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Lights, Camera, Action ! :: out of character :: rps

CRASH - ft Harley-

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Mer 18 Mai - 1:24

CRASH

HARLBÂO

tenue
 22.15 ...Nord de Seoul,


Son corps percute le bitume dans un râle haraché. Un pied le vise en pleine poire et il crache sur le sol, entre salive et sang. La douleur dans le corps, partout, répartie comme une drogue toxique qui lui brûle les muscles et lui déchire chaque mouvement.  Un corps massif sous les coups de sept ou huit hommes qui l'ont pris au dépourvu. Il y repensera à deux fois la prochaine fois qu'il veut faire un jogging le soir après le taf, pour décompresser de cette tension permanente et de sa carrière de futur manager qui prend du galon... Il y repensera. Pour le moment, il pense surtout que c'est bien plus violent que d'habitude. Que le gros versement qu'il a fait à sa mère la semaine dernière a du coincer dans la gorge de son bâtard de géniteur et que pour lui faire avaler sa rancune à sa manière, il lui a envoyé ses sbires en deux fois plus que d'habitude. D'ordinaire, il arrivait à en claquer deux trois... mais le tazer qu'il avait pris dans le dos n'avait pas été le meilleur des stimulants. Sonné, et brûlé sous les fringues, sur un dos déjà parsemé de cicatrices des coups de son père plus jeune, il avait épousé les flaques polluées de cette ruelle dégueulasse comme un aveu à la lune , sur sa culpabilité. Laquelle, il ne savait pas mais il se sent coupable, ou bien son masochisme avait pris le dessus sur la justice initiale de la situation. Il n'y avait aucune justice dans ce qui se passait. Bao se mentait pour mieux digérer ce qu'il encaissait. Personne ne devait savoir. S'ils savaient, ils ne seraient plus protégés et son con de père se servirait d'eux en cible pour l'atteindre lui, et il ne se le pardonnerait jamais.

Alors il assume les coups, et abandonne. Il abandonne par manque de lucidité. Il voit flou, il roule au sol, les côtes et le ventre en feu en dépit de toute sa musculature, il reste humain. Son arcade est éclatée, et il a la lèvre ouverte sur le coté. L'intérieur de ses joues a salement pris, et il pisse du nez. Ça va s'arrêter. Il ne mourra pas. Ce serait trop facile. Il ne sert plus rien comme divertissement s'il meurt. Il ne mourra pas donc. Alors avec cette garantie et même s'il morfle, il les laisse faire. Ils vont se lasser. Mais ça tarde et quand enfin ils décident de le laisser au sol, Inbâo à la cou violet, les mains éclatées, une épaule en vrac et des hématomes ne tarderont pas, sur ses bras, son tronc et ses cuisses.... Un râle guttural se faufile dans une gorge maltraitée. Ça sent la pisse dans cet endroit. Il ne vaut pas mieux que ces putains de poubelles à cet instant précis en réalité. Il ne se considère pas plus haut du moins. Si ses idols le voyaient comme ça... Il doit se relever. Ne jamais lâcher prise. Jamais. Il ne sait pas d'où il tire cette obstination stupide à ne pas se foutre en l'air, mais il la tient... Grimaçant, il lui faudra bien vingt minutes pour se retrouver debout contre le mur , et gerber ses tripes derrière un amas d'ordures à cause de la douleur générée par les efforts. Un colosse devenu poupée de chiffon.


1.15. dans le fond d'un bar calme  de Seoul,


Il oublie. Ses yeux sont à moitié fermés. Il est sappé en noir, on le voit à peine et le barman qui lui amène une bouteille, puis deux, en vient aussi à l'oublier, le laissant tranquille. Vu sa tête, il n'est pas bien. Il le surveille mais ne cherche pas à le mettre dehors. Il ne fait pas de bruit, n'agresse personne, il veut juste être tranquille. Et oublier. Oublier qu'il n'est qu'un putain de pion, un pion Roi la journée et bouffon la nuit. Un pion qui protège une reine ridée sur des cases foireuses et dont les règles ne sont même pas respectées.... Un pion qui trouve en la solitude une allégeance à la douleur, seule amie fidèle qui lui prouve qu'il vit encore. Les gens ordinaires se font des câlins quand ça va mal, se voient et se remontent le moral. Les gens ordinaires... oui. Il ne l'est pas. Il est juste Bâo, le mec chiant et brutal que peu supportent en privé. Il n'a jamais connu toutes ces conneries cutes qu'il doit voir et supporter auprès de ses idols, mais il les laisse faire comme ils veulent entre eux, considérant que ça doit être dans les mœurs. Ses mœurs à lui, elles ont du lui faire la nique et se barrer.

Il ne les trouve plus. Il ne trouve plus grand chose d'ailleurs. Il ne serait peut-être même pas capable de trouver ses lacets de pompes. Triste sort pour celui qui gère la vie des autres et est payé pour ça... Il ne bosse pas demain... il pensait à passer une soirée tranquille... Le barman s'avance. Elle est là sa soirée tranquille... “Hey ... tu veux pas appeler quelqu'un? Je ferme dans une demi heure, ça m'ferait chier d'te foutre dehors alors que t'es pas emmerdant comme client...”

Le chino'coréen relève des yeux fatigués et bleuis sur l'homme au torchon qui s'est appuyé à la table... Il ne répond rien et serre les dents pour se lever, bancal. Ça tourne et il douille... mais il plane un peu plus que tout à l'heure, la douleur se fait supportable, alors il s'appuie sur le mur, repoussant l'aide du bon gars, qui s'assure qu'il va pas se gameler en sortant. “Appelle quelqu'un...” qu'il lui ressoufle en fermant la porte... Appeler quelqu'un , il en a de bonnes lui. Et qui. Hein!  90% de son entourage n'est pas assez solide pour supporter un Bâo soul , blessé et grincheux. Il se retourne, titubant et ouvre de grands yeux, puis les plisse, comme pour mieux voir le gars qui s'éloigne et une voiture passe, lui éblouissant la gueule... Il grogne et perd l'équilibre de toute sa masse, épousant le mur de béton tagué derrière lui... quelle merde... la douleur ne passe pas comme les autres fois.... Il se laisse glissé au sol, dos au mur , une main sur les cotes pas cassées mais salement amoché de partout.

Manque de sommeil. Manque de bouffe. Manque de calme. Manque de sexe. Manque de tout... hygiène de vie précaire pour l'hyperactif bourrin qu'il est... il a abusé cette fois-ci... il le sait et il ne sait même pas s'il a envie de sortir de ça cette fois-ci... mais il repense à Heera... à ses deux amies ... à yong su.. à hae min .. à zev... à charlie.... ils comptent sur lui... il est pilier... pilier effrité ce soir...mais pilier. Il prend son téléphone, ne voyant pas grand chose, un œil bleui... et le ferme... il n'appellera pas meilan, il ne comprendrait pas et ses morales l'énerverait... un chaton n'a pas à voir ça... il ne peut pas non plus déranger sa cousine... elle paniquerait et deviendrait folle avec ses deux copines, jusqu'à retourner tout Seoul et même prévenir les services secrets. Son regard s'arrête sur un nom.... harley... un léger sourire en coin qu'il ne peut même pas contrôler vu son état mais il retrouve vite son état pitoyable et sérieux... c'est comme s'il repassait toute sa vie sur un listing téléphonique...

“creV sel, c moch...mé j've bien partagé...” suivi du nom du bar écrit n'importe comment et il envoie... Qui sait , il ne recevra peut-être que demain et d'ici là, il se serait fait buter par des cons qui trainent ou embarquer par les flics... il s'en foutait , il n'en avait même pas conscience dans son état. Il voulait juste dormir. Ouais ça c'est bien dormir. Même s'il commence à avoir froid... il a perdu pas mal de sang, est soul, ses sapes collent entre le sol crade de tout à l'heure et l'hémoglobine... Sa tête repose contre le pilier et il ferme les yeux pour somnoler. Pas une bonne idée en soi.

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yuseong m
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Mer 18 Mai - 23:30

CRASH

HARLBÂO

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Le liquide chaud lui brûlait la gorge, lui faisant aborder une légère grimace. Sa partenaire sourit, amusée comme à son habitude devant le jeune hongkongais. Harley se contenta de lui offrir un doigt d’honneur en toute élégance avant de continuer à boire. Trop fier pour reposer sa tasse et avouer que c’était vraiment trop chaud. Bordel. Il baissa doucement les yeux vers sa montre. Il fallait qu’il rentre. Il n’avait pas envie de laisser seul In Su chez lui, encore mois quand il était possible qu’une charmante jeune femme lui tienne compagnie. Harley avait beau ne pas rater une occasion si elle venait à se présenter, ce n’était vraiment pas la même chose. Au lieu de cela, il était coincé dans cette petite soirée improvisée afin de fêter en compagnie du staff le début du tournage d’un tout nouveau drama. Une simple comédie romantique qui lui faisait tant regretter les films d’actions avec lesquels sa carrière avait débuté et décollé. Mais les fans semblaient l’apprécier d’autant plus dans les formats pour petits écrans et évidemment son manager se focalisait plus sur cela que sur ses envies. C’était chiant, mais il ne pouvait pas lui en vouloir. Alors il gardait son sourire con.

Une soirée à boire du café et du thé…Qu’on l’enterre ! Il suivait leurs discussions d’une oreille sourde, ses doigts tapotant des messages insignifiants à certains de ses contacts, informant son colocataire qu’il risquerait de tarder un peu à rentrer. Pas qu’In Su risque spécialement de s’inquiéter pour, hm. Mais il avait bonne conscience en agissant ainsi. Il était tout de même minuit passé. Qui avait dit que les coréens passaient leurs soirées entre collègues à boire et rien d’autre ? Il aimerait bien voir ça.
De temps à autre, le blond hochait de la tête distraitement quand quelqu’un daignait poser son attention sur sa personne. Ce dont il se serait volontairement passé. Ses yeux dévient de l’écran lumineux de son téléphone pour se porter sur les personnes l’entourant. L’équipe de tournage, ses partenaires ou les simples autres clients du coffee shop. Tout était bon pour tenter de lui apporter une ombre de distraction. Parce que, pour le moment, il la sentait parfaitement chaque petite seconde qui s’égrainait jusqu’à former une minute. Le temps était long. Le temps le tuait. Il avait juste envie de se casser. Mais s’il faisait ça, c’était son manager qui allait le casser. Fallait garder une image de garçon poli et aimable. Même quand il n’avait aucune envie d’être l’un ou l’autre. Même si, de nature, la politesse n’était pas franchement son point fort.

Harley tentait de se fondre dans le moule suite à coup de coude de la part de son manager, assis à ses côtés. Prêt à le remettre sur le droit chemin dès qu’il le fallait. Il sentit son téléphone vibrer sur ses jambes mais n’y porta pas la moindre attention sous le regard noir de l’homme près de lui. Le blond gonfla les joues, au bout de sa vie. Il leva les yeux vers le plafond quelques secondes avant de les rebaisser, une seconde suffisante afin qu’il puisse voir affiché sur l’écran le nom de Vinh Bâo.

C’est amusant parfois de remarquer la spirale de sentiments par laquelle une seule personne pouvait vous faire passer. Et la rapidement avec laquelle elle pouvait vous faire passer d’un état à l’autre. C’était effrayant. C’était excitant. Vinh Bâo avait cet effet sur lui. Un énorme sourire était d’abord venu illuminer les lèvres du jeune acteur. Il s’attendait à lire une invitation, peut-être une proposition. C’était loin d’être le cas. “creV sel, c moch...mé j've bien partagé...” Un simple message tapoté rapidement qu’il eut bien du mal à déchiffrer. Et à mesure qu’il comprenait, son cœur se serrait à lui en faire mal. L’inquiétude commença le gagner et il se leva d’un coup. Il ne pensa pas une seule seconde que le chinois puisse lui faire une blague. Vinh avait beau être joueur, il était conscient qu’il y’avait certains sujets où il n’était pas question de s’amuser de l’autre. Il annonça qu’il devait disposer sous le regard mécontent de son manager qui le retint. Ce gros chieur. Il ne fit pas attention à tous ce qu’il lui déballait, lui lançant un simple « Je m’en branle » avant d’attraper une veste qu’il mit par-dessus son grand t-shirt noir. Harley avait un sens de priorité.

Il rentra l’adresse que lui avait communiquée son ami dans son gps, tentant de retrouver l’endroit avec beaucoup de mal. Il pesta à chaque fois jusqu’à ce que l’adresse d’un bar s’affiche. Dans sa voiture, le hongkongais roulait un peu trop vite, trop nerveux. Il composa en même temps le numéro du plus vieux mais n’eut aucune réponse. Ce qui ne pouvait le rendre que d’autant plus anxieux. Mais qu’est-ce qu’il avait bien pu foutre ce con ? Il déambulait entre les rues sombres de Séoul, dans des coins peu lumineux où il n’avait pas l’habitude se rendre. Ce ne fut qu’à ce moment qu’il se permit à rouler un peu plus lentement, lisant avec attention chaque enseigne.

Bingo.

Il s’attendait à remarquer tout de suite le colosse mais il n’en fut rien. Alors il stationna sa voiture un peu n’importe comment et en descendit. Ses yeux vaguent partout, inquiets et perdus.


Et il est là. Il la ressent plus qu’il ne la voit vraiment, la présence Vinh Bâo pas bien loin de sa personne. Son sang ne fait qu’un tour en voyant l’homme allongé au sol. Les premiers mètres, il court. Le dernier, il le coupe la distance en marchant plus lentement. Parce qu’il se rend compte qu’il pourrait bien ne pas aimer ce qu’il va voir. Un mauvais pressentiment. Il a le cœur qui bat tandis qu’il s’accroupit près de Vinh Bâo. Cet homme fort qu’il aurait certainement pris pour un vulgaire clochard sur lequel il n’aurait pas posé le moindre regard. « Vinnie ? » murmure-t-il doucement. Aucune réponse. Pas la moindre réaction. Alors il le secoue, avec plus de force. « Putain, tu vas te réveiller ?! » l’inquiétude est là, malgré son ton qui sonnait presque énervé. Mais il a juste peur. Il a la frousse bon sang. Il serre la veste du jeune homme dans sa main. L’enseigne éclaire faiblement le corps du brun. Il était salement amoché et sale. Harley est bien heureux d’avoir le cœur bien en place. Harley passe bras sous les épaules de Vinh Bâo et tente de le relever. Il est lourd. Mais Harley en a vu des pires et il a un peu l’habitude de sentir le poids du brun au-dessus de lui. Dans un équilibre précaire, il tient le chinois contre lui et se pince les lèvres en voyant l’état de son visage. Il n’imaginait pas le reste. « Qu’est-ce qui s’est passé ? T’as fait le con avec des voyous ? »




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Jeu 19 Mai - 16:57

CRASH

HARLBÂO

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La sensation de tomber. De s'effondrer. Que plus rien ne compte et la froideur du pilier comme seul amant dans cette putain de déchéance. Il venait d'envoyer un message foireux au seul mec qui lui avait apporté des épaules solides durant des années et pourtant il ne lui avait jamais dit exactement ce qui se passait. Le préserver, plus encore que les autres, même s'il le savait deux fois plus robuste. Une loyauté de bro' qu'il ne saurait effacer. Des années de droiture mutuelle, jamais de trahison. Ils avaient bien raison c'est cons de marines. La fraternité entre deux hommes ne valaient aucun amour, du moins de son point de vue, et pour un mec qui se refusait aux sentiments, Harley était probablement le plus important à sauver s'il devait faire un choix à l'apocalypse. Bien qu'en fait , il aurait aimé choisir pas mal de monde, mais il était beurré, il ne réfléchissait plus droit. Il ne voulait même pas qu'il vienne en fait. Si! Non... si? Il se sentait pitoyable, cassé, faible... et son agonie ne faisait que refroidir davantage son corps qui restait là, assis par terre, à s'y méprendre avec un clodo, si ce n'est qu'un clodo ne se sappe pas comme ça. Non , de plus près on ne pouvait pas se planter sur la raison de son état. Et comme les gens et la bonté ça fait deux, le peu qui le croisèrent ne s'arrêtèrent pas. C'est dans ces moments qu'on ressent toutes les douleurs de la solitude, celle qui vous donne l'impression que vos doigts tombent en poussière, comme le ferait un vampire sous le feu... des miettes. Des miettes absorbées dans un sommeil épicé d'alcool fort. Il pue le saké sucré. En soi ça sent pas mauvais mais c'est fort. Fallait bien ça pour faire passer le gout de sang et de gerbe. Et puis ça a bien désinfecté ses plaies dans la bouche.


Il n'a pas vu la silhouette qui est arrivée en panique sur le trottoir. Celle là même qui a laissé sa bagnole plus loin. S'il avait été conscient, il l'aurait accueilli avec un franc sourire, mais là, il peut tout au plus agonisé contre la pierre. Il entend à peine la voix. Il a froid, mais il a oublié la douleur. Et elle revient. Après le murmure qu'il aurait apprécié dans un autre moment, mais qu'il n'entend pas, absorbé dans un autre monde, son corps se réveille brutalement, lui arrachant une expiration froide et un soupir grave...  le regard vaporeux.  Quoi, ça y est , il va mourir....? Si c'est la police, il leur pète la g... Harley... il pourrait être le plus défoncé du monde, et même aveugle, il reconnait son odeur proche... sa voix... le voyant pourtant à peine, la vue flou, pas réveillé.

“T'es v'nu.....” qu'il murmure juste sans même s'en rendre compte. Il est content au fond de lui et se méprise aussi. Qu'il l'engueule, qu'il le frappe, il veut bien tout de lui s'il ne le laisse pas sur ce putain de bitume. Par réflexe, il se laisse faire et essaie d'aider au mieux mais ses jambes pourtant si solides d'habitude ont grave du mal. Il s'appuie sur lui, échappant un râle lourd, son bras s'entourant sa propre cage thoracique... Il tousse, l'écrase un peu sous son poids, et crache rapidement au sol, pour éviter de s'étouffer. Rien de glamour, mais vu son état, c'est pas étonnant, il essaie juste de rester conscient et en vie...

Sa tête est bancale et choisit de pencher vers l'avant, ballottant, les yeux à moitié fermés, le souffle irrégulier... Ses pas vacillent, donnant du fil à retordre à son acolyte qui peine à la ramener à sa voiture. Au fond de lui, il est tellement désolé. Il aurait voulu le voir dans d'autres circonstances comme le reste des fois. Il n'arrive même pas à être un minimum décent, son corps s'y refuse, chiffon humain de taille. “Ché pas... si j'dois...t'le dir....”  Un pic de douleur le prend dans la cuisse, mais il sert les dents, et respire bruyamment en avançant, mais rapidement, son état second revient et son regard change... s'allume... tristement... il n'est même pas en colère contre ce qui se passe. Il en a mal dans tous les sens du terme... physiquement comme mentalement...

Sa main se pose sèchement sur le capot de la voiture et Vinhbâo s'affale presque dessus, évitant de justesse le rétroviseur dans les parties qui ont aussi morflées, avant de se retenir à Harley. Il doit rentrer la dedans? Chewing gum man, c'est moi! Il va devoir se tordre. Son esprit ne percute pas qu'il n'est pas fait pour les voitures de sport, il a des jambes trop longues... Il baisse les yeux sur le tee shirt bleu métallisé de Harley. Joli. Un sourire vague, en posant son front froid sur le toit de la voiture... Il veut bien dormir ici en fait. Mais ses jambes ne sont pas d'accord et l'une d'elle cède... “T'fais pas chier... pose-moi chez... moi... et laisse ... moi... j't'ai dérangé... vu tes sapes...”  Il est beurré mais pas con. Blessé mais pas con... Il se refuse à détruire la vie de quiconque. Un grognement et il se redresse avec son aide dans l'optique de rentrer dans la voiture qui s'est ouverte...magie! Quelques phrases qui sont déjà de trop vu son état. Il le trouve sex en fait mais il la ferme, c'est pas le moment de déconner. Et l'alcool continue de faire son effet dans son sang.

Il se penche, et quand son cul touche lourdement le siège, sous ses fringues de sport, il se bing le haut du crâne sur le haut de la portière... se prenant direct la tête dans une main bien amochée...aow...! Justement un souffle coupé. Il ne se plaint pas, il l'a cherché.  Il se demande même si le morceau de cerveau qui a du s'évader sur le trottoir est comestible? Il est plus à ça prés en plus, alors il encaisse un peu plus et se fout contre le siège, se retenant d'un bras aussi stable que possible sur le tableau de bord. Faut pas qu'il parte en avant, il va s’assommer sévère.... merde et il dégueulasse sa bagnole de luxe en plus. Il doit gagné autant que lui et pourtant sa vie à lui est merdique à souhait .... ça ne lui fait prendre qu'un peu plus conscience dans son état, et à quel point ce soir, il a touché le fond... perdu, il ferme un peu les yeux, écartant les jambes pour pouvoir s'affaler un peu dans le fauteuil et gagner en stabilité... ça tourne... il a envie de tellement de choses et de rien à la fois... il veut parler, mais ne sait pas quoi dire... Il veut baiser et il a même plus couilles. Il veut marcher, s'excuser et partir dans une autre monde, et il se retrouve ici sans savoir ce qu'il doit faire.

Perdu... voilà. C'est rare, mais il n'est pas infaillible... Dans un élan de lucidité, sans même avoir percuté que Harley est revenu... il attrape son sweet noir pour le soulever doucement, et constater avec effroi l'absence de partie indemne sur sa peau... il n'avait même pas percuté qu'il s'était fait égratigné des zones entières avec le bitume dans ses chutes... le reste... bleu... rouge... violet.... Il ferme les yeux, la respiration inégale et rebaisse le tissu épais pour poser la tête en arrière, laissant d'importantes marques d'étranglements se distinguer. Un calme qui ne lui ressemble tellement pas. Le visage tourné vers la fenêtre, honteux de son état... Cette partie là en plusieurs années, Harley ne l'a jamais vu et il se maudit rien qu'à l'idée que ce dernier la découvre... ils se savaient bagarreurs et impulsifs, voir violents et ça ne leur déplaisait pas , mais là... il s'était cassé la gueule... une fois de plus et ne lui avait pas caché... un pur échec à ses yeux.



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Dim 22 Mai - 10:17

CRASH

HARLBÂO

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Vinh bao est lourd. Il le ferait presque plier sous son poids. Ce corps grand et imposant qui le donnait beaucoup de mal. Mais il ne pouvait le laisser ici tout comme sa fierté ne pourrait jamais lui faire avouer qu’il avait du mal à soulever cet homme, à le faire tenir sur ses deux jambes. Harley avait tant de mal à ne pas vaciller. Soulever un poids n’avait rien à avoir avec soulevé un homme. Surtout quand ce dernier était aussi salement amoché et à bout de force. Il faisait attention en l’entourant d’un bras, bien qu’il ne puisse réellement deviner les parties blessées de son corps, il appréhendait d’en trouver pas mal, ne serait-ce qu’en observant le visage du jeune homme. Mais Harley était solide, il le savait. Il s’occupera de lui, c’était quelque chose dont il était parfaitement capable. Vinh Bao semblait sortir lentement, et douloureusement, de sa torpeur. Il aurait voulu ne pas avoir à le réveiller sur le moment, parce qu’il souffrira. Et l’acteur ne voulait pas le voir ainsi. Mais il ne pouvait faire autrement. Ce n’est pas comme s’il lui était possible de simplement soulever le jeune homme et le poser sur son épaule tel un sac de patates. Il aurait aimé, mais il était un peu trop vieux pour croire encore qu’il lui suffisait de faire un vœu et le souhaiter très fort afin de le voir se réaliser comme par magie. Pas assez con surtout. S’il suffisait de joindre les mains au ciel et prier fort pour tout avoir, sa peur de l’orage aurait disparu il y’a des années. Elle ne lui enlèverait plus toute force, ne le rendrait plus comme un enfant dès qu’un éclair faisait rage dans le ciel. Harley savait qu’il ne fallait compter que sur soi. Et pour ce soir, il voulait que Vinh Bâo compte sur lui, qu’il se laisse aller contre son épaule. Parce que ce soir il n’était pas seul, ils étaient deux dans ce beau merdier. Les réactions du manager lui faisaient presque douter que ce soit la première fois que ce genre d’incidents arrive. Pourtant, il n’avait aucunement l’envie de s’avancer trop vite. Mais il sera là pour lui. Vinh Bâo avait déjà fait tant pour lui. Ce n’était pourtant pas une envie de payer une quelconque dette qui le poussait à agir ainsi, loin de là. C’était toute son affection et inquiétude sincère. Il détestait le voir ainsi. « Bien sûr que je suis venu, tu ne pensais tout de même pas que j’allais te laisser ici espèce de con. » C’était normal pour lui de s’énerver, d’user de ces surnoms quelques peu vulgaires pour tenter de couper court à son anxiété.

Il l’entend avec douleur ce râle que le jeune homme laisse échapper alors qu’il l’aide de mieux qu’il puisse à le soulever. Ses mains tremblent autour de la taille de Vinh Bâo mais ce n’était pas dû à la charger qu’il avait contre lui. Non. Il avait juste peur. Peur de ne pas être assez fort, de ne pas réussir à le tenir assez bien et manquer de le faire s’effondrer à nouveau au sol. « Tu vas tout me dire après, si tu ne veux pas que j’aggrave tes blessures. » murmura-t-il près de son coup. Ce n’était en rien une taquinerie, mais une réelle menace.

Il voit la douleur de son ami de longue date, et son cœur se serre, cogne fortement. « Juste un p’tit effort, Vinnie, ma voiture n’est pas loin. » Les quelques petits mètres qui les éloignaient du trottoir d’en face ne lui avaient jamais semblés aussi loin. Il avait l’impression que cela leur prendrait une éternité. Il laissa le chinois déblatérer ses conneries tandis qu’il soulevait la portière et l’aide à rentrer à l’intérieur. « Je comptais te ramener chez toi de toute façon, mais c’est juste parce que, chez moi, c’est impossible. Je vais pas te laisser seul ce soir, mec. T’es pas en état de faire le héros avec moi, là. » Au fond, ça l’irritait que Vinh Bâo agisse ainsi. Il savait comment il était après toutes ces années d’amitié et…d’autres choses. Mais Harley ne voulait pas se voir écarter ainsi de ses côtés quand il allait au plus mal. Il ne serait pas son ami s’il profitait simplement de sa présence quand il était fort à solide. Cela ne rimerait à rien.

Il redescend la portière et fait le tour de sa belle bagnole pour monter du côté conducteur. Il ne démarra pas tout de suite, se contentant d’observer le jeune homme près de lui. Les lumières de la voiture n’étaient pas top pour le détailler, mais c’était déjà mieux que le vieux réverbère de la rue. Il se mordilla la lippe quand Vinh Bâo souleva son sweat, son regard descendant vers les nombreuses blessures. Des dizaines de constellations sur ce magnifique corps qu’il connaissait si bien. Il hésita à le toucher, peu confiant. Mais le manager eut tôt de rebaisser le tissu. Il appuya sur le côté du siège afin de le baisser en arrière le plus possible, offrant plus de place à l’homme. Vinh Bâo ne regardait même pas en sa direction, les yeux plaqués contre la fenêtre. Calme. Trop calme. Et lui avait été peut-être trop brut avec lui. Harley lâcha un soupir, ses doigts se faufilant dans les cheveux courts, sales. Son pouce massant doucement le haut de son front. Il se pencha légèrement vers le chinois. « Tout ira bien. » Sa voix grave et tendre qu’il sent presque résonner au creux de l’oreille du brun.

C’était peut-être dangereux mais il ne prit pas la peine d’attacher sa ceinture, craignant qu’elle appuie sur ses blessures. Tout le trajet, il le passa entre l’hésitation à rouler plus vite pour arriver le plus vite possible chez le brun, ou rouler plus lentement pour ne pas le brusquer. Le temps lui paraissait douloureusement lent.

Ils arrivèrent finalement jusqu’à l’immeuble du jeune homme. Harley descendit la voiture au garage afin qu’ils aient directement accès à l’ascenseur. Même les quelques marches du perron ne devaient pas être une séance de plaisir pour le jeune homme, alors ils allaient éviter cela. Mener Vinh Bâo jusqu’à l’ascenseur fut tout autant dur, mais Harley ne faiblissait pas. Ses traits étaient marqués. Il le soutenait contre son corps et le grand miroir de l’ascenseur. Il ne voyait pas leur reflet, il se refusait à le faire. Pas comme ça. Une fois devant l’appartement du jeune homme, il chercha dans les poches du jeune homme, sa nervosité le faisant fouiller à deux reprises la même poche avant de trouver les clefs. A l’intérieur, il posa le brun sur le plus proche canapé avant de retourner vers la porte pour la verrouiller et allumer toutes les lumières de cet espace. « Je vais chercher de quoi te soigner, ok ? »

Il passa rapidement par la cuisine pour réchauffer de l’eau puis la salle de bain pour chercher ce qui ressemblerait au mieux à un trousseau de premiers secours. Il ne fut pas surpris d’en trouver un, complet, avec tout ce dont il aurait besoin. Il ramena la petite boite au salon, la déposant sur la table basse avant de faire un nouveau aller-retour vers la cuisine pour remplir une bassine d’eau chaude et prendre une serviette propre. Il posa les fesses sur la table basse pour être face au jeune homme.  Il attrapa ses longues jambes pour virer ses chaussures qu’il envoya valser plus loin et en fit de même pour son haut, prenant toutefois plus de précaution.  Harley n’était pas doux par nature, il était un peu bourrin, trop brusque et nerveux, mais il essayait de faire au mieux avec le brun.

Enfin, il osa reposer les yeux sur toutes ces blessures, sur son visage amoché. Il faisait tout son possible pour ne pas laisser transparaitre sa tristesse, son effroi…Cela ne les amènerait nulle part. Son ami n’avait pas besoin de ça. Il trempa la serviette dans l’eau et vint tapoter délicatement le visage du chinois puis ses cheveux, réitérant l’opération à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’il ait à changer l’eau devenue sale. Il en fit de même pour son torse large, ses bras, ses mains…déposant une caresse furtive sur ses doigts. Les blessures écarlates ravageaient toujours ce corps, mais au moins il était propre maintenant. Il saura mieux où il posait les doigts pour le soigner.


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Dim 22 Mai - 14:12

CRASH

HARLBÂO

tenue
Il pouvait l'insulter. Il le méritait quelque part. Il aurait pu prendre la fuite mais avec les années, il s'était refusé à courir. Il ne lâcherait jamais. Alors si le seul dégât collatéral était de prendre en punition le courroux de Harley, il le prendrait. Sans compter qu'il savait que Harley n'aurait pas fait différemment de lui. Tous les deux s'étaient autant connu dans le taf , que sur le ring , puis dans la vie privée, et s'ils avaient si bien accrochés, c'était qu'ils étaient fait de béton, un béton humain, mais qui ne s'avoue jamais vaincu . Qui plie mais ne rompt jamais et c'est pour cette raison, qu'il se laisse ramasser par son acolyte, s'accrochant à lui tout comme il essaie de l'aidait comme il peut. Il a conscience d'être un poids mort de taille. Il aurait préféré le voir pour tout autre chose. Il n'avait pas trop eu le temps de se croiser ces deux dernières semaines en plus, et ça le faisait bien chier.

Il sourit en coin à la menace mais ne répond pas. Une triste sensation lui prenant le ventre. Lui aggraver ses blessures? Masochiste qu'il est, il serait capable de s'offrir à lui avec un “vas y fais toi plaisir et me loupe pas” Il aurait mérité au moins un coup de poing avec cette phrase. Il aurait voulu lui dire qu'il ne fait pas le héros, qu'il veut retrouver le cerveau qu'il vient de perdre par terre quelque part , et qu'il a mal à la tête avec ses conneries, mais le voilà charger dans le véhicule et après un bref constat de son état pitoyable... douloureux et moche, il sent le siège se pencher un peu arrière et sa tête tourner. Un monde autre. Des cieux différents, il se laisse faire et partir dans des songes tout autre aux senteurs de sang, de douleurs, d'adrénaline passée, de saké, et ... celle de Harley. Il le croit. Il boit ses paroles, lui pourtant si incrédule. Ses yeux à moitié fermés, l'esprit embrumé, l'alcool et la douleur donnant des impressions de planage total, comme s'il avait pris une bonne dose de drogue mais en moins plaisant, quoi que vu son masochisme cuisant, peut-être bien qu'il ne déteste pas cet état? Taré. Il ne demandera pas pourquoi "chez lui" c'est pas possible, il s'en voudrait bien trop d'apprendre qu'il a quitté des gens pour sa gueule, alors que c'était peut-être important.

Et cette voix qui résonne dans le creux de son oreille. Grave. Bandante. Quoi, pourquoi il dirait autrement, ça le fait frissonner.. Il retourne la tête lentement vers lui, frôlant sa joue d'un souffle lent , son torse se gonflant avec effort sous son état précaire... Trop proche... Il a envie de lui dire merci, mais ça ne sort pas pour le moment... Il a le ventre malmené par l'alcool et la proximité de ce mec qu'il n'a pas que côtoyer sur un ring... Un moment court qui s’achève  par le démarrage de la voiture. Il laisse ses mains tomber sur son ventre, comme une protection inconsciente.  Il tousse un peu... grognant profondément et ferme les yeux, le visage tourné vers Harley qui s'attèle à la conduite. Il connait le chemin t'façon. Leur différence de mode de vie n'a jamais été un frein à leur amitié, leur proximité. Harley ne lui avait jamais posé de questions sur la raison de leur différence de vie, mais il savait que ce soir, il devrait tout lui dire et ça lui serrait le bide d'avance en fait. Comment allait-il réagir...? La route passe et Vinh ne percute pas du temps qui s'écoule. Il est bien ici, même si ça tourne mais il se laisse embarquer dans ce tourbillon désagréable. Il n'aime pas boire. Bien sûr que non vous croyez quoi, il se cuiterait constamment sinon. Quand il le fait c'est par nécessité, aussi ridicule que ce puisse paraitre.

Ils arrivent enfin dans cette zone urbaine de moyenne standing, où il croisait tous les jours des gosses de la rue, des gosses comme lui au final et ça ne faisait que lui rappeler d'où il venait et ce qui l'avait poussé à faire tout ça... à avoir un destin différent que tous ces gosses perdus...  Il se battait avec un démon au cul et des anges dans les bras.... faucheuse désobéissante qu'il était. Fuck off les dures lois de la sélection naturelle, il choirait la gueule béante s'il fallait mais ses anges voleraient... Quelques minutes plus tard et quelques ricochets sur les murs des couloirs moches qui menaient jusqu'à son studio, avec vue sur d'autres immeubles pas terribles non plus, il se laisse fouiller et entrainer dans son propre appart, s'accrochant à lui et se retenant au mur... et cette douleur vive dans son dos, la brûlure du tazer, il allait avoir une marque de taille, entre le bleu et la grosse brulure. Son dos entier avait une sale gueule aussi. Ses poumons et son cœur s'en souvenaient encore. Putain de décharge, qui lui avait donné l'impression de crever, avant de tomber à genoux. Il allait les retrouver ces fils de p*te, et les exploser, il le jurait.

Posé sur le canapé, sa tête repose doucement contre le mur, les yeux vaquant dans le vide... un bref oui de la tête.  Ses pupilles suivent le corps de Harley, pensif... Vinh se redresse un peu , appuyés sur ses genoux. Ses côtes le brûlent tellement putain. Celui qui dit ne pas douiller après une vraie baston est un bon mytho. Il avale sa salive et cherche vaguement dans ses poches non sans peine... Harley trouvera la trousse de soin. Il se blesse souvent mais ça Harley ne le sait que peu, il s'est toujours démerdé pour lui cacher.  Vinh trouve enfin son paquet et un briquet et se rafalle en arrière pour caler une clope tremblante dans ses lèvres et regarder fatigué, Harley lui virer ses pompes... Il ne le lâche pas du regard , touché par ses attentions... Pourquoi il fait tout ça... ça ne lui apporte rien... Vinh n'aime pas qu'on prenne soin de lui. Les choses sont à l'envers si on fait ça. Il se sent tellement bas... ça lui serre la gorge.  Docile, il se redresse encore, prend sa clope dans son poing et le laisse lui virer son sweat noir et le tee shirt avec... des souvenirs, où il lui virait pour d'autres raisons... Sa douleur aux couilles se ravivent un peu mais c'est devenu supportable.  Peu importait qu'il soit doux ou non, il ne broncherait pas. Il pouvait faire de lui ce qu'il voulait. Il lui devait beaucoup avec cette aide... ça ne faisait que renforcer son affection à son égard.  Puis retour contre le dossier, jambes écartées, et tête en arrière, il monte le briquet à sa clope remise en place et l'allume en plissant un œil. Il en avait besoin outre la douleur... Elle restera néanmoins entre ses lèvres, les bras lestes, le regard baissé sur Harley, le dévorant doucement dans chacune de ses attentions... c'qu'il est canon putain... et attentionné... ça devrait pas exister...

Mais Vinh le respecte trop pour merder, alors il bronche pas.... le laissant faire, s'en nourrissant inconsciemment... A mille lieux de ce qu'il affrontait sur le ring... une facette qu'il ne connaissait que peu et qu'il remerciait de toute son âme.....  Il l’apaisait rien que par cette présence... Le linge chaud parcourut sa peau abimée, au rythme de son torse lent, et de ses volutes blanches qui sortait de ses lèvres comme si c'était son âme. Il ferma les yeux.  “merci...” qu'il murmura entre deux fumées.... sa paume écopant les gouttes d'eau. Il sentit la caresse et rouvrit les yeux , pour le regarder faire avec ses mains abîmées... Il a envie de l'embrasser là tout de suite putain.... Ce n'est pas l'alcool. Ce n'est pas la douleur , c'est la situation.. “La douche serait plus rapide...” qu'il souffle en prenant sa clope pour la poser dans un cendrier par loin, et expirer en tremblant , pour accuser toute cette merde... “J'peux ....” Il grimace en se redressant et pose sa main sur la sienne qui tient le tissu sur son ventre. “Me débrouiller ... ou bien... tu m'suis. Même sappé ... j'm'en fous... j'suis juste pas sûr de tenir... seul... et... j'ai pas envie qu'tu ... t'tires... ”

Il a dit qu'il resté non? Il a cru entendre ça. Il a baissé les armes pour un court moment mais ça le soulage. Se laissant aller en avant, le jeune manager pose son front sur l'épaule de Harley et sa main caresse le dessus de la sienne du pouce. Il sent bon merde..... il a presque honte de sa propre odeur, c'est abusé...  “J'n'ai rien cherché si ... c'est que tu veux savoir. ça dure depuis que j'ai dix ans...j'ai pas d'autre choix que d'accepter...” Il a envie de se noyer dans cette odeur, ce contact et oublier qu'il est éméché et explosé...

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Mar 31 Mai - 22:46

CRASH

HARLBÂO

tenue
Peut-être était-ce une des rares fois où il aurait aimé que Vinh Bâo fasse quelques kilos en moins. Parce qu’il était lourd, bon sang. Une masse faite de muscles et qui se laissait totalement aller contre lui. Mais il n’allait pas faiblir. Surtout pas. Ca ne risquait pas d’arriver. Il le tiendra fort contre lui et ne le laissera jamais tomber. Il serait un roc sur lequel le manager pourrait s’affaler sans rien risquer. Parce que cette fois, il était entre ses mains et il saura le protéger et prendre soin de lui. Ils n’étaient pas ensemble juste pour les moments de joies ou de plaisir. Mais pour des instants comme ceux-ci aussi. Il ne dira pas qu’il aurait préféré que ce message le fasse rouler à toute allure vers un Vinh Bâo frais et pimpant qui lui proposera un de leurs jeux intenses et excitants. Il n’allait pas pour autant se rétracter devant un Vinh Bâo totalement amoché. Il serait un piètre ami sinon. Alors il l’emmène avec lui. Le trajet jusqu’à la voiture se fit avec plus de mal que de bien, mais qu’importe. Il y était arrivé. Harley se détesta d’avoir cette voiture hors de prix mais si petite quand il vit Vinh Bâo se contorsionner pour y entrer. C’était limite s’il ne se flagellerait pas pour ne pas avoir pu prévoir une situation pareille avant d’acquérir cette bagnole sportive. C’était impossible à deviner, mais il s’en voulait pourtant. Alors comme une excuse silencieuse, il vint basculer le siège en arrière le plus possible et tenter ainsi d’offrir un peu de place, soufflant par la même occasion des mots réconfortant à son oreille.

Ouais, il sera toujours là pour lui. Il pansera ses blessures. Il pansera son âme s’il le faut. Peu importe la profondeur des dégâts, il sera toujours là. Les mots qu’il avait prononcés étaient brefs mais il y’avait tant de non-dits derrière eux. Il promettait bien plus dans un tout ira bien.

Cela le brisait d’entendre ses toux sèches, il n’avait qu’une hâte ; rejoindre l’appartement du chinois et faire en sorte qu’il ait le maximum de confort possible, qu’il n’ait surtout plus mal. Il ne parla pas de tout le trajet. Il n’avait pas envie de l’épuiser à discuter et…il n’avait pas de sujets particuliers à aborder pour le moment non plus. Il ne s’imaginait pas lui conter les joyeusetés qui avaient pu lui arriver aujourd’hui. Et l’interrogatoire, lui, arrivera après. Vinh Bâo n’avait qu’à s’y préparer. Le trajet fait alors office de pause temporaire. Le temps que chacun reprenne un peu ses esprits. Et surtout, pour Harley, de regrouper toute l’énergie dont il aurait besoin. Malgré le silence, il restait attentif à tout. Autant à la route qu’à la respiration irrégulière du jeune homme assis à ses côtés.

La nuit sera longue. Indéniablement.

Plusieurs minutes, ils étaient finalement dans l’appartement du brun. Là, Harley fit en sorte de s’occuper de lui du mieux qu’il pouvait, retrouvant dans ses gestes une douceur qu’il ne se soupçonnait pas détenir. Il retourna à ses côtés une nouvelle fois, une bassine d’eau propre et chaude entre les mains. Vinh Bâo est allongée à moitié sur le canapé, une clope au bec. C’est fou. Même aussi amoché, il ne peut s’empêcher de le trouver beau. Follement attirant. Il aurait du être acteur. Il aurait beau jouer comme un pied, les filles se l’arracheraient et au final…l’audience c’était tout ce qui comptait réellement pour les producteurs et leurs agences. Harley n’était pas idiot quand on le foutait à moitié à poil sous une douche pour au moins une scène de chacune de ses dernières productions. Il n’était plus un enfant-acteur depuis bien longtemps et son agence se faisait un plaisir de bien le montrer à travers son corps. Ce n’était pas comme si cela le dérangeait d’être utilisé comme un objet dans son métier. Cela renflouer son compte bancaire, bien qu’il n’ait pas vraiment besoin d’argent grâce à ses parents. Mais cette indépendance lui faisait du bien.

Il aurait voulu que Vinh Bâo vire cette foutue cigarette de ses lèvres. Il aurait presque envie de la remplacer par ses propres lèvres. Mais il ne dit rien et subit la fumée toxique. Il ne faut pas lui enlever son dernier plaisir de la journée à un homme.

« Je n’ai encore rien fait. » murmura-t-il simplement. Il n’avait pas à le remercier. Il n’avait encore rien guéri, il se contentait juste de mettre en évidence toutes les marques pour savoir ce qu’il devait soigner. « La douche serait plus rapide… » Il releva la tête et l’observa. Oui, certainement. Il n’avait pas tord. Un jet d’eau chaude ferait plus d’effet que ce pauvre tissu qu’il ne cessait laver à chaque fois. Mais ça risquait d’être dur.

C’était sans compter sur cette tête bornée de Vinh Bâo qui ne lui offrait pas vraiment de choix. Il soupira. Il ne pouvait décemment pas le laisser se débrouiller seul alors il se devait de prendre les choses en main. Encore. « Je te l’ai dit, je te laisserai pas seul. » Il n’y avait pas besoin de dire plus.
« J'n'ai rien cherché si ... c'est que tu veux savoir. ça dure depuis que j'ai dix ans...j'ai pas d'autre choix que d'accepter... »

Son corps tremble. Et peut-être que son cœur aussi. Devant cet aveu. Il craint le pire alors qu’il ne sait même pas encore tout. Mais ça ne l’empêche pas de souffler un « On a toujours le choix… » à son oreille. Il entrelaça leurs doigts durant un court moment et de sa main libre vint caresser les courts cheveux bruns. Vinh Bâo était si faible dans ses bras, mais il fera en sorte de lui faire recouvrir toute sa force, petit à petit.

Il le guida alors vers la salle de bain, choppant un tabouret pour l’y faire s’assoir le temps de tout préparer. Il fallait que tout soit en place. Il se déshabilla calmement, ne prenant pas le risque de mouiller ses vêtements. Cela risquait d’être plus inconfortable qu’autre chose. « Essaye de rester debout quelques secondes. » demanda-t-il en le relevant, à la fois pour l’aider à se débarrasser de son pantalon et attraper le tabouret qu’il glissa sous la douche. Il vérifia que l’eau était assez chaude pour y amener Vinh Bâo. Il ne voulait pas risquer de le voir perdre l’équilibre à cause de l’eau et ne pas être assez rapide pour empêcher sa tête de s’écraser contre la moindre paroi. Il dissimula une grimace à cette pensée. A éviter.

L’eau sale coulait à leurs pieds et il ne put que confirmer ; la douche était le meilleur moyen. « Ils t’ont pas raté, putain. » grogna-t-il tandis que de sa main gantée il savonnait doucement le corps de Vinh Bâo et faisait attention à ne pas appuyer trop fort sur ses blessures. Celle sur son ventre était vraiment laide. Il ne put s’empêcher d’y poser son autre main, ses doigts effleurant les nombreuses traces. Il inspira un grand coup. Il pensa à se faire oublier cette blessure en s’occupant de son dos, mais il trouva une marque pire. Plus grande, plus douloureuse aussi. « Vinh… » souffla-t-il, à court de mots. C’est comme s’il avait été électrocuté à cet endroit, la peau vive. Il se passa une main tremblante dans ses cheveux blonds. Il était un homme bon sang. Il n’allait pas reculer devant. Si cela avait été un autre, il n’aurait même pas bronché. Mais c’était Vinh Bâo. C’était important bordel. « Qui t’as fais ça ? Je te jure que je leur infligerai le double…au moins. » Il est tendu. Il est en colère. Et il ferait intervenir son père s’il le faut pour l’aider à mettre en exécution cette menace.

Il se mordilla la lèvre inférieure. Il fallait se calmer. Il enleva son gant et préféré mettre le gel douche directement dans sa paume et masser lentement le corps endolori sous ses phalanges.




Oh, glazed eyes, empty hearts buying happy from shopping carts. Nothing but time to kill, sipping life from bottles.
Tight skin, bodyguards. Gucci down the boulevard.Cocaine, dollar bills
Only fools fall for you
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CRASH - ft Harley-

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