour me rappeler qu'il était réel. Que tout ça n'était pas simplement le fruit de mes souvenirs...
Pas encore.

« Hm? » Je ne le quittai pas du regard, un petit sourire aux lèvres. « Continue, tu voulais demander quoi ? » Puis, mon expression changea, quand il reprit la parole. « Oh... » Je m'attendais à autre chose. J'ignorais quoi. C'était peut-être mieux que je ne le sache pas. « Ça s'appelle comment ? Tu veux qu'on regarde ça ? » Un petit sourire me vint aux lèvres alors que je recommençais à avancer dans les rayons. « On prend de l'alcool ? »

Peut-être une mauvaise idée ? Je n’en savais rien. J’avais toujours aimé boire avec lui, parce que je me sentais en sécurité, comme si rien ne pouvait m’atteindre. Je n’avais pas cette impression de vulnérabilité, quand j’étais à ses côtés… Mais était-ce encore le cas ? J’eus un violent pincement au cœur à cette pensée, m’efforçant de ne pas le montrer, alors que mes pas me menaient naturellement au travers des rayons du magasin que je connaissais par cœur.

« J’ai toujours trouvé que ça ressemblait à l’endroit où tu travaillais avant… » Je reposai les yeux sur lui en un petit rire. « Avec des rayons un peu plus remplis, peut-être. » Rappeler des souvenirs, montrer que je me rappelais de toutes ces choses qui faisaient de nous qui nous étions… Peut-être aurions-nous dû en créer de nouveaux.
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Jeu 16 Avr - 21:24


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— J'ai l'espoir, peut-être un peu bête, que cet éloignement du lieu de notre dispute de tout à l'heure corresponde à un retour à la paix. Mais si cette ville, cet appartement, est le théâtre de celles qui rythment désormais notre quotidien, est-ce qu'elles resteront réellement coincée dans la campagne que nous venons de quitter ? Si j'ai du mal à y croire, les choses semblent plus calme. Nous sommes peut-être plus prudents. Et je me demande si lui, autant que moi, a peur de ces tensions qui se multiplient, toutes les fissures qui morcellent la pierre de notre couple qui a perdu de sa solidité initiale. J'aimerais parfois pouvoir lire dans ses pensées, et savoir exactement ce qu'il pense, autant que ça me fait peur - qui sait, peut-être que lui commence à se dire qu'il est temps d'y mettre un terme. Et si c'est le cas, je préfère l'ignorer, jouer à l'aveugle aussi longtemps qu'il me le permet.

Alors, dans mon éternel jeu de la cécité, je préfère sourire et me parer d'un nouvel enthousiasme en me disant que tout ira bien, maintenant que nous sommes rentrés. Mais comme toute parure, il n'est qu'apposé sur la réalité d'une inquiétude dont j'ai parfois bien du mal à me débarrasser : qui sait ce qui pourrait encore arriver ? Je refuse d'y repenser. Je préfère prétendre oublier.

"Rigole, rigole, mais si ça se trouve c'est un vrai petit caïd et on le laisse faire ! Qui sait ce qu'il fait quand on est tous les deux sortis..."

Et je ricane, je ne me prends pas moi-même au sérieux. J'aurais bien du mal à imaginer ce pauvre chien avoir une once de méchanceté. Il me semble parfois que Simba est devenu l'élément le plus paisible de notre petit foyer : parce qu'il est étranger à toutes nos tensions et nos malentendus. Cette pensée m'attriste plus que je ne l'aurais imaginé.

Puis j'avance en me laissant d'autant plus emporter dans ce flot de réflexions que j'aurais pu reprocher plus tôt à Minwoo. Alors, je me demande si, lui aussi, il a l'esprit trop souvent harcelé par ces questions teigneuses, par ces craintes intempestives et ces doutes trop présents. Si c'est le cas, il n'en parle pas - autant que moi je garde le silence. Peut-être que le silence est la dernière chose qui nous sauve, au fond. Qui sait ce qu'il adviendra de nous le jour où nous déciderons de briser cette dernière barrière ? Et l'imaginer, c'est comme une couteau en plein coeur. Parce que si j'ai déjà du mal à me projeter, c'est encore pire si l'on parle d'un futur dont il ne fait pas partie.

Mais comment faire renaître ce qui nous liait avant sans même avoir à y penser ? J'ai même parfois du mal à savoir quoi lui raconter. Comme maintenant, où je cherche mes mots puis les perd en chemin, en balance quelques uns au vent sans savoir comment les compléter. Je me perds en réflexions qui parasitent mes phrases, et puis je ne les termine plus.

"J'ai...oublié ce que je voulais dire."

Puis je grimace. Ce n'est qu'à moitié vrai : je n'ai jamais su, en réalité.

"Peut-être que ça me reviendra."

Probablement pas. Mais je renchérit sur un sourire, ne désirant pas laisser ce manque de mots gâcher encore l'un de mes instants avec lui.

"Good girls !" Je tente d'abord dans un accent anglais vraiment pitoyable, parasité de celui de mon japonais natal. "Gut geolseu."

Je me corrige à la coréenne, parce que ce sera toujours plus compréhensible que ma piètre tentative d'anglais. Heureusement pour moi que je n'ai pas choisi l'Australie comme mon pays d'exil, j'aurais fini par rentrer au Japon bien trop rapidement.

"Oh ! Pourquoi pas, oui. Oui, c'est une bonne idée."

Peut-être boire nous détendra-t-il assez pour que nous ne ressentions plus le besoin de nous disputer, même si je déteste penser que nous en avons besoin, désormais, pour nous supporter. À vrai dire, je déteste jusqu'à l'idée qu'il s'agisse désormais de se supporter, parce que malgré tout, j'aime Minwoo et sa présence. Mais les choses ont bien changé, depuis cette époque qu'il me rappelle, agrandissant au passage mon sourire d'une teinte de nostalgie.

"Ah oui ? Maintenant que tu le dis...c'est vrai. C'est peut-être un peu plus grand, mais c'est vrai."

Et je ris un peu, encore un peu plus face à ma prochaine réflexion.

"J'ai pas fait attention, mais le caissier est sûrement moins agréable à regarder, aussi."

J'ai les sourcils qui sautillent d'une façon tout à fait ridicule, ça me fait rire. Au fond, je n'avais sûrement pas l'air si glorieux, du haut de mes vingt et un ans, avec la petite veste ridicule du convenience store. Ça a suffit à lui plaire, à lui, et je pense que c'est l'important. Au final, cette nouveauté me manque un peu.

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Jeu 16 Avr - 21:26


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— J'aimais Eiji. Oui, de tout mon cœur, j'avais envie de croire que cela n'avait pas changé. C'était sans doute pour cela que je passais tant de temps à me le répéter, encore et encore. J'aimais me dire que j'avais encore pour lui les sentiments que j'avais éprouvé au tout début, quand nous avions commencé à nous fréquenter, quand nous avions petit à petit commencé à comprendre que nous étions faits l'un pour l'autre. J'ignore toujours si c'était la vérité, ou si nous avions simplement décidé d'y croire sans véritable raison... Était-il possible que nous nous soyons trompés sur toute la ligne ? J'avais l'impression que depuis que nous avions commencé à travailler, tout nous séparait de plus en plus... Mais je n'avais pas envie d'écouter cette petite voix qui m'effrayait plus qu'autre chose.

C'était juste impossible...
Et pourtant, les jours passaient, et avec eux la petite voix que j'entendais autrefois murmurer commençait à hurler.

« Tu penses qu'il fait comme dans les pubs pour la domotique ? »

On ne pouvait pas vraiment savoir, mais il était certainement plus sage que nous. Voilà une chose dont j'étais certain.

Malgré tout, j'essayais de chasser de mon esprit les pensées parasites qui venaient s'y installer comme de mauvaises graines, prêtes à pousser et à tout prendre sous leur contrôle, telles les baobabs de la planète du petit prince de Saint-Exupéry. Je savais être mon pire ennemi, dans de telles situations : j'avais souvent peur de me laisser emporter, de me noyer sous mes propres pensées. Je me projetais trop souvent, sur bien trop de choses, mais qu'aurais-je pu faire pour le contrôler ?

« Oh... D'accord. »

Et j'avais souris, comme si de rien n'était. Je n'avais pas envie de me mettre en tort à mon tour en lui faisant un commentaire sur une chose que je refusais qu'il me reproche quelques heures plus tôt. Je préférais encore me taire et espérer qu'en effet, cette pensée lui reviendrait plus tard. Qu'aurais-je pu faire d'autre, de toute façon ? Je me sentais impuissant face à cette situation, comme bien trop souvent, depuis quelques mois...

« Le nom ne me dit rien du tout... » Je devais bien l'admettre. Un petit rire m'échappa malgré moi quand je l'entendis se reprendre. « Même comme ça » J'avais sans doute déjà croisé le nom quelque part, au fil de mes promenades sur le net, mais c'était tout juste si j'avais eu l'occasion de m'installer pour regarder la télévision, depuis quelques temps... Je passais le plus clair de mon temps à travailler, à étudier, ou à essayer de me créer quelques relations dans le milieu. Autant dire que j'étais épuisé.

« Parfait, tu veux quoi ? Bière ? Soju ? Les deux ? Ou du vin ? »

Tant de choix. Je m'entendis rire alors que mon regard se posait sur le rayon qui nous entourait. J'avais envie de penser que nous allions passer une bonne soirée tous les deux. Une de ces soirées qui me confortaient dans l'idée que le "nous" que nous avions construit pendant quatre ans existait encore, quelque part. Que malgré tout ce qui pouvait se passer, bien que je ne sois pas capable d'identifier également ce qui posait problème, nous n'avions pas tellement changé.

« Tout serait plus grand que ça... » dis-je en un nouveau rire. « Dans mon souvenir c'était minuscule et toujours remplis... »

Je me rappellerais toujours ces heures que j'avais passées à étudier, assis à l'une des tables de cette supérette aménagée. Fuir le quotidien dans lequel j'étais enfermé. Fuir mes parents qui ne cessaient de me reprocher tout et n'importe quoi... J'avais cessé d'essayer de les comprendre pour me concentrer sur ce qui importait vraiment : mes études, la volonté que j'éprouvais de partir loin, très loin de cette famille, dès que cela serait possible. J'avais réussi, finalement, quand bien même je n'avais pas la richesse ou le succès. J'avais au moins réussi à avoir un travail dans un milieu que j'appréciais, et de vivre aux côtés d'Eiji... Je ne parvenais même pas à imaginer ce qui allait arriver, si jamais cela se terminait.

« Oh ça j'en doute pas une seconde. »

Moins agréable à regarder. Cela m'arracha un petit rire, malgré mon commentaire. Même si les choses allaient mal, je n'aurais pas voulu retourner à cette époque : mes parents étaient des personnes dont je préférais ne plus parler, désormais. Heureusement, Eiji était là pour me distraire.

« Tant qu'on y est, il manque autre chose à la maison ? »

Je n’avais pas eu le temps d’y regarder récemment, en raison de mon emploi du temps, mais j’osais espérer qu’il avait eu cette chance, au contraire de moi. Sinon, cela n’aurait pas été bien grave… Nous avions d’autres choses à penser.

« Ça te dirait qu’on parte quelque part quelques jours, si j’arrive à prendre congé? »

J’avais un espoir, alors pourquoi ne pas espérer ? Je pensais que cela allait pouvoir nous permettre de nous retrouver un peu, tous les deux. Loin de toute cette agitation. Mais peut-être cet espoir était-il naïf…
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Ven 17 Avr - 0:52


❝WHAT HAPPENS NEXT WHEN WE'RE ALL OUT OF BREATH TO BREATHE IN THIS MIRAGE? UNTIL I FALL APART, 'TIL DEATH DO US APART❞


— Il est parfois triste de prendre un peu de recul et de constater à quel point les mêmes conversations ont aujourd'hui changé de saveur, de lueur. Les mots sonnent plus tristement dans nos bouches usées, et je me demande parfois si, un jour, il vaudra mieux ne plus les en sortir. Ce qui me fait peur, parce que je veux penser que je continue d'aimer Minwoo aussi fort que je déteste l'idée de me trouver seul à nouveau. C'est parfois dur à croire, quand nous trouvons plus de tension que de douceur l'un à l'autre, mais je me berce un peu plus dans l'illusion à chaque éclaircie qui s'offre à nous. Parfois, pourtant, les jours comme aujourd'hui, cette impression effrayante continue de me poursuivre jusqu'aux bons moments, ou ceux où il ne se passe rien de particulier - peut-être les éclats de notre précédente dispute me suivent-ils encore ?

Mais puisqu'il ne faut rien laisser paraître, pour préserver cette bulle qui nous protège de l'inconnu, je préfère effacer ces images de mes pensées comme mon visage pour me concentrer sur d'autres, plus superficielles, moins angoissantes. Comme le chien qui s'est affalé sur le tapis du salon, ou les mots que je ne comprends pas trop.

"Euh...je n'en sais rien. C'est quoi, domotique ?"

Ma propre ignorance de ce genre de choses a tendance à m'agacer, parce que voilà tout de même plus de quatre ans que je vis dans ce pays. Peut-être le terme est-il un peu technique, peut-être que non, dans tous les cas, je ne l'ai jamais entendu et ce genre de choses ont typiquement tendance à me frustrer. Cela dit, j'essaie de ne pas trop m'y attarder, pour ne pas risquer de créer d'autres disputes avec cette tension - et je me demande alors, quand est-ce que j'ai commencé à réellement réfléchir avant d'agir ? Il n'y a qu'avec lui que je le fais. Et je ne sais pas ce que ça veut dire.

Ce sont de petites choses futiles qui nourrissent l'animosité. Mes mots gaspillés et mes phrases pas terminées, autant que sa tendance à être dans la lune quand bien même j'aurais envie de lui parler, son agacement couplé au mien - tant de choses pouvant mener à une situation qui m'aura suffit d'une fois, aujourd'hui. Si toutes nos disputes me mettent dans cet état de réflexion constant quant à notre futur, alors, je préfère encore les éviter. Mais comme il me semble que ce sont elles qui viennent à moi ces derniers temps, je ne suis plus capable de les ignorer, simplement de prétendre qu'elles ne pointeront plus le bout de leur vilain nez, fausse insouciance en échangeant des futilités.

"Oooops. Bah en tous cas, c'est sur Netflix...c'est un peu bizarre, mais sympa. Enfin, je n'en suis qu'à l'épisode 2."

Le temps m'en dira plus sur mon avis quant à cette série. Et puis, à parler de ça, je me dis que j'aimerais sûrement en commencer une nouvelle avec lui - parce que ça nous ferait quelque chose à partager et que c'est peut-être bien ce qui me manque, dernièrement : le partage, lorsqu'il semble plus offert à son travail qu'à moi. Je comprends l'importance de ce genre de chose et de ses ambitions, mais est-ce que cela veut dire que je dois rester derrière ? Moi aussi, j'ai une carrière à construire. Je n'ai pourtant pas l'impression de me rendre si indisponible - et puis tout cela m'attriste. Je préfère ne pas y penser.

"Hmmm...somaek ! Si ça te va."

Mélange merveilleux que j'ai découvert en débarquant à Séoul. Tout bête, pourtant, l'un de mes préférés. Ce qui m'offre un sourire, agrandit par les réflexions de petit-ami me ramenant à nos jours passés, nos aurores. Les temps ont passé depuis ceux où nous nous retrouvions au sein de cette supérette, ceux où j'apprenais à l'aimer. Et si je me demande si ceux-ci sont véritablement révolus, j'aime à me dire que, quelque part, il reste assez de ce Eiji et de ce Minwoo pour tenir le coup.

"C'est vrai...! Il y avait toujours cette même bande qui venait éponger leurs fins de soirée, ils étaient vachement bruyants. Autant dire que je préférais franchement quand c'était toi qui venait - évidemment."

Je ris face à l'évidence, quand mes yeux sur lui se font un peu plus tendre, et que se dessine sous mon crâne cette scène, bien trop commune, de nous deux autour de cette table. Moi, qui, à l'époque, n'avait aucune idée de ce qui se trouvait en face de moi - et c'était peut-être mieux comme ça, mais ça ne change pas tellement. J'aime ne pas savoir ce dont demain sera fait, sauf dans son cas, étrangement.

"J'espère bien que tu n'en doutes pas ! Cela dit, ce n'est pas la peine d'observer en détails pour vérifier, merci."

Au cas-où, dira-t-on, que je pense en échappant un ricanement. Je plaisante sur un léger fond de vérité, parce que j'ai toujours été du genre jaloux, et que je préfère le voir éviter d'observer avec trop d'intérêts d'autres garçons...ou même des filles, quand on y pense. Parce qu'il est véritablement beau et que je ne dois probablement pas être le seul à le penser - alors, quand bien même je plaisante, on est jamais trop prudent !

"Hm ? Errrrm...je crois qu'il ne nous reste presque plus de liquide vaisselle. Sinon, je crois que c'est tout ?"

Parce que j'ai fait les courses il n'y a pas si longtemps. Et qu'au pire des cas, je repasserais un autre jour. Ce genre de choses ont tendance à me sortir facilement de la tête, aussi matérialiste que je puisse être, je suis également facilement distrait. Par mes propres pensées, par la vie, ou par la présence de Minwoo, peu importe ce qui, dans cette dernière, me pousse à écarter de mon esprit des choses comme l'importance de nos stocks d'oeufs ou de lait de soja.

"Oh !"

Sa proposition me fait sourire. Parce que j'aime voir ce genre de gestes venir de lui, quand j'ai l'impression qu'il n'a plus vraiment le temps de penser à moi. Alors, je hoche la tête vigoureusement, pris d'un enthousiasme soudain mais justifié.

"Oui, carrément ! Je crois que je n'ai pas grand chose à faire après le projet sur lequel je travaille, en plus. C'est une bonne idée."

Parce qu'au fond, je ne demande qu'à le retrouver - ou nous retrouver, mais c'est un peu la même chose, lorsqu'on y pense. J'aimerais seulement ne plus avoir à y penser.

"Où est-ce que tu voudrais aller ?"

Moi, je n'en ai aucune idée, mes connaissances de destination touristiques en Corée se limitant aux bords de mer que je préfère généralement éviter - et en cet instant, ce n'est pas tant cela qui m'importe, mais la simple idée de tenter de renouer ce lien qui ne cesse de s'effriter.
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Ven 17 Avr - 2:37


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— Et on parlait encore et toujours des mêmes choses. Des choses sans importance, des choses futiles dont on aurait pu se passer. On parlait de ce qui ne servait pas forcément, sans parler de ce qui aurait vraiment pu jouer un rôle dans notre relation, ce qui aurait pu nous sauver ou nous condamner à une déchéance infinie. Encore une fois, je partais dans les montagnes russes de mon esprit, incapable de savoir ce que j'attendais exactement, ce que souhaitais dire ou non... Était-on à ce point éloignés, l'un de l'autre, pour ne pas être capables de communiquer librement ? J'avais l'impression que les mots restaient coincés au travers de mon esprit, comme autant de problèmes que je ne pouvais évoquer en public.

« La domotique ? » Une fois encore, j'avais réalisé que j'avais manqué de considération et je fronçai les sourcils, réfléchissant un instant. « En gros, c'est quand tu peux contrôler ta maison avec la technologie... Enfin je sais pas comment expliquer ça mieux. » Et le pire, c'est que je n'avais pas de mot équivalent pour me sauver. Juste des hésitations et le sentiment d'être un connard qui faisait peu attention à ce que son petit-ami lui disait. Une joie.

Dans tous les cas, j'avais encore montré à Eiji le contraire de ce que je souhaitais prouver : que j'étais toujours là, présent. Parce que parfois, j'avais peur moi-même de ce qu'il nous arrivait. J'ignorais ce qu'il pouvait penser, et plutôt que lui poser des questions qui risquaient de le mettre en colère, j'avais pris la fâcheuse habitude de monter dans ma tête les scénarios les plus improbables le concernant. Ce n'était de toute évidence pas la solution la plus efficace nous concernant, mais en avais-je une autre à exploiter dans l'immédiat ? Non, très clairement.

J'avais alors décidé d'abandonner cette plaisanterie stupide au sujet du chien, histoire de ne pas risquer de causer plus de problèmes que je ne l'avais probablement déjà fait. Parfois, il m'arrivait de me demander si Eiji fonctionnait comme moi. Est-ce que lui aussi, il prenait à coeur les choses qui se passaient mal et passait son temps à imaginer qu'elles allaient à nouveau se produire à l'avenir ? Encore une fois, ils les questions se multipliaient sans que je puisse y trouver la moindre réponse.

« Faudra qu'on regarde ça, quand on aura un peu de temps. Ça ou autre chose ! »

Depuis quelques temps, le catalogue Netflix était devenu un étranger à mes yeux. C'est tout juste si j'avais le temps de me poser devant la télévision pour regarder un épisode que je recevais un appel ou que je devais aller étudier. Je m'y étais attendu, au moment où j'avais accepté ce stage et que j'avais entrepris ces formations, notamment pour le permis de conduire, mais tout de même. Parfois, j'aurais préféré un peu plus de calme.

« Okay! » Et sans attendre, j'étais allé récupérer la boisson en question, avant de me perdre dans les méandres des souvenirs qui, je devais l'avouer, se faisaient étrangement séduisants, depuis quelques temps déjà. « Hmhm, je les connaissais un peu. Fin je les avais déjà croisés. » Et autant dire qu'à la grimace que j'avais affichée à cet instant, on pouvait deviner sans peine que cette rencontre n'avait pas été de celles dont on voulait se souvenir. Je me demandais parfois si on reviendrait à cette époque où tout allait bien... Enfin, plus ou moins. « J'en ai pas besoin. » dis-je en un rire amusé avant de rouler des yeux. « Tu me prends pour qui ? » Parfois, j'avais peur de ce que pouvait être la véritable réponse à cette question. Qui étais-je à ses yeux, désormais ?

Distraitement, mais avec intention, j'avais écouté la réponse d'Eiji. Du liquide vaisselle. Il avait le don de rappeler les bonnes choses. Mais d'un autre côté, ce n'était pas comme si la vaisselle était une case qu'on pouvait facilement éviter. « Hm, on va en reprendre alors... Sinon au pire on reviendra. » Ce n'est pas comme si le magasin était infiniment loin de chez nous. Heureusement, d'ailleurs. J'aimais avoir les choses à proximité et contrôler un minimum ce qu'il se passait. Un minimum, car dans le cas d'Eiji, je ne contrôlais absolument rien... C'est peut-être ce qui m'inquiétait le plus, quand il s'énervait. Les mauvais souvenirs refaisaient toujours surface.

Sa réaction m'avait finalement arraché un sourire. J'avais espéré que cela lui plairait, même si je n'avais alors aucune certitude. « Hm... Jeju ? On n'est jamais allés, il me semble... » On n'avait pas vraiment eu l'occasion, entre sa formation et mes études. « Il commence à faire beau. » Je ne lui avais pas proposé Busan, parce que je savais que la mer n'avait jamais présenté un grand intérêt à ses yeux... Encore un point qui nous opposait. Au moins, à Jeju, on aurait peut-être autre chose à faire. « Sauf si tu as une meilleure idée, bien sûr. » Et pendant qu'on discutait, j'avais continué à attraper quelques articles dans les rayons où nous passions... Nous n'en avions pas forcément besoin, non, mais ça m'occupait.

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Sam 18 Avr - 0:23


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— Ce sont les petites choses qui créent de plus grandes frustrations, au sein de nos conversations banales. Comme mon incapacité à comprendre la totalité de ce qu'il me raconte, par moments. Mais au final, ces mêmes conversations deviennent des banalités que nous échangeons à longueur de journée - et si elles me convenaient, par le passé, je me demande si ces mêmes banalités ne contribuent pas à une forme d'ennui qui nous sépare petit à petit. Je n'en sais rien, au fond, et je ne sais pas quoi lui offrir de plus - alors, je laisse ces mondanités se placer entre nous, au risque de les voir nous éloigner encore plus. Comment les éviter, de toute façon ? Elles me font peur autant qu'elles me semblent incontournables, ne variant en ton que dans les moments, comme celui-ci, ou certaines barrières que sont celles de la langue viennent y rajouter quelques remous.

"Oh ! Je vois à peu près...je crois que je vois ce que c'est en japonais. C'est comme, les portails qui fonctionnent avec des détecteurs et les applications pour éteindre la lumière ?"

Autant essayer de comprendre que de me laisser ronger par mes propres frustrations, même si j'aimerais ne pas avoir à faire ce choix de l'apprentissage contre l'agacement de l'incompréhension. À vrai dire, je me sens un peu honteux parfois de ces lacunes que j'ai toujours, sans savoir comment y remédier, puisque je vis déjà en permanence entourée de cette langue, de ces mots que je ne peux pas toujours déchiffrer, à l'exception de ces carnets que je m'obstine à tenir en japonais. Mais Minwoo n'y est pour rien, alors je ne m'agace pas tant contre lui que contre moi-même, et ma pauvre tête qui oublie toujours un mot par ci, par là, écorche parfois ceux que je connais par coeur.

Mais ces frustrations, cet agacement me fatiguent de leur présence quasi constante au sein de nos échanges, peu importe d'où ils viennent. Je me lasse de cette tension, et j'aimerais retrouver la sérénité qui était la notre autrefois - alors, je tente de laisser mon esprit vagabonder vers d'autres sujets, d'autres terres moins hostiles à ma bonne humeur, autant que je le peux.

"Oui ! Il n'y a rien qui te tente, toi ? Je crois qu'il y a de nouveaux drama pas mal, en ce moment....genre Itaewon Class, je n'ai pas regardé mais je n'en ai entendu que du bien."

Peu importe ce que l'on regarde, au fond, tant que nous le regardons ensemble. Ce qui me manque, ce sont ces moments partagés avec lui, ces morceaux de temps qu'il n'a plus à m'accorder, aujourd'hui. J'aimerais qu'il me porte plus d'attention, au lieu de tout offrir à ce travail qui lui vole bien trop de temps à mon goût. Puis, me vient parfois l'impression que cela ne le dérange pas tellement, qu'il préfère se donner à son métier plutôt qu'à moi. C'est ce qui me dérange profondément, peut-être égoïstement, mais à juste titre selon moi. L'évocation de ces temps anciens, lorsque tout allait encore bien, me plonge dans plus de nostalgie qu'elle ne le devrait.

"Pas très agréables, hm ?" je devine à sa grimace. "Je ne les aimais pas trop non plus...j'ai connu plus respectueux, comme clients."

En dehors d'une grand-mère particulièrement aigrie qui m'avait tenu un discours sur le caractère inapproprié de ma présence ici, en tant que japonais...et bien, il faut dire que j'avais généralement la paix, dans ce métier. Je suis quand même heureux d'être passé à autre chose, parce que scanner des articles n'a jamais été une franche vocation, et puis, j'adore ce que je fais actuellement.

"Non, vraiment pas besoin ! Et je ne te prends pour rien, eh. Seulement tu vois, tu es vraiment beau alors je couvre mes arrières."

Et je ris bêtement. J'espère que Minwoo sait que je lui fais confiance, c'est bien une chose qui n'a pas changé. Les autres, en revanche...et bien, on ne sait jamais ce que peuvent être leurs intentions. Ce qui est à moi doit le rester, mais si personne ne sait qu'il l'est ? Et bien, je m'estime dans le droit d'être jaloux par moments.

Autant ne pas m'épuiser à jalouser un caissier que je n'ai même pas vu, cela dit. Même si le liquide vaisselle n'est pas forcément d'intérêt supérieur.

"Oui, au pire...on peut laisser les courses pour plus tard, et prendre seulement ce dont on a besoin pour ce soir."

Puis rentrer, et nous concentrer sur nous, ou du moins essayer, sans laisser les petites tâches du quotidien nous en distraire. Parce que j'ai réellement envie de passer une bonne soirée en sa compagnie, pour tenter d'effacer nos désaccords de la journée, et de me convaincre une fois de plus que tout ira bien, malgré les nuages qui nous parasitent de plus en plus. Continuer d'y croire, c'est ce qui compte le plus - où allons nous dans le cas contraire ? La réponse, si je ne la connais pas, continue à me faire peur.

Briser la routine, nous retrouver. Peut-être que c'est ce qu'il nous faut. Je n'en sais rien, mais cela vaut le coup d'essayer, alors je m'emplis d'enthousiasme à sa proposition.

"Jeju ? Hmm..." Une île ? "C'est là qu'il y a Hallasan et genre. Les champs de...fleurs jaunes ? Je ne sais pas lesquelles, mais tu m'as compris."

J'essaie de rassembler mes maigres connaissances sur le sujet - il faut dire que je suis peu calé en géographie.

"Si c'est ça, je suis d'accord ! Ça a l'air super joli."

Un peu bêtement peut-être, l'idée de ces paysages me donne envie de les dessiner. La nature a toujours été plus inspirante à mes yeux que cette jungle de bétons dans laquelle nous évoluons, aussi plaisante soit-elle, même si je reste un homme de la ville.

"Non, pas vraiment ! Jeju c'est très bien. Puis je pense que, tu es plus calé que moi sur le sujet."

Parce que je ne me suis pas intéressé plus que ça aux destinations coréennes, en dehors de Séoul - mon seul choix de rejoindre cette contrée était plutôt arbitraire, quelque part entre la nostalgie de mes jeunes années, et du goût de Ai pour la Corée, et puis un sentiment de légère appartenance que m'apportent mes origines que je n'ai jamais vraiment connues. Et puis, il était bien plus simple pour moi d'obtenir un visa coréen. Au final, il s'agissait surtout de partir, peu importe où j'atterrissais, tant que c'était ailleurs.

"Bon. On a tout ce qu'on voulait ?"

Curieux, à le voir attraper de nouveaux articles, parce qu'il me semble pourtant que nous avons tout ce que nous étions venus chercher.
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Mer 22 Avr - 0:17


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— « Oui, par exemple. »

Pourquoi élaborer davantage, s’il avait compris ce dont je parlais ? Je n’avais pas envie de risquer de le vexer, alors que mon but premier n’était clairement pas de lui faire un cours de coréen improvisé. J’en étais venu à réfléchir à chaque mot que je prononçais, chaque commentaire que je faisais, lorsque j’étais parfaitement maître de moi-même. Cette réalisation me peinait à chaque fois qu’elle me traversait l’esprit, car j’aurais aimé être encore capable de parler à Eiji sans remettre en question tout ce que je pouvais dire et tout ce que je pouvais faire. Une capacité qui semblait hélas m’avoir échappé, au cours des derniers mois.

Alors, au lieu de réinventer la roue une énième fois, je me contentai de hocher la tête en un petit sourire, bien trop crispé à mon goût. Je n’étais plus capable de m’en empêcher, lorsque des pensées parasites venaient me hanter et cherchaient à me faire perdre pied. Pourtant, j’avais toujours le cœur tiraillé à l’idée de blesser Eiji une nouvelle fois, pour des raisons qui m’échappaient parfois. Nous pouvions tous les deux avoir mauvais caractère, nous montrer têtus… Mais je me demandais parfois si nous ne l’étions pas trop, chacun de notre côté, pour percevoir le véritable nœud du problème.

« J’ai pas vraiment eu le temps de me poser devant la télévision ces derniers temps… Mais j’ai entendu parler de Forest, quelque chose comme ça ? » J’avais hoché la tête en entendant le nom d’Itaewon Class. « Oui, celui-là aussi ! »

J’aurais aimé me dire que nous allions trouver le temps de nous installer ensemble devant un écran pour regarder quelques épisodes, mais je passais le plus clair de mon temps libre devant mon ordinateur à étudier ou à répondre à des messages professionnels. Ce métier ne me quittait jamais, et je n’avais même pas officiellement commencé. Évidemment, je ne pouvais blâmer personne d’autre que moi-même, et je n’en avais même pas forcément envie : je faisais le métier que je souhaitais faire, et les sacrifices que je faisais pour obtenir des résultats étaient nécessaires. J’allais avoir tout le temps de profiter d’Eiji et de sa présence une fois que j’allais avoir mon propre groupe et que je n’allais plus être obligé de suivre des cours supplémentaires et de répondre présent à chaque appel du vieux schnoque pour lequel je travaillais. En attendant, nous devions prendre notre mal en patience, l’un comme l’autre.

« On pourra se poser et choisir un des deux. » ajoutai-je rapidement, avant de reprendre ma promenade dans les rayons de la nostalgie.

« Non, pas vraiment. Ils étaient bruyants et souvent ivres. »

Je me souvenais avec amertume de ces types qui passaient leur temps à perturber les foules, qui avaient élu domicile dans le magasin où travaillait Eiji à l’époque. Moi, je venais chercher un semblant de calme, loin des cris qui se faisaient entendre presque tous les jours à la maison, quand j’étais dans les parages ; un moyen de disparaître de la vue de ma mère qui n’avait jamais réussi à m’accepter ; et je me retrouvais aux prises avec des individus qui me donnaient envie de leur envoyer un bol de nouilles brûlantes au visage afin de les faire taire. Je comptais à peine les fois où j’avais dû me contenir face à eux. Par peur plus qu’autre chose, hélas.

C’est que les mots que ma mère avait pu avoir à mon égard et la façon dont elle m’avait traité ne m’avaient pas aidé à avoir confiance en moi. Au lieu de m’affirmer, comme bien d’autres l’avaient fait, j’étais devenu cet être silencieux, qui peinait à exprimer ce qu’il éprouvait, de peur d’être remis à sa place pour avoir trop parlé. Un enfant qui, avec le temps, était devenu un adulte qui, dans sa vie personnelle, avait parfois beaucoup de mal à faire face à l’adversité. Un comble, quand on savait que je me destinais à une carrière qui allait me demander de mettre en avant ce que je pensais pour contrôler la vie d’un autre… Comme quoi l’ironie était parfois bien grande.

Repenser à cette période me faisait réaliser à quel point les choses avaient changé, tant pour lui que pour moi. Nous vivions ensemble, en tant que colocataires aux yeux du monde. Nous avions bâti, brique par brique, l’univers dans lequel nous évoluions depuis quelques années déjà… Et c’est précisément pour cette raison que j’avais peur, quand je voyais la tournure que pouvait prendre nos conversations. Quand je me surprenais à penser que je n’avais pas le temps pour certaines choses, que d’autres m’agaçaient. Je me demandais combien de temps il faudrait encore à notre travail pour s’effondrer et redevenir poussière. Une pensée bien malheureuse, évidemment.

« Hmhm… » Un petit rire m’échappa malgré moi, alors que je continuais mon chemin dans les rayons, un petit sourire fier au coin des lèvres malgré moi. « Bien rattrapé. »
Est-ce que ça suffisait seulement ?

Il m’arrivait de me poser des questions. De me demander ce qui le retenait exactement. Nous n’étions plus aussi actifs que nous avions pu l’être, et je ne me leurrais pas à ce sujet. Ce n’était pourtant pas que je n’en avais pas envie, j’étais juste… occupé. Encore, toujours occupé. Quand je rentrais du travail, j’étais épuisé, et lorsqu’un collègue décidait de nous offrir un verre, je n’en parlais même pas. D’un autre côté, je m’en serais voulu de le tenir rien qu’avec ça, et je n’avais pas envie que notre relation se résume à ce genre de choses… Encore des pensées que je n’étais capable de tirer au clair.

« Ouais on va faire ça, sinon on va acheter n’importe quoi. »

Je ne pouvais promettre que ça n’allait pas arriver, avec la fâcheuse tendance que j’avais à acheter des gadgets qui ne m’étaient pas d’une grande utilité ensuite, mais tout de même. Je m’efforçais de ne pas trop en ajouter, quand bien même mes réflexions rendaient ces gestes automatiques… Il fallait que j’arrête de me rendre fou.

« Oui, c’est là. » Je souris un peu, reposant les yeux sur Eiji. « J’aurais bien proposé Busan, mais je sais que t’aime pas trop ça. » Regarde, Eiji, je pense à toi… En étais-je vraiment à ce point effrayé à l’idée de le perdre ? Je me sentais parfois stupide de ne pas oser lui parler, de ne pas oser faire quoi que ce soit, si ce n’étaient de vaines tentatives comme celles-là. J’étais malheureusement trop buté, trop marqué par ce qui m’était arrivé quand j’étais plus jeune, pour oser risquer la moindre tension… Nous en connaissions déjà bien trop.

« C’est vrai, ça t’intéresserait ? » répondis-je directement, mon visage s’illuminant face à la réaction d’Eiji. Je voulais croire, en notre capacité à organiser quelque chose, notre capacité à nous retrouver. Nous n’aurions qu’à demander aux voisins de garder Simba jusqu’à notre retour, il n’y aurait certainement vu aucun inconvénient. Mon regard se reposa sur nos futurs achats et je réalisai que j’avais la main sur un paquet de chips que je laissai retomber parmi les autres articles, esquissant un petit sourire nerveux.

« Oui ! Pardon. J’ai du mal à m’en empêcher. »

J’avais pincé les lèvres avant de rire nerveusement, puis j’avais remis quelques objets dans le rayon où nous nous trouvions, avant de me diriger vers la caisse.

« Tu paies ? Je paie ? »

Ensemble, mais séparés. Je réalisais parfois à quel point les choses étaient compliquées depuis le début, pour nous. Pas parce que nous ne nous entendions pas, mais parce que nous évoluions dans un monde différent. Un monde où former une famille était une chose bien compliquée, pour des gens comme nous. Attendant la réponse, j’avais pris la direction de l’une des caisses pour commencer à déposer les articles sur le tapis roulant.
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My heart is burnt into ash It aches so much All of the sad songs we listened to as we walked together I don’t want to listen anymore, it’s too hard (a song written easily - oneus)
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Ven 8 Mai - 3:27


❝WHAT HAPPENS NEXT WHEN WE'RE ALL OUT OF BREATH TO BREATHE IN THIS MIRAGE? UNTIL I FALL APART, 'TIL DEATH DO US APART❞


— Il n'a pas eu le temps, dit-il. Voilà bien tout mon problème : Minwoo n'a jamais le temps. Pas le temps de parler ou d'en passer ensemble - à en croire que notre relation est devenue un accessoire au reste de sa vie, plus une priorité. Et si je sais que son travail est important, ce n'en est pas moins blessant pour autant. Il est vrai, les gens évoluent, nous aussi, et il semble naturel que notre couple en fasse de même. Mais j'aurais voulu penser qu'une évolution est quelque chose de globalement positif, hors, cela ne me semble pas être le cas quant à cette histoire au tournant bien trop souvent orageux. Son manque de temps appelle à ma frustration qui exacerbe un manque de patience déjà trop présent sans avoir besoin de tout cela, lequel créé les discordes qui nous secouent trop souvent. Ou quelque chose du genre, je n'en sais rien au fond, de ce qui ne va pas exactement entre nous. C'est suffisamment présent pour continuer de me préoccuper dans un instant de retombée, comme celui-ci, pourtant.

Et si je suis normalement le genre qu'on lit aussi facilement qu'un livre ouvert, je fais de mon mieux pour cacher ces préoccupations. J'aimerai simplement passer un bon moment, ce qui me semble pourtant compliqué, dernièrement.

"Forest...? J'ai du en entendre parler mais c'est flou." Mes connaissances en matière de dramas ne sont pas si étendues que cela. "Tu sais de quoi ça parle ?"

Avec un peu de chance, nous pourrons le découvrir tous les deux...mais me vient comme l'ombre d'un doute à ce sujet. Le temps que nous pouvons passer ensemble s'amenuise, à mon grand déplaisir, et voilà bien longtemps que nous n'avons pas pu faire quelque chose du genre tous les deux. Il me manque de partager ces choses avec lui, aussi futiles soient-elles : ce genre de détails sont des petites pièces qui viennent s'ajouter au puzzle de notre histoire. On ne les remarque pas, jusqu'à ce qu'elles viennent à manquer, empêchant l'ensemble d'être parfaitement harmonisé jusqu'à ce que nous puissions les retrouver. J'ai peur qu'elles finissent par être tout bonnement oubliées.

"Oui...ce serait bien."

Bien, oui. Mais je me demande tout de même si nous arriverons à trouver un instant pour ça. L'évocation de cette époque lointaine qu'est celle de notre rencontre me rend d'autant plus nostalgique en ce genre d'instants. Si j'imagine avoir changé aussi, j'aimerai pouvoir penser que nous en tant qu'ensemble ne l'avons pas fait - ce n'est manifestement pas le cas. Et si je veux me dire que j'aime Minwoo toujours autant, si j'en suis encore convaincu, il est difficile de ne pas être peiné lorsque tout semble s'effriter, dans ce lien qui nous unit depuis bientôt quatre ans.

"Oui...ils n'étaient pas toujours cool avec moi, non plus."

Sans être particulièrement agressifs, simplement grossiers.

"Je préférais largement quand c'était toi, qui venait. Mais ça va sans dire !"

Plus plaisant visuellement, déjà, il faut bien être honnête...mais pas que, et heureusement. Je souris à me souvenir de nos anciens instants, de ces conversations que nous avons pu avoir, lorsque je venais le rejoindre à sa table durant mes heures de pause, armé de la veste ridicule du magasin et d'un coréen encore bancal pour essayer de me faire comprendre de lui. J'aurais pu passer des heures à lui parler, ou griffonner des âneries dans mon carnet tandis qu'il travaillait je ne sais quel devoir visiblement contraignant...cette époque me manque, d'une certaine façon, autant que je suis heureux de voir que c'est ensembles que nous l'avons quitté. Je suis heureux de voir que ces petites heures volées ont évolué en un quotidien partagé, aussi divisé soit-il dernièrement - de le voir quelques instants dans ma journée de travail à le retrouver dès que je passe la porte de chez moi, de chez nous, il n'y a pas à hésiter sur là où se porte ma préférence. Je regrette parfois, pourtant, la facilité que nous avions alors à communiquer.

Il faut sûrement que je me fasse une raison : Minwoo n'est plus un lycéen ayant encore bien du temps à m'accorder, et la perte de ce statut n'est pas forcément pour me déplaire...je n'aurais simplement pas cru voir les choses changer à ce point, en ce qui concerne notre dynamique. J'ai simplement bien du mal à m'y faire, et à voir que les changements portés par l'âge nous affectent à ce point. Notre relation fut construite au fruit des années, j'ai peur de constater que des mois suffiraient à tout défaire. Et, plus que tout, je ne veux pas avoir à penser mon quotidien à nouveau sans lui. Parce qu'il est devenu un élément bien trop central de ce dernier pour que je puisse le voir en disparaître, et qu'il me manquerait bien trop - il est tout ce que j'ai toujours connu depuis que je suis arrivé dans ce pays, et si aujourd'hui, je ne m'y sens plus tellement comme un étranger, une pièce rapportée, c'est en grande partie grâce à lui.

Alors, je m'accroche un peu malgré moi à nos souvenirs et à cette époque où tout a commencé. Je souris à son évocation, ignorant la vague de nostalgie qui voudrait bien me submerger. J'essaie d'oublier qu'il me manque, même lorsqu'il est ici, à côté de moi. Je ris avec lui, même, de mes propres bêtises - parce qu'il faut bien faire vivre ce qui continue de subsister.

"Je ne rattrape rien, c'est la pure vérité ! Mets-toi donc à ma place..."

Mon sourire persiste, amusé. Je ne plaisante qu'à moitié : je suis sûrement plus possessif que de raison, il n'empêche qu'il est à moi et que je voudrais bien que les autres, malgré leur ignorance de la situation, respectent ça. Quant à lui...je lui fais toujours confiance, et encore heureux. Il me serait facile de douter, pourtant, puisque ces choses là ne se font plus entre nous aussi souvent que par le passé, et que je pourrais expliquer ce désintérêt par le fait qu'il ait trouvé mieux ailleurs...mais je ne le pense franchement pas. Une fois de plus, je me dis qu'il n'a pas le temps, et moi, je n'ai pas envie de l'embêter avec ça, quoique je ne suis pas un saint non plus - soyons clairs.

"Ah, je ne suis pas si mauvais en géographie que ça." Nouveau ricanement. Il faudrait sûrement que je me renseigne plus sur les attractions principales du pays où je vis depuis quatre ans déjà...je n'en ai pas franchement l'envie, pourtant. Ce n'est pas la beauté des paysages qui m'a fait choisir la Corée comme destination finale. "Hm, oui, c'est bien pensé. Merci."

Et je fronce le nez. Mon aversion pour la mer est sûrement quelque peu singulière, pour quelqu'un qui a vécu une majeure partie de sa vie dans des villes côtières...toujours est-il que la mer, ça me ramène facilement et bêtement à des endroits, et irrémédiablement des souvenirs que je préférerais oublier. C'est peut-être égoïste, mais si Jeju lui convient également...et l'important, n'est-ce pas de passer ce moment ensemble ?

"Bien sûr ! J'en serai ravi. Ça fait longtemps que l'on n'a pas fait ce genre de choses tous les deux."

Le voir s'éclaircir ainsi me fait plaisir, et cela se reflète à mon propre visage. De toute façon, l'espoir de pouvoir nous retrouver suffit à me mettre de bien meilleure humeur. Ce genre d'initiatives allègent un peu les peurs qui pèsent sur moi trop souvent, lorsque je pense à lui : parce que si nous y mettons tous les deux du nôtre, les choses devraient pouvoir s'améliorer, pas vrai ? J'ai envie d'y croire, parce que le contraire m'effraie.

"J'ai cru remarquer, oui..."

Je parle sur la pointe d'un rire. Voilà une autre chose sur laquelle nous ne nous accordons décidément pas - au risque de passer pour plus avare que je ne le suis, j'ai horreur de prendre plus que le nécessaire. On ne sait jamais - ça ne me quitte pas, cette idée. Je préfère me penser économe qu'autre chose, cela dit. Peut-être un peu trop prudent, dirons certains.

"Hmm...je vais payer."

Il me semble que moi, je serais payé bientôt, alors autant que je me charge de ça aujourd'hui. J'aimerai que nous n'ayons pas toujours à nous poser cette question, et qu'une vie commune nous soit facilitée...j'ai bien conscience pourtant que ce n'est pas demain la veille que les choses changerons. Je ne prétends pas refaire le monde, j'aimerais seulement qu'il me soit plus accueillant...mais bon, là n'est pas le moment de débattre intérieurement sur ce genre de sujets. J'ai déjà mes propres soucis à gérer - alors, sans plus m'étendre en réflexions, j'aide Minwoo à disposer nos articles sur le tapis avant de farfouiller ma poche et d'en tirer mon portefeuille.
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