AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Lights, Camera, Action ! :: Munhwa Broadcasting system :: plateau de tournage

Do you believe in destiny, that's something very strange.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant

Messages : 92
Age : eighteen.
nom de scène : Noa(h).
occupation : trainee, compositrice, parolière, street performer, âme errante.
avatar : jung soojung, she's a godness. (cr : neoxvenus)
Points : 190

knockout g
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lights-camera-action.org/t2114-nunhwa-if-you-could-read-my-mind-you-d-be-in-tears http://www.lights-camera-action.org/t2139-nunhwa-youre-music-everyone-else-is-noise http://www.lights-camera-action.org/t2260-nunhwa-path-of-unhappiness http://www.lights-camera-action.org/t2214-nunhwa-whisper-to-me-softly
Message
Mar 27 Sep - 0:20

You can try to hide it,
but you'll see that you can’t
Quand je panique la mécanique de mon cœur déraille au point que je me prends pour une locomotive à vapeur dont les roues décollent dans les virages. Je voyage sur les rails de ma propre peur. De quoi ai-je peur ? De toi, enfin de moi sans toi.



L’art du stalking est un secret jalousement conservé et cultivé, si bien qu’aucun manuel ne pourrait expliquer avec justesse et impartialité l’inspiration profonde qui ébranle et anime ces cœurs perdus dans la contemplation d’autrui. Une curiosité, un simple regard porté sur un détail avant de se perdre sur d’autres, encore plus futiles et vains. Puis, une obsession, un besoin inexpliqué de toujours vouloir en savoir plus, tellement, voire mieux que la personne elle-même. Elle épie, elle assemble les pièces du puzzle, elle fantasme d’une réalité qu’elle imagine dans toute son imperfection, lissée et dorée. Cachée, déguisée, transformée, pas un jour ne se passe sans qu’elle ne revête un costume différent. La passante en vélo qui a une soudaine panne, l’étudiante qui donne rendez-vous à des camarades pour manger une glace, la caissière d’un petit café-restaurant, l’amie qui rend service à sa voisine en lui arrosant les fleurs ; le quotidien la dissimule, elle se fond dans le décor de la routine. Indifférente, souriante, déprimée, rêveuse, les masques sont savamment ajustés, mais au fond, son regard glisse toujours vers la même personne. Lui. Lui dont le nom est connu mais qu’elle chérit secrètement, qu’elle n’ose à peine prononcer comme s’il était l’héritier de celui Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Son souffle se coupe, son cœur bat à vive allure à chaque fois qu’elle l’aperçoit, que leur épaule se frôle maladroitement, volontairement de sa part. Elle se cache mais désire être trouvé. Elle laisse des indices, des mots clefs qu’elle répète, qu’importe le rôle, elle sème de petits cailloux blancs en espérant que le clair de lune, une nuit, illuminera son chemin. De l’ignorance obscure, il épousera la lumière de la connaissance.

Mordillant le bout de sa paille, elle continue de s’interroger, de le questionner silencieusement : à quoi peut-il penser ? Est-il fatigué ? Qu’a-t-il envie de faire ? Est-ce qu’il n’a pas trop chaud ? Aujourd’hui, Nunhwa est une simple assistante styliste. Rien de plus simple, surtout après avoir gentiment approché la styliste principale, lui avoir glissé des compliments comme le fait qu’elle soit un modèle à atteindre en terme de carrière. Écouteurs aux oreilles en guise d’excuse si jamais elle rate une directive, elle observe les acteurs sur la scène, répétition avant le tournage. Ils sont trois, voire quatre, mais elle ne voit que lui. L’heure passe et il est temps que les acteurs enfilent leur costume. Elle s’approche de la loge, salle qu’elle préfère pour ces nombreux miroirs, ne loupant alors aucune discussion, et réajuste sur son nez, ces lunettes rondes lui dévorant le visage. Elle jette sa brique de jus. « Il fait bon aujourd’hui » dit-elle à la styliste, pile quand il s’approche. Elle commence toujours par cette phrase après tout, à chaque fois. « Mais s’il pleut ce week-end… », suspens, il est temps pour elle de changer la configuration de ses stimuli, de ses messages codés, « j’irais bien perdre une après-midi voir cet aquarium. » Pas une seule fois, son regard croise le sien. La styliste lui demande alors d’attraper une tenue déjà préparé et de donner à l’acteur en question, occupée à s’occuper la partenaire d’écran de celui-ci. « N’hésitez pas à le dire, s’il y a besoin de réajustement. Il devrait être parfait. »

made by pandora.



Revenir en haut Aller en bas

Messages : 111
Age : 22 ans
nom de scène : Il utilise le pseudonyme J.kill pour tout ce qui est scénarios et compositions (paroles) personne ne sait que c'est lui.
occupation : Acteur † Scénariste & Parolier de façon anonyme
avatar : Park Bo Gum
DC : obt / kw / kom
Points : 52

yuseong m
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/
Message
Mar 27 Sep - 11:21

Every man gotta right to decide his own destiny.
On croit toujours que certaines relations sont si fortes qu'elles pourront résister à tout, mais ce n'est pas vrai. La confiance qui s'étiole, la lassitude, les mauvais choix, les soleils trompeurs de la séduction, la voix chaude des sales cons, les longues jambes des sales connes, les injustices du destin : tout concourt à tuer l'amour. Dans ce genre de combat inégal, les chances de victoire sont minces et tiennent plus de l'exception que de la règle.



La journée semblait longue. Ca faisait longtemps et ça me rendait un peu nostalgique. Je sortais de mon service militaire et j’avais pris mon temps pour tourner à nouveau. Me laissant surement désirer du public qui attendait mon retour avec grande impatience. Script entre les mains, je relisais d’un œil rapide mes lignes répétant dans ma tête sans trop de difficulté. J’avais une facilité à mémoriser mes lignes assez impressionnante. Quand on commence si jeune ça devient une habitude. Tapotant doucement mes doigts sur le petit bouquin, je le fermais avant de relever la tête. Fixant les autres acteurs un soupire s’échappa d’entre mes lèvres avant de détourner le regard. Sympathiser avec eux ? Je n’avais pas très envie. Dévisageant les gens qui travaillaient autour de nous, je m’arrêtais sur une fille de l’éclairage qui portait un short bien trop court. Secouant la tête sous cette horreur, je fis signe à mon manager de m’apporter un café. Jetant le script je me levais pour me dégourdir les jambes. La fatigue commençait à se faire sentir. M’inclinant tout en souriant au producteur, je me dirigeais vers l’extérieur de la pièce pour pouvoir profiter pleinement de mon café et m’éloigner un peu de ce monde qui s’agitait bien trop et en faisait tout un plat pour grand-chose. Ne laissant pas les acteurs dans le silence et le temps de se reposer. Attrapant mon gobelet, je regardais à l’intérieur. « Un café serré avec un demi sucre roux et quatre cuillères de crème. » Mon sourcil s’arqua, la commissure de mes lèvres se redressa. « Bien. » Voilà comment je buvais mon café. Et pas autrement. Le portant à mes lèvres, j’en bus une gorgée avant de sourire doucement. Enfin quelque chose de bon dans cette journée. Prenant le temps de déguster le café, pensant à mille et une choses, je finis par jeter le gobelet une fois vide pour me diriger dans la loge. Il allait falloir changer de tenue. M’installant sur une chaise je laissais la maquilleuse faire quelques retouches, de même pour le coiffeur. Livre dans les mains, je lisais pour la énième fois l’histoire de dame Pak. Fermant le bouquin une fois les retouches finies. Je le posais avant de chercher du regard les stylistes. « Mais s’il pleut ce week-end… » Cette phrase me fit froncer les sourcils. Une impression de déjà vue. Il ne pleut pas ce week-end que je sache. Et pour la énième fois j’avais l’impression d’avoir déjà eu cette réflexion interne. Un soupire s’échappa d’entre mes lèvres. « N’hésitez pas à le dire, s’il y a besoin de réajustement. Il devrait être parfait. » Attrapant la tenue, je la regardais rapidement avant de tourner le regard vers la styliste. « Si vous avez bien fait votre travail, il ne devrait pas y avoir besoin de retouches. » Grand sourire, je quittais les lieux pour aller me changer. Faisant bien attention à ne pas abîmer la tenue. Ni ma coiffure au passage. Passant mes mains sur le haut pour le tirer et l’ajuster, je revins auprès des stylistes. « Quel genre de chaussures est prévue avec la tenue ? » je me fixais dans un miroir tout en parlant pour voir si rien ne clochait.

made by pandora.





Revenir en haut Aller en bas

Messages : 92
Age : eighteen.
nom de scène : Noa(h).
occupation : trainee, compositrice, parolière, street performer, âme errante.
avatar : jung soojung, she's a godness. (cr : neoxvenus)
Points : 190

knockout g
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lights-camera-action.org/t2114-nunhwa-if-you-could-read-my-mind-you-d-be-in-tears http://www.lights-camera-action.org/t2139-nunhwa-youre-music-everyone-else-is-noise http://www.lights-camera-action.org/t2260-nunhwa-path-of-unhappiness http://www.lights-camera-action.org/t2214-nunhwa-whisper-to-me-softly
Message
Mer 28 Sep - 0:24

You can try to hide it,
but you'll see that you can’t
Quand je panique la mécanique de mon cœur déraille au point que je me prends pour une locomotive à vapeur dont les roues décollent dans les virages. Je voyage sur les rails de ma propre peur. De quoi ai-je peur ? De toi, enfin de moi sans toi.



L’infiltrée ne s’attendait pas à ce qu’il reconnaisse, c’était impossible et elle aimait cette cadence imparfaite que dessinait cette relation à sens parfaitement unique. Imparfaite, laissant durer le suspense qui n’attendait qu’une chose, qu’elle fasse en entrée en scène. Timide, intimidée, elle hésite et aime sa place de simple figurante dans l’univers de cet homme qui ne la connait absolument pas, qui ne se préoccupe pas de son existence. Même un mouton de poussière reposant sur son épaule aurait plus de chance d’avoir son attention, qu’elle, qui était juste en face de lui – bien qu’elle l’ait été depuis longtemps, plus qu’il ne puisse l’imaginer. « Si vous avez bien fait votre travail, il ne devrait pas y avoir besoin de retouches. » Naturellement, elle acquiesce et esquisse un demi-sourire, ce n’était pas son travail mais pour autant, si elle le reprenait, elle avait peur qu’il se froisse. Surtout si elle devait systématiquement le corriger. Elle se contente de se taire, de sourire, de ne dire aucun mot, de le suivre du regard jusqu’à ce qu’il quitte la loge. La tension baisse et quasiment automatiquement, ses épaules s’affaissent, soulagée d’un fardeau ou plus précisément d’un stress. Elle n’a pas le temps de rêvasser qu’elle voit les lèvres de la styliste s’apprêter à prononcer son nom. Promptement, sans attendre, elle la rejoint pour l’aider à tenir ses outils tandis qu’elle rajuste une tenue, celle de l’actrice principale. Elle a pris du poids, juste un petit peu. Si jolie et si célèbre, Nunhwa ne pouvait s’empêcher d’éprouver de la jalousie teintée surtout d’envie ; renommée, adulée, elle allait prochainement fouler le tapis rouge pour les cérémonies des Awards, et certainement être récompensé. Peut-être pas pour cette production mais la précédente. Elle misait gros, en tentant pour la première fois de sa jeune carrière, un rôle historique. La trainee le savait, rien ne pouvait lui échapper, cette femme était reliée à celui qu’il traquait.

Ce dernier revint, elle le sut en apercevant son reflet s’avancer dans la pièce ventilée. Ventilée car ils étaient plus d’une quinzaine à s’agiter pour seulement trois acteurs, mais il faisait terriblement chaud. La température montait d’un cran, en un rien de temps malheureusement. « Quel genre de chaussures est prévue avec la tenue ? » Tel un Narcisse se contemplant, il ne s’intéressait pas à elle, et c’était parfaitement légitime, elle était là pour l’assister et c’est ce qu’elle fit en posant à ses pieds, les chaussures destinées à sa tenue. Elle avait anticipé sa question à vrai dire. Rapide et efficace, c’était des qualités qu’on lui donnait souvent, qu’importe ses rôles en vérité. « Elles vous seront confortables lorsque vous allez devoir rester debout longtemps » ajoute-t-elle sans se préoccuper de savoir s’il l’écoutait, avant de se baisser pour l’aider à se chausser. Soulevant délicatement son pied pour changer ses chaussures pour celles assorties à son costume. Se relevant, elle le regarda, du moins indirectement puisqu’elle observa le reflet de ce dernier.  « Est-ce à votre convenance, votre majesté ? » demanda-t-elle, maîtrisant parfaitement cette élocution si ancienne, propre à Joseon.

made by pandora.



Revenir en haut Aller en bas

Messages : 111
Age : 22 ans
nom de scène : Il utilise le pseudonyme J.kill pour tout ce qui est scénarios et compositions (paroles) personne ne sait que c'est lui.
occupation : Acteur † Scénariste & Parolier de façon anonyme
avatar : Park Bo Gum
DC : obt / kw / kom
Points : 52

yuseong m
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/
Message
Dim 2 Oct - 14:07

Every man gotta right to decide his own destiny.
On croit toujours que certaines relations sont si fortes qu'elles pourront résister à tout, mais ce n'est pas vrai. La confiance qui s'étiole, la lassitude, les mauvais choix, les soleils trompeurs de la séduction, la voix chaude des sales cons, les longues jambes des sales connes, les injustices du destin : tout concourt à tuer l'amour. Dans ce genre de combat inégal, les chances de victoire sont minces et tiennent plus de l'exception que de la règle.



Le tournage était fastidieux et long. Un drama historique ce n’était pas pratique, c’était toujours bien plus compliqué et long. Entre les costumes, les paroles ou il fallait se réhabituer au langage d’antan et aux nombreux caprices des producteurs, scénariste et autres… Autant dire que c’était loin d’être facile. Beaucoup pensait que plus on était connu et plus on avait des exigences. Concrètement je n’étais pas chiant sur ce point-là. Mon rôle était mon rôle. Il m’arrivait parfois de parler avec le scénariste ou le producteur pour une scène par ci et par là, tout ça de façon gentille. On acceptait c’était bien, on refusait je ne polémiquais pas. Pourquoi ? Parce que j’étais de ce milieu-là. Je savais le ressentis que ça pouvait donner. Certains acteurs se pensaient indétrônable. Et pourtant. La roue tournait. Souriant faiblement à cette pensée je caressais doucement une bague que j’avais à l’index qui faisait partie du personnage que je jouais avant de relever la tête pour regarder un peu autour de moi. Peu de gens se mêler à moi. Pari crainte ? Surement. Je n’étais pas gentil, je n’étais pas méchant pour autant. Je détestais le travail mal fait. Les gens lents et fainéants. Je détestais ceux qui faisaient mal leur boulot. Tout comme je détestais l’actrice principale qui n’était autre qu’une idole qui pensait avoir tout gagné de par sa renommée. Sa plastique était bien trop parfaite pour être vraie, et son sponsor devant être aussi vieux que mon grand-père. Ne cherchons pas plus loin. Je ne l’aimais pas. Heureusement que le reste du casting rattraperait son jeu surfait. Demandant à l’une des stylistes mes chaussures je la vis me les apporter rapidement. « Elles vous seront confortables lorsque vous allez devoir rester debout longtemps » Allant pour répondre, je me stoppais dans mon élan. Sourcils froncés, je la regardais surprise. Elle me prenait vraiment de cours. Depuis quand une styliste me mettait mes chaussures à mes pieds ? Clignant des yeux, je regardais la brunette en la laissant tout simplement faire. « Est-ce à votre convenance, votre majesté ? » De surprise en surprise je l’observais quelques instants, penchant la tête sur le côté, je restais quelques secondes silencieux avant d’ouvrir la bouche. « Levez-vous, je vous prie. » Langage ancien je la fixais de façon différente. Son ton m'avait donné envie de m’entraîner. Peut-être parce son ton ancien m'avait inspiré. Me reculant, j'attrapais mon script à la volé, l'ouvrant avant de le plaquer contre mon buste pour cacher ma tenue. Je souris doucement. « Et vous ? Que faîtes-vous ici ? » Je tapotais doucement le script du doigt pour lui faire comprendre d’enchaîner.
made by pandora.





Revenir en haut Aller en bas

Messages : 92
Age : eighteen.
nom de scène : Noa(h).
occupation : trainee, compositrice, parolière, street performer, âme errante.
avatar : jung soojung, she's a godness. (cr : neoxvenus)
Points : 190

knockout g
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lights-camera-action.org/t2114-nunhwa-if-you-could-read-my-mind-you-d-be-in-tears http://www.lights-camera-action.org/t2139-nunhwa-youre-music-everyone-else-is-noise http://www.lights-camera-action.org/t2260-nunhwa-path-of-unhappiness http://www.lights-camera-action.org/t2214-nunhwa-whisper-to-me-softly
Message
Sam 15 Oct - 0:43

You can try to hide it,
but you'll see that you can’t
Quand je panique la mécanique de mon cœur déraille au point que je me prends pour une locomotive à vapeur dont les roues décollent dans les virages. Je voyage sur les rails de ma propre peur. De quoi ai-je peur ? De toi, enfin de moi sans toi.



Ce n’était qu’une simple plaisanterie, ou un prétexte pour engager la conversation avec cet homme qui jusque-là, ignorait ingratement son existence. Pour la première fois, il semblait réellement la voir, la surprise qu’elle lisait dans son regard l’amusait et fit étendre ce sourire rieur qu’elle avait déjà. Alors qu’elle s’était engagée seule, dans un jeu de sa propre invention, dans un jeu où elle fixait les propres règles et dont elle était la seule joueuse et maître à bord, il s’impose sur l’échiquier contre toute attente. Elle cligne des yeux, une fois, deux fois, trois fois et se ressaisit sans aucune difficulté, prise par surprise mais jamais très longtemps, les nouvelles règles se dévoilent et elle accepte le défi sans peur. « Levez-vous, je vous prie.  » Son corps obéit tandis que ses pensées sont ailleurs, à recalculer tous les paramètres qu’elles avaient préenregistrés et analysés. Elle tente d’ajuster la pente, mais abandonne. Toutes ces données, effacés, rien de plus inutile que de s’encombrer l’esprit par de pareilles inexactitude.

Ses plans tombaient dans l’hypothétique, à son plus grand plaisir, rien dans son expression trahissait son excitation, elle laissait même croire qu’elle était un peu prise au dépourvu, décontenancée tout comme l’actrice principale qui se trouvait juste derrière lui, assise en train de se faire maquiller. Elle n’était pas la seule en vérité, tout le monde bruyant et dissipé s’était arrêté un instant pour les observer. Juste un court moment, avant de reprendre leur activité, par peur de contrarier la styliste en chef voire même le réalisateur. Mais leur réaction était plus que légitime, l’acteur semblait avoir sa réputation, et surtout, il n’y avait aucune de ne pas être surpris au fond alors qu’il agissait et répondait de la sorte, à une simple employée à temps partiel. « Et vous ? Que faîtes-vous ici ? », elle l’observe sans être certaine de comprendre où elle en venir jusqu’à ce qu’elle fasse le lien, l’indice crucial du script qu’il plaqua contre sa poitrine, mais à l’envers. Son regard glisse sur les lignes du texte, elle mémorise pour ne pas avoir à de nouveau les lire, à chaque fois. « Oh, je fais des corvées » dit-elle, en chuchotant, avant de regarder autour d’elle, balayer du regard ce qui les entourait pour en revenir à lui, planter son regard insouciant dans le sien. « Par hasard, n’aurez-vous pas vu le prince héritier ? » Si elle semblait jouer le jeu, celui-ci s’avérait assez dangereux, pour la simple raison que ce n’était pas l’endroit idéal, ni même le moment. Ils ne faisaient que gêner plus qu’autre chose. Lui en se tenant ainsi, debout au milieu et elle a ne pas finir ses propres et véritables corvées. Du moins, la styliste ne lui avait demandé que de s’occuper de la tenue de Jiwoon. C’était sa seule mission, jusqu’à nouvel ordre. Et d’ailleurs, celle-ci les observait mais n’osait pas interrompre l’acteur.

made by pandora.



Revenir en haut Aller en bas

Messages : 111
Age : 22 ans
nom de scène : Il utilise le pseudonyme J.kill pour tout ce qui est scénarios et compositions (paroles) personne ne sait que c'est lui.
occupation : Acteur † Scénariste & Parolier de façon anonyme
avatar : Park Bo Gum
DC : obt / kw / kom
Points : 52

yuseong m
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/
Message
Dim 23 Oct - 10:44

Every man gotta right to decide his own destiny.
On croit toujours que certaines relations sont si fortes qu'elles pourront résister à tout, mais ce n'est pas vrai. La confiance qui s'étiole, la lassitude, les mauvais choix, les soleils trompeurs de la séduction, la voix chaude des sales cons, les longues jambes des sales connes, les injustices du destin : tout concourt à tuer l'amour. Dans ce genre de combat inégal, les chances de victoire sont minces et tiennent plus de l'exception que de la règle.



Je ne saurais réellement expliquer ce qu’il m’a pris. Mais de la voir ainsi, et ayant envie de pouvoir réviser mon script, je l’avais aidé à se relever tout en rentrant dans le script, ni plus ni moins. Est-ce qu’elle allait suivre ? Jouer le jeu et ne pas me regarder comme si j’étais un alien ? Je ne savais pas. Elle m’inspirait bien plus que l’actrice principale. Actrice qui ne s’impliquait pas réellement dans le script. Ce qui me rendait assez désagréable avec elle. Même si pour cela, de base, il ne m’en fallait pas beaucoup. « Oh, je fais des corvées » Bien. Elle avait compris. Un simple hochement de tête, je restais silencieux, sans rien dire de plus. J’ignorais les gens qui pouvaient nous regarder, l’habitude sûrement. J’étais dans mon rôle, j’attendais la suite, pour pouvoir agir à mon tour. « Par hasard, n’aurez-vous pas vu le prince héritier ? » Relevant le regard vers elle, d’un air surpris, j’entrouvris la bouche avant d’en sortir un simple onomatopée. « Oh ? » Paraissant surpris, plus qu’il n’en fallait, j’essayais de cacher le fait, que le prince héritier, c’était moi. « Non. » Ajoutai-je en jouant sur le regard, le détournant légèrement du sien. Normalement, dans le script, quelqu’un vient nous interrompre. Nous demandant de partir, ou du moins, demandant à elle de partir, puisqu’il ne voit pas mon personnage. Et c’est là, le moment crucial de l’épisode, lorsque mon personnage révèle alors, qu’il est le prince héritier. Tout simplement. Une scène qui allait les rapprocher à coup sûr. Mais aussi les éloigner en quelque sorte. Tournant brièvement le regard vers l’autre styliste, qui nous regardait je souris doucement avant de prendre la petite face à moi, par le bras. « Je vous l’emprunte. » Elle n’avait pas le choix. Le ton de ma phrase disait clairement que c’était un ordre et pas une demande. Sans attendre, je la tirais pour sortir de la pièce. Fermant la porte derrière nous, je filais dans les escaliers en face avant de fermer la porte, nous isolant alors dans cette cage résonnante. Je lui tendis le script. « Jouons toute la scène. » A moins qu’elle ne veuille pas continuer ? Je n’avais pas envie qu’elle s’en aille. Elle jouait bien au moins elle. Pour une styliste. C’était pas mal du tout.
made by pandora.





Revenir en haut Aller en bas

Messages : 92
Age : eighteen.
nom de scène : Noa(h).
occupation : trainee, compositrice, parolière, street performer, âme errante.
avatar : jung soojung, she's a godness. (cr : neoxvenus)
Points : 190

knockout g
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lights-camera-action.org/t2114-nunhwa-if-you-could-read-my-mind-you-d-be-in-tears http://www.lights-camera-action.org/t2139-nunhwa-youre-music-everyone-else-is-noise http://www.lights-camera-action.org/t2260-nunhwa-path-of-unhappiness http://www.lights-camera-action.org/t2214-nunhwa-whisper-to-me-softly
Message
Mar 25 Oct - 15:43

You can try to hide it,
but you'll see that you can’t
Quand je panique la mécanique de mon cœur déraille au point que je me prends pour une locomotive à vapeur dont les roues décollent dans les virages. Je voyage sur les rails de ma propre peur. De quoi ai-je peur ? De toi, enfin de moi sans toi.



Pour la première fois, il ne la regardait qu’elle et ne lui parlait qu’à elle, alors que toutes les fois précédentes, elle n’avait qu’un simple figurant décoratif pour le jeune homme dans son quotidien. Troublée, elle n’était pas encore certaine de réaliser vraiment ce qu’il lui arrivait. Rien de cette journée ne devait sortir de l’ordinaire, son rôle n’était qu’accessoire, une assistance pour davantage mieux l’observer. Elle ne s’attendait pas qu’il porte une attention particulière sur elle, du moins pas autant. Mais un engrenage venait d’être enclenché, et elle perdait toute maîtrise. Ce sentiment la frappa quand il lui attrapa le bras. Elle n’eut le temps de lire surs ses lèvres ou sur les reflets qu’il l’entraina à l’extérieur de la place. Il ne le réalisait certainement pas, mais sa main serrait excessivement son bras, elle essayait de le ralentir mais rien n’y faisait. Et les mots lui manquaient, encore bien trop surprise par la tournure des évènements. Ceux qui croisèrent leur chemin partageaient tous cet air dubitatif, mais aucun ne prit la peine d’intervenir. On lisait parfois dans le regard de certain, de la compassion. Pensaient-ils qu’il allait la disputer pour une gaffe qu’elle aurait commise ? Nunhwa ne pensait pas avoir commis de maladresse, pour autant elle n’était pas réellement certaine de savoir ce qu’il allait lui arriver et d’une certaine façon, cela l’angoissait. Elle perdait en assurance, maintenant qu’il n’y avait plus tous ces miroirs pour l’aider à lire sur les lèvres des personnes qui lui tournaient le dos.

Il lui tendit le script, qu’elle prit avec un air perplexe, pas certaine de savoir ce qu’il pouvait attendre d’elle. Devait-elle faire quelque chose en particulier ? Faire des photocopies peut-être ? Elle n’en était pas sûre, et ses interrogations internes se lisent dans le regard qu’elle lui porte quand elle lève ses yeux sur lui. « Jouons toute la scène. » Son regard se repose sur le cahier qu’elle tenait entre les mains, remarquant alors la page cornée qui devait être la scène qu’ils avaient précédemment jouée mais brièvement. « Ce ne serait pas mieux de demander à votre partenaire ? Son maquillage est bientôt terminé » demanda-t-elle avec honnêteté, sans pour autant ajouter que si cela se savait, la demoiselle en question en serait très certainement vexée. Ils venaient tout juste de partager la même loge, mais au final, il s’adressait qu’à une simple assistante styliste. « Je ne pense pas être à la hauteur » continua-t-elle, se mordillant la lèvre et continuant à l’observer pour guetter sa réaction. Actrice ? C’était une vocation qu’elle n’avait jamais réellement envisagée. Elle pensait davantage chanter que jouer, mais dans les deux cas, la difficulté restait de taille. La trainee savait que c’était l’occasion idéale pour connaître davantage l’acteur, et qu’elle le regretterait plus tard très certainement, mais pour le moment, la requête de ce dernier la laissait plus que perplexe.


made by pandora.



Revenir en haut Aller en bas

Messages : 111
Age : 22 ans
nom de scène : Il utilise le pseudonyme J.kill pour tout ce qui est scénarios et compositions (paroles) personne ne sait que c'est lui.
occupation : Acteur † Scénariste & Parolier de façon anonyme
avatar : Park Bo Gum
DC : obt / kw / kom
Points : 52

yuseong m
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/
Message
Ven 4 Nov - 13:04

Every man gotta right to decide his own destiny.
On croit toujours que certaines relations sont si fortes qu'elles pourront résister à tout, mais ce n'est pas vrai. La confiance qui s'étiole, la lassitude, les mauvais choix, les soleils trompeurs de la séduction, la voix chaude des sales cons, les longues jambes des sales connes, les injustices du destin : tout concourt à tuer l'amour. Dans ce genre de combat inégal, les chances de victoire sont minces et tiennent plus de l'exception que de la règle.



Dans un élan je l’avais attrapé pour l’amener ailleurs. Parce qu’elle jouait bien, parce qu’elle avait un quelque chose contrairement à cette actrice, qui, jouait très mal son rôle. J’étais pointilleux. J’étais chiant, j’aimais les gens qui jouaient bien. Qui se mettaient à deux cent pourcent dans leur rôle. Pas ceux qui faisaient le strict minimum en pensant que ça passerait. Si pour certains ça passent, pour moi ça ne passait pas. Il est clair que si c’était mon drama, mon scénario, ce genre d’actrice n’aurait pas le premier rôle. Ni même le second. J’ignorais les regards des gens, ce que l’on pouvait dire, penser, faire. Je faisais ce que je voulais. Je n’allais pas la tuer, je n’allais pas la violer, tout ce que nous ferions c’est jouer. Jouer et simplement jouer. « Ce ne serait pas mieux de demander à votre partenaire ? Son maquillage est bientôt terminé » Roulant des yeux je secouais la tête en levant la main pour l’arrêter. Elle n’allait pas commencer à me casser les pieds. Elle devrait plutôt agir que de me contredire ou chercher à négocier. « Non, non. Elle joue comme un pied. Maquillage fini ou pas, non merci. » Dis-je dans un soupire lasse. Jouer la comédie avec ce genre d’actrice relevé du supplice même. Surtout quand on voit que les personnages sont si proches… Pas facile du tout en somme. « Je ne pense pas être à la hauteur » Je l’observais de haut en bas avant de poser mon doigt sur son front en lui relevant un peu la tête pour la lui secouer au passage en la poussant en arrière. « Si je t’ai amené ici c’est que t’es à la hauteur. Je ne perds pas mon temps avec des gens inutiles. » Sourcil arqué je plongeais mon regard dans le sien. « Et ne me fait pas perdre mon temps là. Alors lis le script et joue la scène avec moi. Sinon va-t’en et retourne t’occuper des autres acteurs. » Je me déplaçais pour qu’elle puisse partir par la porte si elle le souhaitait. Mais qu’elle se décide. Je ne supportais pas qu’on me fasse perdre mon temps. Que ça soit elle ou même mon manager. Qu’importe. Je détestais l’inutilité. Ça n’avait pas lieu d’être.
made by pandora.





Revenir en haut Aller en bas

Messages : 92
Age : eighteen.
nom de scène : Noa(h).
occupation : trainee, compositrice, parolière, street performer, âme errante.
avatar : jung soojung, she's a godness. (cr : neoxvenus)
Points : 190

knockout g
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lights-camera-action.org/t2114-nunhwa-if-you-could-read-my-mind-you-d-be-in-tears http://www.lights-camera-action.org/t2139-nunhwa-youre-music-everyone-else-is-noise http://www.lights-camera-action.org/t2260-nunhwa-path-of-unhappiness http://www.lights-camera-action.org/t2214-nunhwa-whisper-to-me-softly
Message
Sam 5 Nov - 19:08

You can try to hide it,
but you'll see that you can’t
Quand je panique la mécanique de mon cœur déraille au point que je me prends pour une locomotive à vapeur dont les roues décollent dans les virages. Je voyage sur les rails de ma propre peur. De quoi ai-je peur ? De toi, enfin de moi sans toi.



La réputation, plutôt inquiétante, qui entourait cette célébrité n’était connue que de ceux qui travaillait avec lui, de loin ou de près, et se confirmait – du moins, son côté autoritaire et cette langue acerbe. Intimidée ? Un peu, comme toute personne le serait devant un pareil caractère qui ne se révélait jamais devant les projecteurs. Pour autant, elle restait fascinée car après tout, elle savait une chose que tous ignoraient et même lui, ce lien qu’elle pouvait avoir avec lui. Elle le découvrait, faisait sa connaissance, et s’en réjouissait secrètement. Pour autant, elle s’efforçait à jouer avec application son rôle de simple assistante styliste. « Yaah, vous ne pouvez pas dire ça, si quelqu’un vous entendait ? », la nervosité qu’elle laissait apparaître se traduisit par ce petit tic, d’ajuster les lunettes qu’elle avait sur le bord du nez. Son regard va de droite à gauche, pour se porter vers le haut des cages d’escalier comme le bas. Le bougre, il poussait une telle déclaration dans un lieu rempli d’écho. Il répliquerait qu’il s’en ficherait, très certainement, mais il devait tout de même être prudent. « Si je t’ai amené ici c’est que t’es à la hauteur. Je ne perds pas mon temps avec des gens inutiles. » Elle ne baisse pas son regard, au contraire, le soutien bien qu’elle soit un peu déstabilisée par de tel propos. Il jugeait sa couverture bien trop rapidement, et elle n’approuvait pas la façon dont il présentait les choses, mais pour autant elle n’était pas là pour lui faire la morale. Elle l’écoute, se mordillant légèrement la lippe inférieure, du fait de la pression qu’il portait sur ses épaules soudainement, par cette simple affirmation. « Et ne me fait pas perdre mon temps là. Alors lis le script et joue la scène avec moi. Sinon va-t’en et retourne t’occuper des autres acteurs. » Ajustant de nouveau ses lunettes, piquée par sa réaction, elle prend un air plus sévère. Simple assistante, pour autant, cela ne voulait pas dire qu’elle devait se plier systématiquement. Pas question. « Vous avez une drôle de façon de demander à quelqu’un de vous aider à réciter votre texte » répondit-elle sans la moindre agressivité, gardant son calme et laissant sa phrase en suspens un instant avant de continuer, en penchant légèrement la tête. Accepter aussi facilement, sa requête, n’était pas drôle et puis, qu’importe si c’était lui ou un autre, Nunhwa ne comptait pas s’y soumettre. Ne pas lui faire perdre son temps pour ne pas être inutile, quel imbécile. « Vous êtes bien égoïste de penser que qu’il n’y a que votre temps qui risque d’être perdu. Le mien est perdu dès que vous m’avez traîné en dehors de la pièce, puisque comme vous l’avez dit vous-même, il y a d’autres auteurs dont il faut que je m’occupe. » Il risquait de se fâcher, le paramètre s’encrait dans son esprit mais elle ne comptait pas se laisser faire simplement. Tendre la main pour aider quelqu’un, elle le faisait presque spontanément ; mais son cas était bien différent. Sa façon de regarder de haut les gens faisait que d’entre tous, il n’était pas le genre à avoir besoin d’aide. « Votre humble serviteur se retire, et s’excuse du temps précieux que vous avez pu gâcher. Sur ce, au revoir et bonne continuation. » D’un simplement hochement de tête, elle lui plaque le script contre la poitrine et se dirige vers la porte de secours. « L'heure est au thé.» Un sourire se dessine.


made by pandora.




Revenir en haut Aller en bas

Messages : 111
Age : 22 ans
nom de scène : Il utilise le pseudonyme J.kill pour tout ce qui est scénarios et compositions (paroles) personne ne sait que c'est lui.
occupation : Acteur † Scénariste & Parolier de façon anonyme
avatar : Park Bo Gum
DC : obt / kw / kom
Points : 52

yuseong m
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/ http://www.lights-camera-action.org/
Message
Dim 6 Nov - 11:57

Every man gotta right to decide his own destiny.
On croit toujours que certaines relations sont si fortes qu'elles pourront résister à tout, mais ce n'est pas vrai. La confiance qui s'étiole, la lassitude, les mauvais choix, les soleils trompeurs de la séduction, la voix chaude des sales cons, les longues jambes des sales connes, les injustices du destin : tout concourt à tuer l'amour. Dans ce genre de combat inégal, les chances de victoire sont minces et tiennent plus de l'exception que de la règle.



« Yaah, vous ne pouvez pas dire ça, si quelqu’un vous entendait ? » Et alors ? Je ne faisais que dire la vérité ? Quel était le problème avec ça ? Les gens sont tous des hypocrites qui préfèrent qu’on leur lèche le cul que de leur dire les vérités en face. Je ne cachais pas mon désarroi face à cette actrice merdique. Et elle le savait. Pour le peu qu’on parlait. « Je m’en fiche ? Qu’ils m’entendent. Je n’ai rien à cacher. » Non, rien. Si je devais faire semblant devant les fans, de sourire, de faire le gentil, timide et j’en passe, à l’arrière du décor, je n’aimais pas faire semblant. Je détestais ça. Tout comme je ne supportais pas de perdre du temps, inutilement. Alors si elle voulait se dépêcher, ce n’était pas de refus. Elle avait ce tic, d’arranger ses lunettes, chose qui me fit froncer les sourcils. Sachant qu’elle portait ses lunettes pour le visuel. Ni plus ni moins et ça se voyait. C’était la mode. J’avais envie de les lui arracher pour qu’elle arrête d’y toucher. « Vous avez une drôle de façon de demander à quelqu’un de vous aider à réciter votre texte » Arquant un sourcil, je la fixais en entrouvrant les lèvres. Elle ne voulait pas non plus que je me mette à genoux. Elle s’attendait à quoi ? Jouer le jeu devant les gens ça lui convenait, mais en privé non ? Quoi ? Elle cherchait à se faire remarquer ? A se démarquer de son pauvre job de styliste ? Au final, elle ne valait pas mieux que les autres. « Vous êtes bien égoïste de penser que qu’il n’y a que votre temps qui risque d’être perdu. Le mien est perdu dès que vous m’avez traîné en dehors de la pièce, puisque comme vous l’avez dit vous-même, il y a d’autres auteurs dont il faut que je m’occupe. » Egoïste. Un bref rire s’échappa d’entre mes lippes, alors que mon nez se plissait, un peu amusé de sa répartie. Elle avait raison. Parfaitement raison. Mais nous étions en Corée. Et lorsqu’on avait un semblant de pouvoir, de supériorité à l’autre, son avis ne comptait pas. Tout simplement. On aimait abuser de cette autorité, et je n’en faisais pas l’exception. J’étais dans le même panier. « Et alors ? » Elle croyait quoi ? Que j’allais m’excuser et lui dire, va, va travailler ? Non. « Votre humble serviteur se retire, et s’excuse du temps précieux que vous avez pu gâcher. Sur ce, au revoir et bonne continuation. » Attrapant le script, je la suivais du regard sans rien dire. Elle avait fait son choix. Tant pis pour elle. « L'heure est au thé. » Sourcils froncés, je lui attrape le poignet machinalement avant de la stopper. La tournant face à moi je la fixais quelques secondes. « Pardon ? » Cette phrase. Comme tout à l’heure. Une impression de déjà vu ? Entendu ? Je ne saurais l’expliquer. « Qu’est-ce que tu as dit ? »
made by pandora.





Revenir en haut Aller en bas

Do you believe in destiny, that's something very strange.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Sujets similaires

-
» destiny cycles england
» [VENDU] jeu DESTINY pour PS4
» petite petition pour arreter un affreux
» FUN CAR SHOW
» Une jument massacrée à Ghoy dans la nuit du 25 au 26 mai 2011

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Lights, Camera, Action ! :: Munhwa Broadcasting system :: plateau de tournage-