Les carnets d'Eiji.

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Sakai Eiji
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Jeu 30 Avr 2020 - 16:43


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les lettres d'eiji ;
from : eiji, to : dad.


Correspondance de Sakai Eiji à l'intention de Sakai Masao. Écrite à Séoul, Corée du Sud, le 23 janvier 2020.

Papa,

Tu te demandes sûrement ce qui te vaut cette lettre. Et tu as probablement raison : après tout, n'y a-t-il pas maintenant quatre ans que nous n'avons plus échangé le moindre mot ? Moi-même, je ne sais pas vraiment pourquoi je t'écris.

Aujourd'hui, j'ai eu vingt-cinq ans. Un quart de siècle, comme me l'ont rappelé nombres de mes collègues et amis. Et je crois que c'est étrange pour moi que tu ne me vois pas passer ce nouveau palier, comme il est étrange de passer chaque nouvel anniversaire sans toi - celui-ci est particulier, j'imagine. Presque quatre ans se sont écoulés depuis la dernière fois que nous nous sommes parlé. J'imagine que ta vie a dû bien changer, en tout ce temps. J'ai vu par Internet qu'Izumi et toi aviez eu une fille, il y a quelques années. Félicitations, j'imagine que c'est la chose à dire...je ne peux pas dire que ça ne me fait pas bizarre, moi qui croyait rester fils unique. On peut dire que c'est toujours un peu le cas ? Puisque j'imagine que je ne la connaîtrais sûrement jamais, ce qui me fait un peu de peine, je ne vais pas le cacher. Mais c'est sûrement pour le mieux. Est-ce qu'elle saura que j'existe ? Tu ne me parlais jamais de maman, mais moi, je ne suis pas mort, alors est-ce qu'elle entendra parler de moi ? Si c'est le cas, j'espère que ce ne sera pas trop en mal...enfin, je m'égare.

C'est un peu bête, mais j'espère que tu auras pu apprendre de ce qu'il s'est passé entre nous pour l'élever elle ,même si j'en doute : je ne suis pas têtu pour rien. Je suis partie parce que tu ne me laissais pas respirer, ou exister pour qui je suis - j'espère qu'elle n'aura pas besoin de ça. Mais ce n'est pas pour te dire ça que je t'écris.

Je crois que mon but premier en t'écrivant cette lettre était de t'informer de ce qu'est devenue ma vie, en quatre ans. Je ne sais pas pourquoi j'y tiens, mais j'ai l'impression malgré tout que c'est important. J'imagine que tu n'es pas sans te souvenir de ma...situation, lorsque j'étais parti à Kobe. Je peux déjà commencer par te dire que l'actuelle est tout autre, et heureusement - tout ceci est une époque de ma vie que je ne tiens pas à revivre. Pendant un an, de mon retour à mon départ, j'ai travaillé dur pour ne plus partir de rien, et assurer mes arrières. Aujourd'hui, je pense que je n'ai plus à craindre de manquer comme j'ai manqué alors, et j'en suis d'ailleurs plutôt fier.

Voyons voir...il y a donc quatre ans de cela, j'ai déménagé à Séoul, comme tu l'auras compris de ma dernière note à ton intention. Il faut dire que mes premiers emplois n'étaient pas des plus plaisants, j'ai travaillé longtemps comme caissier dans une toute petite supérette...ce qui n'est pas si mal, puisque je n'avais aucun diplôme ni formation alors. Je parle au passé, puisque ce n'est désormais plus le cas. Il y a à peu près trois ans, j'ai commencé une formation de maquilleur. Tu ne te doutais sûrement pas que c'était l'un de mes intérêts, n'est-ce pas ? C'est quelque chose que j'ai toujours voulu te cacher. Aujourd'hui, et bien...c'est toujours en tant que maquilleur que je travaille. Te souviens-tu de Ai et de ces groupes d'idoles coréennes qu'elle aimait tant ? C'est de ce genre de personnes que je m'occupe, je travaille sur les plateaux de tournages, ce genre de chose. Je dois dire que je m'y plais beaucoup. Quoi d'autre ? J'ai un chien, Simba - drôle de nom pour un chien, j'en conviens...je suis avec quelqu'un, aussi, ça fait trois ans et quelques. J'imagine que tu n'approuverais pas puisque c'est un garçon, mais bon, je dois te dire que je m'en fiche un peu. Il s'appelle Minwoo, nous vivons ensemble depuis un bon moment. Je suis heureux qu'il soit dans ma vie. Je suis heureux, de manière générale. Et toi, est-ce que tu l'est ?

Tu sais papa, je dois dire que je suis plutôt fier de la personne que je suis devenue. Parce que j'ai un travail qui me plaît, un bon endroit où vivre, quelqu'un qui partage ma vie, que je suis généralement bien entouré...plus que tout, j'ai l'impression d'avoir réussi ce que j'étais venu faire ici, peu importe ce que c'est. Et puis je me demande si toi, tu serais fier de moi. J'ai l'impression que non, parce que je sais que beaucoup de mes choix sont des choses que tu n'aurais pas approuvées. Malgré tout, j'espère que oui.

Je vais bien. Je pense que c'est l'essentiel à te communiquer ici. Aujourd'hui, j'ai eu vingt-cinq ans, et je crois que je peux regarder sans trop de regrets ces vingt-cinq années passées. J'en ai quelques uns, bien sûr, mais de manière générale, je suis plutôt heureux de ma vie et de la personne que je suis - j'espère que tu pourras l'être aussi, et ce, même si nous ne nous parlons plus.

Je crois que je vais te laisser ici. Je n'ai plus grand chose à raconter, et je dois me préparer à sortir.

Au revoir, papa. J'espère que les choses continueront d'aller bien pour toi, et pour ta famille.

Eiji.

Une photo de lui est glissée dans l'enveloppe. Griffonné au dos : "Je n'ai pas tellement changé depuis la dernière fois que tu m'as vu, à part sur le plan capillaire...mais j'avais quand même envie que tu vois ça, je ne sais pas trop pourquoi. Avec moi sur la photo c'est Simba, mon chien."
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Dim 17 Mai 2020 - 3:44


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Correspondance de Sakai Masao à l'intention de Sakai Eiji. Écrite à Osaka, Japon, le 6 février 2020. Envoyée le 13 février 2020.

Eiji,

Je dois t'avouer que je n'ai d'abord pas su réagir à la réception de ta lettre. C'était bien la dernière chose que je m'attendais à trouver dans le courrier du matin, moi qui pensais ne plus jamais entendre parler de toi. Et pourtant, tu étais là, au milieu de la liasse de factures que me tendait Izumi sans y faire attention. Je n'ai pas osé l'ouvrir devant elle. À vrai dire, l'une des raisons qui m'ont rendu si long à la réponse, c'est que j'ai mis quelques jours à oser te lire. Je ne savais pas à quoi m'attendre : ta colère ? Des demandes quelconques ? Peut-être avais-tu besoin d'argent, qui sait. Mais pourquoi après quatre ans ? Qu'avait-il pu bien t'arriver ? Je mentirais si je disais ne pas avoir été inquiet. Je m'étais juré de ne plus l'être pour toi, tu sais : tu n'as jamais voulu de l'attention que je te portais, soit. Je ne veux plus gaspiller d'énergie à ton encontre si tu n'en veux pas, si je puis te parler honnêtement. Ton départ m'a bien fait comprendre que je m'agitais dans le vide. Pourtant, ce jour-là, je me suis fait du souci - brièvement, l'image que j'ai eue de toi en te retrouvant il y a quelques années à Kobe m'est revenue à l'esprit. Vulnérable, blessé, amaigri, toi qui avait préféré dormir dans la rue plutôt que te retrouver en ma compagnie...tu es têtu, Eiji, mais c'est en parti ma faute (tu le dis toi-même), puisque j'admets l'être tout autant.

Oui, j'ai eu peur de ce que j'allais trouver dans cette lettre. Je me suis rassuré, pourtant, en voyant que l'enveloppe indiquait une adresse retour - tu devais bien avoir un chez toi ! -, et j'ai fini par trouver le courage de te lire. Tu ne t'imagines pas ma surprise, lorsque j'ai compris que le simple but de cet écrit était de me donner des nouvelles...non, je ne l'aurai pas cru. Je te l'ai déjà dit : je pensais ne plus entendre parler de toi. Pour être franc, je m'étais accommodé de la situation, sans pouvoir prétendre que peu m'importe, après tout, moi qui ait déjà perdu une femme, devrai-je rester indifférent face à la perte d'un fils ? D'autant plus lorsque le départ est volontaire. Tu me fuyais. Je mentirai si je prétendais ne pas t'en vouloir pour cela.

Oh, je ne peux pas dire que j'en ai été très surpris. Tu me parles dans ta lettre du travail effectué durant cette année que tu as passée à la maison, après ton retour de Kobe. Tu me parles de tes économies. Ne crois-tu pas que je n'ai rien remarqué ? Toutes ces heures supplémentaire alors même que tu vivais de mes revenus. Tout cet argent gagné mais si peu de choses achetées. Je ne suis ni aveugle, ni stupide, Eiji. J'ai simplement, j'imagine, préféré jouer à celui qui ne voit pas plutôt que de me dire qu'une fois de plus, tu préférerais te dérober à ma présence. Ai-je donc été, à tes yeux, un si mauvais père ?

Tu me parles de Mai - c'est ainsi que se prénomme ta petite sœur -, tu me dis espérer que je ne reproduirais pas dans son éducation les erreurs de la sienne. Pourtant, je n'estime pas avoir fondamentalement mal agi en m'occupant de toi, toutes ces années. Je reconnais être un père strict, sûrement plus avec toi que je ne le suis avec elle, oui. Peut-être parce que tu es l'aîné, peut-être parce que tu es un fils, peut-être parce que j'avais déjà perdu ta mère et ne pouvais me faire à l'idée de te voir mener une vie qui te mènerait à ta perte...oui, j'ai toujours été poussé par le puissant désir de te guider jusqu'au droit chemin, celui qui te garantirait une vie longue, heureuse, ne manquant de rien. Malheureusement pour moi, pour nous deux en réalité, tu t'es toujours obstiné à n'en faire qu'à ta tête, n'écoutant rien de ce que je pouvais te dire, estimant sans doutes que j'étais trop dépassé pour savoir ce qui était bon pour toi - qu'en sais-je, moi. Je ne pourrais prétendre te comprendre, Eiji.

Malgré tout, accepte s'il te plaît de me croire, lorsque je t'assure que j'ai toujours agit pour ton bien et dans ton unique intérêt : ne sais tu donc pas que de la mort de ta mère jusqu'à ma rencontre avec Izumi, tu étais tout ce que j'avais ? Plus de femme, peu d'amis, et un fils qui, au fil des années, semblait de plus en plus réticent à l'éducation que je tentais tant bien que mal de lui donner. Non, je ne suis pas désolé, tu sais. J'estime avoir fait ce que je pensais, ce que je pense toujours être le mieux pour toi - peut-être sommes nous juste trop différents ? Je n'ai plus, aujourd'hui, cette grande solitude face à la parenté qui était la mienne lorsque tu étais enfant. Tu aurais donc raison de croire que les choses seront probablement plus facile pour elle et moi qu'elles l'étaient entre toi et moi. Et pour répondre à ta question, si Mai n'a pas entendu parler de toi jusqu'alors, je n'ai aucune opposition à le faire pour peu qu'elle le demande - vois-tu, elle n'a que trois ans...mais si un jour, elle me demande qui est le garçon sur la photo qui traîne dans mon portefeuille, je n'aurai aucun souci à lui répondre qu'il est son frère, un frère vivant loin de nous (il s'agit de celle que nous avons prise lorsque tu as reçu ton diplôme du lycée. J'ai toujours aimé cette photo).

Sur une note plus positive, je suis heureux de savoir que tu te portes bien, et que tu sembles avoir aujourd'hui une situation stable. Il m'est étrange de me dire que mon fils est devenu un adulte, et qu'il se comporte comme doivent le faire ceux qui écopent de cette dénomination...mais cela me soulage, malgré tout. Une fois encore, je n'oublie pas l'état dans lequel je t'ai retrouvé, il y a cinq ans de cela. Il me plaît de savoir que tu ne manques de rien, et que tu ne sembles pas craindre que cela arrive - j'ose imaginer que tes mésaventures passées t'auront rendu assez conscient de ces choses-là pour que si tu ne penses pas risquer le manque, c'est que tu n'as, en effet, pas à t'en faire.

Tu me dis être heureux. Et j'imagine que c'est la première chose à savoir pour moi, après tout ce temps - j'en suis satisfait. Je t'avouerai que les voies que tu as choisies, je ne les approuve pas, comme tu t'en douteras sûrement. Quoique je n'en sois pas étonné, Eiji, tu as toujours eu des goûts...particuliers. Non, ce ne sont pas ces chemins-là que je voulais te voir emprunter, pas vers là que j'ai essayé tant bien que mal de te guider - de toute évidence, j'ai échoué. Je t'imaginai dans un bureau, je t'imaginai au bras d'une femme qui te donnerait des enfants. Enfin, tu n'as certes que vingt-cinq ans...la jeunesse forge les expériences. Pourtant, Eiji, toi qui n'a suivi aucune des voies que j'aurai voulu tracer pour toi, qui n'était armé que de ton diplôme de lycée et de ton effronterie, il semblerait que tu ait réussit à t'offrir une vie stable, un foyer, un quotidien qui te plaît. Et de cela, je suis infiniment reconnaissant - envers qui, je ne sais pas, mais crois-bien que je le suis. Après tout, malgré les divergences de formes, il me semble que la stabilité, le bonheur, une personne vers qui se tourner...voilà ce que tout père souhaiterait à son fils. Peut-on parler de fierté ? Je ne pense pas. Tu as réussi à partir de rien, je ne te retirerais pas ce mérite. Malgré tout...Eiji, j'ai toujours été franc avec toi, ça ne changera pas, malgré le risque de m'attirer ainsi un nouveau silence long de quatre ans. Tes choix de vie, de compagnie, de métier, de pays...ne sauraient me plaire réellement. Tu as passé l'âge des leçons de morale, cela dit, et j'estime que là n'est pas le moment idéal pour cela - je m'abstiendrai donc de tout autre commentaire.

Il y a deux semaines, tu as eu vingt-cinq ans. Voilà un palier de ta vie que j'ai longtemps pensé te voir franchir. Tu es devenu un homme, Eiji, tu n'es plus l'enfant, ou l'adolescent que j'ai connus. Tu as sûrement mûri. Moi, je me contenterai de te souhaiter un joyeux anniversaire, avec beaucoup de retard, tu m'en pardonneras. Je suis content de savoir que tu vas bien - moi aussi, je vais bien. Je suis heureux. Tant mieux si tu l'es également.

Je pense qu'il est temps pour moi de conclure une lettre déjà bien trop longue. Au revoir, Eiji. J'espère que les choses continueront de bien se passer de ton côté. Égoïstement, et contre toutes attentes - y compris les miennes -, j'espère continuer à avoir de tes nouvelles, de temps à autres. Dans le cas contraire ? Eh bien. La vie continuera son cours, j'imagine.

Prends soin de toi, Eiji.


Ton père.

P.S : Le chien est beau. De quelle race est-il ? Je ne suis pas très friand de ta nouvelle couleur de cheveux, mais la longueur te va bien.
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Jeu 9 Juil 2020 - 17:56


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when the party's over.


Carnet personnel de Sakai Eiji, écrit à Kobe, Japon.

03.10.14. Vingt heures et des brouettes, je dirais ? Ma batterie est à plat.

Je crois qu'il est temps pour moi de m'éloigner un peu de ce parc-ci, parce que voilà quelques jours que des types assez étranges traînent dans le coin. Oh bien sûr, on croise souvent des gens pas très net, quand on vit sous une bâche...beaucoup de quarantenaires ivres en permanence, de ce que j'ai pu remarquer. Des ivrognes, ça me va encore. Et puis, il y a ceux qui, comme ces garçons à peine plus vieux que moi qui se rassemblent pas loin, préfèrent donner leur conscience à d'autres choses encore. Je ne sais pas exactement ce qu'ils fument, tout ce que je sais, c'est que ce n'est sûrement pas légal, et que ça les met dans des états assez flippants. Moi, je ne touche pas à ce genre de choses, je ne bois même pas, depuis que je suis arrivé ici - déjà, parce que j'ai déjà à peine de quoi me nourrir, et puis...je crois que je n'ai pas envie de finir comme ces mêmes hommes que je vois, ivres du matin au soir. Une question de dignité, ou quelque chose du genre. J'imagine qu'eux ont préféré la perdre pour préserver...je ne sais quoi. Oh, des produits comme ceux que prennent les garçons d'à côté, on m'en a déjà proposé, une fois. J'ai refusé, naturellement.

Pourtant, je commence à les comprendre, au fond. Les ivrognes et les toxicos. Je commence à saisir le besoin de fuir la réalité aussi longtemps que possible, d'altérer sa conscience quitte à laisser de côté son corps, sa dignité, et puis tout le reste pour que plus rien ne compte. Parfois, j'ai l'impression de le ressentir, mais j'arrive à rester positif et à me dire que tout ça est temporaire - sauf que voilà, ça fait déjà sept mois que je vis dans cette situation "temporaire". Et à force, j'ai l'impression d'être dans une impasse : parce que comment je pourrais sortir d'ici ? Rentrer à Osaka, ce n'est pas une option. Mais plus les mois passent, plus j'ai l'impression que trouver une forme de stabilité deviendra compliqué. Et j'ai peur. Si je finissais ma vie ici, à la rue ? La solitude ne m'aide pas à rester optimiste. Ai a pris la fuite, et parfois je me dis que j'aurai du faire pareil. Je me demande ce qu'elle fait, si elle est rentrée chez ses parents, ou tout simplement partie ailleurs. Elle me manque. Elle me manque déjà tellement. Et puis je me sens seul, terriblement seul. Elle n'est partie que depuis quelques jours, mais j'ai déjà l'impression que ça fait une éternité - j'imagine que la solitude pèse plus vite, plus facilement dans ce genre de situations. Et puis, elle m'a abandonné. Je crois que c'est ça qui fait le plus mal.

Parfois, j'ai peur de finir comme ces gens-là, ceux dont je parlais plus haut, ceux qui m'effraient souvent, parce que je ne sais pas de quoi ils sont capable. Dieu que j'ai peur de ça. De perdre totalement l'espoir de retrouver une vie normale, et d'avoir ce besoin d'échapper à la réalité qui me pousse à oublier jusqu'à ma dignité. Alors, je me raccroche à ce que je peux, à mes espoirs et à mon optimisme - il est difficile à conserver, même pour moi qui le suis d'habitude un peu trop. Je me dis qu'un jour, les choses s'amélioreront, d'elles-mêmes ou pas. J'essaie, du moins. Il faut bien. En ce moment, je n'ai plus que ça, l'espoir. Et c'est bien ça qui me fait peur : qu'est-ce que je ferais, quand j'aurai épuisé mes dernières réserves ? L'écrire le rend encore plus réel. Je vais m'arrêter pour ce soir, je pense. De toute façon, il commence à cailler, je risque d'avoir du mal à continuer.
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