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Lights, Camera, Action ! :: out of character :: rps

(mikyu) will, are, were.

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Jeu 13 Juil - 21:48


will, are, were.
MIKYU

«  hey, t'as lu l'article ? Ouais, sur le chorégraphe t'sais… ouais, il s'est fait agressé y a quelques jours apparemment. »  Il n'avait pas réellement prêté attention à cette conversation. Se contentant d'attraper son sac, d'enfoncer ses écouteurs et de partir pour le métro en ramenant la capuche de son sweat sur ses cheveux blonds, sales, en pleure d'une douche et de repos. Ce qu'il s'en voudra pourtant de pas avoir écouté, de pas avoir su, de pas avoir lu. De pas être de ces accros accrochés à ce putain de journal qui avait failli briser sa carrière, leurs carrières….et qui au final, avait réussi à faire bien plus que ça sans même le savoir. Le pouvoir des médias, de la presse. De son influence sur le monde. Il en était l'un des produits et ouais, il en payait les conséquences. Il les payait double ou triple.

Il est de ces simples consommateurs, arrachant son téléphone de sa poche alors que sa main accrochée à la barre maintient son corps en toute stabilité dans le mouvement parfois chaotique des transports. Il fixe l'écran, balaie les notifications, se perd sur la toile. Et dans cette pagaille, la conversation revient l'alerter, un chorégraphe, des nouvelles. Un goût presque amer des évènements précédents, comme pour s'assurer que ses efforts ne sont pas vains, il jette un oeil aux nouveaux articles. Son pouce éjecte les infos superflues puis s'arrête, remonte rapidement. Ses yeux s'écarquillent. Le nom de Milan et le pincement qui l'accompagne. C'est comme une sensation de glissement. Celle de louper une marche, de pas avoir saisi. Se prendre un truc en plein face sans avoir le réflexe de l'arrêter. C'était déstabilisant plus que violent. La violence, elle n'arrive qu'après. Lorsqu'on assimile enfin les informations, qu'on comprend ce qu'il se passe, le pourquoi du comment. Là, la colère se ramène, la panique avec. L'étau se resserre et emprisonne le corps d'une sensation à la fois inconfortable et incontrôlable. Il avait jamais compris, l'effet de Milan sur lui. A quel point, d'un regard il pouvait perdre ses moyens. A quel point, dès qu'on osait le toucher, il arrivait plus à se contrôler. On l'avait tabassé. Ce ne sont que des mots couchés sur une article sans conviction, sur l'écran de son smartphone. Juste. des putains. de mots. Alors comment… pourquoi ses phalanges sont devenues si blanches, son regard si sombre, le corps si douloureux et instable ? Il reste figé d'une station ou deux. Et puis il lève enfin la tête comme si il comprend enfin, il sort de là comme si la tristesse l'avait finalement bouffé. Milan...mais dans quel état il était là ? et où il était surtout ? Et les bâtards qui avaient osés, on les avait retrouvé ?! Pourquoi il était pas au courant ? pourquoi il l'apprenait que maintenant ? Pourquoi il était si con, de pas avoir écouté, regardé, de pas l'avoir contacté ? Y en a pleins, des questions et des regrets. Beaucoup trop, à la recherche d'un coupable alors que ce n'était que lui.  Ses pieds dérapent au moindre rivage et au fond, sa course n'avait aucun intérêt. C'était trop tard, c'était une course contre le passé. C'était irréparable. Et ces secondes gagnées à courir ne vaudraient rien, si ce n'est le prix de ses battements douloureux. Il ...voulait le voir. Il devait le voir. Là. Maintenant. Tout de suite. A la seconde. Maintenant. Il devait s'assurer qu'il allait bien, qu'ils crèveront pour ce qu'ils avaient osé faire. Que dans un espoir insouciant, tout ça ne soit que des mensonges inventées. Qu'il… Putain, mais. Milan. Sa main accroche l'intersection du couloir et il s'arrête face à la cage d'ascenseur de son immeuble. Son doigt presse contre le bouton, une fois, deux fois, dix fois. Cogne le plat de sa main dans un juron. et alors qu'il est prêt à partir vers les escaliers, les portes s'ouvrent pour le laisser s'y engouffrer. La porte de l'appartement s'ouvre et claque après lui. La marque des clés encrées contre sa paume qu'il avait bien trop longtemps serrée, il ne prêtera pas d'attention au pauvre chien qui court vers lui. Il débarque dans la cuisine, puis le salon. « Milan ?! »  Il avait voulu ne pas l'inquiéter ? Lui, il avait jamais senti son monde aussi bancal.





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Dim 16 Juil - 23:03


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MIKYU

La nuit te parue extrêmement longue. Interminable. Incapable de tenir réellement en place. D’abord la douche. Tes jambes flagellent, impuissantes, inaptes à soutenir ton poids. Tes mains posées à plat sur le carrelage. La tête baissée sous le jet d’eau chaude, tu fixes, les yeux embués de larmes, l’eau rougeâtre venir tâcher le blanc immaculé du bac de douche. Joe t’a laissé là quelques minutes. Le temps d’appeler son copain. Le prévenir de ce qu’il s’est passé. Tu ne t’y es pas opposé. Si Joe est avec lui, amoureuse, c’est qu’elle lui fait confiance. Tu ne veux pas qu’il vienne, tu ne veux que personne d’autre ne te voit dans cet état. Tu as briefé Joe avant qu’elle ne quitte la salle de bain. Elle le prévient seulement qu’elle ne rentrera pas avant le lendemain matin. Tu ne lui as pourtant pas demandé de rester. Tu pourrais te débrouiller tout seul, maintenant. T’as tellement honte de ton reflet dans le miroir. Tu es écœuré par ta propre image. Puis elle est revenu s’occuper de toi. Parce que la vérité c’est que ne t’aurais pas été capable de grand chose si elle n’avait pas été là. Les douleurs, les larmes, les angoisses. Tu n’as pas fermé l’œil longtemps. Epuisé. Tu as tout de même fini par y arriver. Parce qu’à un moment, ton corps est à bout de souffle et il réussi à faire abstraction du reste, de tes pensées. Parce qu’il n’y a pas seulement la douleur physique. Il y a les mots. De ceux qui résonnent inlassablement dans ton esprit. De ceux qui marqueront bien plus longtemps et bien plus profondément que les ecchymoses.  La haine des propos, les menaces. Tu n’es pas un homme. Tu n’as rien d’un homme. Rien d’un être humain. Ton existence propre remise en cause. A quoi bon ? Trop d’idées noires. Rien de positif. Jusqu’à avoir même l’envie d’en finir pour ne plus souffrir. Elle aura eu les mots, la patience. Celle de tenir jusqu’au levé du jour. Pour finalement s’endormir quelques heures avec toi dans le lit. Puis elle est partie. Parce que tu l’as poussé à le faire. Sa place n’était pas à tes côtés. Elle avait un petit ami, une vie de couple désormais. La tienne avait foutu le camp depuis les articles de Netizen Corner. En fait, la presse avait ruiné ta vie sans que tu ne t’y attendes une seule seconde. Pourtant, tu avais bien compris les remontrances d’Insu. Vous aviez été trop imprudent, Kyu et toi. Et tu pensais que vous alliez simplement devoir être plus averti. Etre attentif sur les lieux de rencontre. Au fil des semaines, tu as appris à encaisser les contre-attaques de la Wanderlust. Nine est hétéro. Et cela va même jusque dans les titres qu’on lui fait sortir. Tu encaisses. Sans rien dire. Persuadé quelque part que tout n’est que façade, comme il essaye de te le faire comprendre. Rien de tout ça n’est réel. Ce n’est que pour faire bonne figure. Soit. Mais les choses ont changés. Rien n’est plus comme avant. Et là, ce n’est plus ton image qui est touchée. C’est toi. Les rumeurs. Les articles. On te reproche ton homosexualité. Ta perversité. D’oser être en contact, d’une manière ou d’une autre, avec leurs idoles. C’était leur reproche, dans cette bagnole, cette nuit là. A aucun moment tu n’as forcé Kyu. Votre relation est le fruit d’un consentement mutuel. Mais là. Dans ton lit depuis déjà quarante huit heures. Tu ne l’as toujours pas prévenu. Tu t’es contenté de prévenir les agences que tu étais malade. Tu as envoyé à ta place un ami bon danseur pour diriger les entrainements. Pourtant vous échangez plusieurs messages tous les jours. Mais tu mens. Tu lui dis que tu vas bien. Tu lui dis que ton quotidien ne change pas. Et tu focalises la conversation sur lui. Quand Joe t’envoie le lien de l’article, tu te mets à pleurer, à nouveau, encore. C’est un peu le coup de grâce. Ne te laisseront-ils jamais tranquilles, ces charognards ? Il va falloir que tu sortes de ton silence. Que tu t’exprimes d’une manière ou d’une autre sur ce qu’il s’est passé. Et que tu préviennes tes proches. Tu ne peux pas rester cloitré. Joe passe plusieurs fois par jour pour s’assurer que tu manges. Ton appétit est particulièrement restreint. Tes crises de larmes sont trop importantes. Tu ne sors pas du lit, que tu partages avec Ikea et Spangle. Joe sort Ikea deux fois dans la journée, à ta place. Tu ne peux pas t’empêcher de parcourir les commentaires de haine. Même si certains sont des messages de soutien. Tu finiras par sortir de ton silence. Comme d’habitude via les réseaux sociaux. Photo sobre. Joe t’as pourtant photographié sous toutes les coutures pour tout garder en mémoire. Ta lèvre ensanglantée. Rien de plus. Tu lâches que tu vas bien. Ca servirait à quoi de dire le contraire ? L’incompréhension du geste homophobe. Et cet appel au respect de ta vie privée. Tu désactives les commentaires. Tu ne veux pas que ce soit un défouloir. Tant pis pour ceux qui souhaitaient à l’inverse te laisser des messages d’affection. Plusieurs fois tu hésites à le dire à Kyu par message. Maintes fois tu écriras les mots avant de les effacer. Tu veux pas qu’il sache. Tu veux pas l’inquiéter. Tu veux qu’il continue à se soucier uniquement de sa carrière. Tu n’es pas important. Tu n’es qu’un détail de sa vie alors qu’il est devenu une bonne partie de la tienne. Ce soir là, quand tu entends la clef dans la serrure, tu ne réagis pas. Ce doit être Joe. Ikea quitte le lit. Tu resserres tes bras sous ton oreiller. Les antalgiques ne sont plus trop efficaces mais tu dois attendre encore une heure avant d’en reprendre. Tu n’as vu aucun médecin. L’automédication et les conseils de Joe font l’affaire jusqu’ici. Tu es étonné que Joe ne soit pas venue encore te voir. Puis ton estomac se noue quand tu entends ton prénom. Il est là. Tu ne vas pas pouvoir fuir. Comme si la boule de poils avait reconnue la voix de son second maitre, Spangle quitte à son tour le lit. Tu soupires et te tourne sur le dos avant de te redresser, à la force de tes bras, tu remontes dans le lit. La couette découvre ton torse nu. Tu ne portes qu’un sous vêtement. Tu grimaces de douleur, souffle pour encaisser. Puis tu rouvres les yeux sur lui, passant la porte d’entrée. « hey. »





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Lun 17 Juil - 20:23


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MIKYU

Il en avait lu, des théories. On lui en avait pas mal raconté. Mais c'était indescriptible, incompréhensible, à quel point ça vous domine. A quel point ça vous anime. Il avait tout oublié, d'un instant. Il avait couru, comme s'il n'avait qu'un seul objectif : s'assurer qu'il allait bien. Que derrière ces messages envoyés, il n'avait pas rien remarqué. Que cet article n'était qu'une blague de mauvais goût. Parce que franchement, qui voudrait y croire ? Qui voudrait pas s'assurer qu'on s'fout pas de sa gueule là ? Qu'on venait pas juste de détruire un peu plus leur relation cette fois… Mais qu'on s'en était pris à Milan. A une partie de lui, la plus impulsive. La plus irresponsable. La plus incontrôlable. On lui avait parlé, des sentiments. Paraît que ça peut faire mal, que ça cause le pire des ravages. Que ça vous bouffe et vous lie sans consentement. Que t'avance plus seul ensuite. Et s'il s'était raccroché à lui, il comprenait à quel point aujourd'hui. A quel point il était devenu important dans sa vie pour que de simple mot ait un tel impacte. On lui avait raconté… Mais entre les mots et la réalité, le pas était vachement grand. Et tomber de là haut, bah, ouais, putain, ça fait mal.

La porte s'ouvre, se claque. Ikea se ramène et Spangle avec, pourtant il n'y prêtera aucun regard si ce n'est la direction dont ils semblaient s'échapper. Ils étaient forcément avec Milan… Il quitte le salon et débarque enfin dans la chambre. Le souffle rapide, l'allure en pagaille, le regard affolé, le coeur en vrac qui explose à sa vue. Hey. Juste hey. Le son de sa voix, celle qu'il avait voulu entendre jusque là.   « h-ha. » et son monde s'écroule. Face à son corps, face à ses hématomes. Face à ses coups qu'il avait pris, face à lui, dans cet état.  « ah… » Une répétition idiote d'un son sans nom en contre coup. Son corps tressaute d'un faux rictus, d'une réaction étrange, d'une réaction qu'on définit pas. Comment on réagit de toute façon, dans pareille situation? Il devrait même pas y avoir de réaction. Ou il devrait pas y avoir ce genre de situation. Pourquoi… quand. Comment. ça avait fini par déraper, à partir de quand leur sortie à ikea s'était transformée en un tel enfer ? Il savait que ces jours étaient à payer. Mais c'était plus équitable là. C'était plus supportable de le retrouver comme ça, de voir les conséquences de… quoi, leur relation ?! Ils se voyaient même plus, se parlaient à peine. Alors, c'était vrai. Il aurait pourtant tellement voulu croire le contraire. Un moment de blanc, le seul bruit de son souffle puis de l'inspiration et de l'impulsion.   « hey... HEY ? me dis pas Hey !! Tu devrais être à l'hôpital là ! Alors que ...Alors que tu m'as fait croire que ça allait, que t'as préféré tout endurer ! Mais ça va clairement pas ! t'as vu ton état ?! MILAN PUTAIN ! On t'a- Je.. vais les... J'ai fait ce qu'il fallait !! J'ai fait tout ce qu'on m'a dit, alors pourquoi tu- pourquoi …  j'avais dit que je te protégerai... » Sa voix déraille sous l'émotion, la colère qui frappe, crie et se fissure entre deux tons. Ses mains se crispent, ses doigts se resserrent contre le tissu de son jeans, ses ongles s'enfoncent sous la pression. Et si ses jambes lui avaient semblées si solides, un vrai pilier, elles lui rappelaient à l'instant qu'elles ne le tenaient pas tant. Ses yeux brûlent d'une sensation violente, trop rapide et il force à les freiner. Non...Non. Certainement pas. Hors de question. Il aurait voulu...  Le prendre dans ses bras ? Il pouvait même pas ! Il pouvait même plus le toucher ! Ah, ouais, l'ironie. Ils avaient tout réussi hein ? Ils avaient vraiment tout gagné.  Son corps s'avance, s'élance pour s'accrocher à la seule chose qui le ferait pas plier. Il ouvre l’armoire, tire un sac, attrape des fringues qu'il mettra vulgairement. A croire que ça maintenait son esprit hors de l'eau et pourtant il a bien aucune idée de ce qu'il prend.  Il lui avait pourtant dit, qu'il le protégerait. Ce qu'il était con de faire ce genre de promesse. Et ces efforts alors ?! pourquoi il faisait tout ça, si ça servait à rien ?! Si on continuait de s'en prendre à lui ?! Il s'en foutrait, il trouverait un moyen pour les faire payer. Il chercherait. Il fera appel à son père ou se débrouillera par ses propres moyens.  Les mouvements saccadés, ses yeux aux bords de la rupture, il part en direction du lit puis s'arrête face à lui. Qu'est-ce qu'il comptait faire, l'aider à s'habiller ? trouver un taxi ? Kidnapper un médecin ? Il aurait simplement voulu effacer ses traces, ses marques de son corps. Il aurait voulu...Tout effacer, si c'était pour le voir aussi mal. « y-yah … T'es vraiment… » Ses gestes sont chaotiques et sans réflexion, son emprise faiblit et son corps s'accroupit, le sac entre ses bras. Il était pas fort. Il l'avait jamais été. Il était pas capable de le protéger, pas même de prendre soin de lui. Et il se faisait bouffer par ses sentiments. Par son importance, par son regard. « t-t'es trop con putain. » Sa main se perd contre son visage quand la conviction s'est barrée. Il était con… ou c'était juste lui le con.  Con de pas avoir été là. De pas avoir compris. De pas être à la hauteur, de rien comprendre. De pas arriver à prendre soin de lui, de pas être assez fort pour lui.





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Lun 17 Juil - 23:14


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La gorge nouée. Les sanglots incontrôlables. La peur qui prend naissance dans le creux de ton estomac. Tout cela au point de t’en rendre malade. La sensation que la douleur ne cessera jamais. Les ecchymoses s’estomperont. Les douleurs musculaires disparaitront. Les angoisses demeureront. Tu détestes ce sentiment : l’impuissance. Celui qui t’anime depuis que tu as été entrainé dans le véhicule. Victime et incapable de te défendre. Désarmé. Tu as subi. Jusqu’à la fin. Encaisser. Comme tu sais si bien le faire, en fin de compte. Tu aurais voulu qu’il soit là. Tu ne sais pas pourquoi tu n’as pas composé son numéro à lui. Tu ne voulais pas l’inquiéter. En fait, t’avais la trouille qui lui arrive la même chose. Tu t’en voudrais. Parce que tout est entièrement de ta faute. A affirmer ta sexualité dans un pays qui ne la tolère absolument pas. Au fond de toi, l’appréhension qu’ils s’en prennent à lui, après toi. Mais alors, pourquoi ne pas l’avoir prévenu le lendemain, le surlendemain ? L’absence de courage chaque fois que son prénom s’affichait sur l’écran de ton smartphone. Il semblait aller si bien. Pourquoi être égoïste et risquer de gâcher cela ? Tes maux guéris, tu lui aurais probablement raconté, comme une anecdote. C’était sans compter les médias. Ces nuisibles. Comment pouvait-il être au courant, quand bien même tu n’avais pas mis les pieds dans un hôpital ? Tu analyses la syntaxe, les mots, les uns après les autres afin de comprendre d’où ils peuvent tenir l’information. Des témoins ? De l’agression ? De ton arrivée à ton domicile ? Une tonne de questions. Mais surtout cette angoisse que Kyu tombe sur l’information. A coup sûr, il saurait. Trop vite. Trop rapidement. Avec cette difficulté pour toi pour appréhender la nouvelle.

Il est là. Impossible de te défiler. Tu devras affronter son regard sur ton corps meurtrit. A peine eus-tu le temps de te redresser dans l’immense lit, dans les draps blancs contrastant avec le bleu violacé de ta peau. Une syllabe. Un son. A peine audible. Qu’attendait-il de toi ? Stoïque, presque impassible. Etait-il surpris que tu sois ici ? Tes doigts serrent la couette, nerveusement alors que tu reposes ton dos contre le mur tout en le fixant. Un soupire. Le silence pesant entre vous. Vous êtes des étrangers l’un pour l’autre. C’est ce que vous êtes devenu à cause de ces articles. Il sort de ses gongs alors que tu ne t’y attendais pas. La voix s’élève dans tout l’appartement. Cette voix pourtant si agréable à l’écoute en temps normal. Ses mots te transpercent. Tu voudrais répliquer. Mais il ne te laisse pas le temps de le faire. Encaisser silencieusement, encore une fois. Sa voix qui déraille sur les derniers mots. Ecorché par un sanglot. Ca te fend le cœur, t’électrise à la fois. « je vais bien. » souffles-tu faiblement, les yeux qui s’embuent progressivement. Après tout, t’es en vie, aucune plaie ouverte. Ca aurait pu être pire. Kyu repart dans son impulsivité. Tu le vois ouvrir l’armoire, balancer le sac sur le lit. Les fringues suivent. Tu secoues la tête, rabat la couette sur le côté pour essayer de sortir du lit. « nan, je vais nul part. arrête ça. » tu dis ça avec tellement de calme. Ou bien est-ce parce que tu n’as pas la force. T’es au bord du gouffre. Tu balances tes jambes dans le vide, face à la baie vitrée. Les yeux remplis de larmes, tu rabats tes paupières une seconde. Tu cherches la force au fond de toi pour te lever, te hisser sur tes jambes, celles qui te soutiennent et font de toi le danseur de ballet hors pair que tu es. Tu n’y arriveras pas. C’est complètement con de vouloir essayer. La larme perle au coin de ton œil et s’échoue sur ta mâchoire. Tu rouvres les yeux sur lui. Il est face à toi. Les dents serrés. Tu voudrais l’avoir tout contre toi. Son corps emboité contre le tien. Tes doigts qui se perdent sur son ventre nu. Humecter son odeur. S’imprégner de lui. Tu l’observes alors qu’il s’accroupit face à toi, le sac entre les bras. Non. Tu n’iras pas. Qu’il s’ôte cette idée de la tête, une bonne fois pour toute. Tu tires sur le sac afin qu’il le lâche. « je reste ici. Je vais bien. » tu ne sais plus trop si c’est pour le convaincre lui, ou bien toi.






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Mar 18 Juil - 19:54


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Il avait en mémoire tous ses messages. Enfin, tous. Les quelques messages qu'ils s'étaient échangés d'ici là, espacés entre des heures et des jours. Il racontait jamais ses journées, évitait de se plaindre. De dire ce qu'il ressentait, ne laissant transparaître que des banalités à travers des mots trop froids. C'est sans doute comme ça, qu'ils sont devenus étrangers, que la distance s'est créée. Sans toucher, ne restait que la conversation, la communication...Et ça, c'était juste pas leur truc. C'était plus eux. Des messages sans fond, de prétention commune. Il lui avait dit aller bien, puisqu'il était devenu personne. Comme un ça va vulgairement lâché alors qu'on sait tous que ça va pas. Et on s'en persuade, on voit rien, on voit qu'après quand c'est trop tard. Forcément.  Il va bien. Un faible souffle, trop faible pour qu'il l'écoute, pour qu'il y croit réellement. Il ira jusqu'à attraper un sac et des fringues, à croire que par ce simple geste il réussirait à le convaincre de le suivre jusque là-bas alors que si il voulait pas, il bougerait pas. Ce qu'il veut pas, lui demandant même d'arrêter ses mouvements probablement trop précipités, sans aucune réflexion. Il était trop calme, sans doute parce que la situation n'était plus si nouvelle pour lui. Ou parce qu'il en fallait bien un des deux pour endosser ce rôle. «  pourquoi j'arrêterai ?! » Parce qu'il était ridicule. Que sa colère était mal dirigée ? Il ne s'en rendra pas compte, avant de se figer face à lui. Face à sa douleur lisible sur les traits de son visage, à s'en crever le coeur. Son propre corps cède, ses jambes lâchent, il se recroqueville, s'accroupit, sa voix part en vrille et ses yeux manquent d'abandonner. Pourtant, il s'agrippe à ce sac comme s'il s'agissait de tout sa vie, resserrant ses bras lorsqu'il tente de lui échapper, qu'il tire sur la lanière. «  Menteur.   » Peu importe qui il essayait de convaincre à l'instant, ça fonctionnait pas, ça marchait pas. «  arrête de me réconforter, c'est pas moi qui vais mal… » Un mal différent peut-être, mais on s'en était pas pris directement à lui. Il aurait préféré pourtant. Il aurait préféré, plutôt que de faire bonne figure pendant des semaines, faire ce qu'on attendait de lui pour tenter de pas toucher à leurs carrières. Un gosse appliquant ses punitions… C'était clairement ça, non ? On les punissait. Et pourtant, il avait pas l'impression d'avoir si mal agi. «  t'as vu un médecin au moins ? » La vision trouble, il essuie vulgairement et appui son front contre ses genoux. Et si...et si il avait quelque chose de grave hein ? Et si il pouvait plus danser ? Ou si ça se compliquait, sans qu'on le sache ?  «  je vais les buter... »





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Mar 18 Juil - 21:42


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Quand la banale question de savoir si ça va te retourne l’estomac. Gorge serrée. Il a fallu répondre. Chaque jour. Mensonges. Faire bonne figure. C’est pourtant si simple à travers les messages. Sans jamais douter une seule fois. Tout le monde pouvait effectivement croire que tout allait bien. C’est ce que tu réponds toujours, encore, à tes parents. Ils sont à l’abri. Ils ne risquent pas d’être au courant. Tu ne veux pas qu’ils le soient. Ils seraient dévastés. Sûrement prêt à exiger que tu sois rapatrié en Norvège. De toutes façons, t’as tellement honte que tu ne veux que personne soit au courant. Comme s’il était possible de cacher cela à ton entourage. La preuve. Même la presse le sait. Difficile de dire si tu pensais que ton mensonge passerait longtemps auprès de Kyu. Tu avais espoir de guérir suffisamment jusqu’à pouvoir dire que les hématomes étaient dus aux entrainements ou à une simple mauvaise chute. Peut être que cela serait passé, qui c’est ? Là, il est persuadé de t’emmener à l’hôpital. Mais tu ne bougeras pas. Tu as refusé d’y aller et Joe ne comptait pas non plus t’y emmener. C’était inutile. Tu le regardes s’agiter avec impuissance parce que t’as beau essayer de sortir du lit, ton corps refuse de t’écouter. Face à sa rhétorique, tu soupires. « pourquoi faire ? à peine là bas qu’ils fileront tout mon dossier médical à la presse. j’en ai un peu marre de faire la une. » Un peu. Si seulement. En réalité, t’es passé de total inconnu à grande coqueluche des scandales quand bien même tu détestes l’idée d’être sur le devant de la scène. Etre reconnu ? Oui. Pour ton travail. Pas pour ta vie privée. Au bord du lit, tu voudrais pouvoir basculer tout ton poids sur tes pieds. Tes jambes ne semblent pas en mesure de te porter. Alité depuis quelques jours, tu as perdu si vite en muscles. Tu te contenteras de te mettre un peu plus au bord du lit, pour tirer sur le sac qu’il tient entre ses bras. Tu veux lui ôter cette idée débile du crâne. Tu as beau lui dire que tu vas bien. Il ne semble pas réceptif. Et il a raison. Tu mens. Tu ne vas pas bien. Parce qu’en plus, tu te prends le revers de la médaille. Persuadé de bien faire, tu t’es rétamé. Tes tentatives sont des échecs. Ca ne sert à rien de continuer à répéter inlassablement les mêmes mots. Le voir dans cet état te déchire. Tu as la sensation d’être à nouveau sous les coups de tes bourreaux. Chacun de tes mouvements réveille les douleurs musculaires. Et pourtant, tu vas te forcer. Tu te laisses lentement glisser au sol, une jambe de chaque côté de son corps recroquevillé. Tes fesses touchent le sol. Tes mains lâchent enfin les draps qui t’ont servi à descendre lentement du lit. Un soupire de soulagement d’être parvenu jusqu’ici, alors que l’effort paraît insignifiant. La question du médecin. Tu baisses la tête. « non mais… » tu voudrais rajouter que tu vas bien. Tu ne te sens pas le besoin de voir qui que ce soit. Comme si tu avais développé cette capacité à savoir que toutes tes blessures sont superficielles. Tremblant. Tu glisses ta main à l’arrière de son crâne tandis qu’il pose son front contre ses genoux. Tes doigts s’emmêlent dans les mèches blondes. Une caresse, un geste tendre. Ce que tu voudrais retrouver. Ce qu’ils pensaient t’enlever.





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Mar 18 Juil - 23:05


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La presse. A croire que le problème restait indéfiniment le même. La faute aux articles, à la curiosité maladive, il refusait de se faire soigner. Sa santé en jeu pour le prix de son dossier. Et s'il savait ce qu'il ressentait à l'instant, s'il avait conscience de sa honte, de son envie de rester dans l'ombre comme s'il était le fautif de l'histoire...Sans doute aurait-il bien plus crié et il se serait révolté, contre ce putain de monde. La désillusion était grande, ou avait-il réellement été trop naïf de croire que les seules difficultés qu'il rencontrerait ne serait pas liées à sa vie privée. « Et alors ?! Qu'est-ce qu'on s'en balance, franchement ! Qu'est-ce que ça peut- … » foutre ? Mais face à son corps, à ses hématomes, à son mal, il comprenait. Il comprenait qu'il voulait plus de tout ça, de son nom à la une, et de ce que ça pourrait bien provoquer. Il y avait plus aucune sécurité, quand on se faisait agresser. Il avait même aucun droit de dire qu'il serait là pour le protéger à présent. Son corps plie, et il entend au froissement de draps qu'il aurait aimé bouger. Ses bras se resserrent autour du sac, du tas de fringues qui sert à rien, si ce n'est un appui futile à sa raison. Celle qui l'aide à ravaler les larmes … Il pleurait pas. Il pleurerait pas. Qu'il croit, du moins… Sa résistance faiblit et il n'aura pas besoin de lever les yeux pour le sentir s'être rapproché. Evidemment, il n'avait vu aucun médecin… comment aurait-il appelé, avec son coréen à deux trois mots de vocabulaires? Est-ce qu'il avait au moins appelé quelqu'un ? Sans doute, mais pas lui. Il avait sûrement quelqu'un. Un réel appui. De quel aide aurait-il pu être, lui, de toute manière…  Il n'avait fait que lui apporter les problèmes. Sa sexualité n'avait pas changé en plusieurs mois. Ses yeux s'écarquillent à son toucher, son frisson l’électrise et il plisse les yeux, retient un sanglot. Ce simple contact… Ca faisait combien de temps, maintenant ? Une, deux..trois semaines ? Des mois. Il arrivait même plus à compter, il avait perdu la notion du temps, parce que de toute façon… il lui manquait tout le temps.   « arrête… » ses doigts agrippent, se plantent dans le tissu de son pantalon. Il s'était jamais senti aussi faible, aussi désarmé juste d'une simple caresse. « faut que ça s'arrête… » faut qu'on arrête de lui faire du mal. Qu'on arrête ces articles inutiles, juste blessants. Qu'on arrête de se soucier d'eux, de lui, de sa vie privée. Peu importe ce qui avait fâché… Même si au fond, il sait. Leur relation… qui n'en était même plus une. Ses doigts remontent jusqu'aux siens pour les écarter, pour baisser leurs bras en les laissant lier. Aucune emprise, juste ce contact, du bout des ses doigts contre les siens. C'était ça… ça tenait plus qu'à ça après tout. Sa vue se trouble un peu plus, et il pourra plus les ravaler. Son avant bras se colle contre ses paupières et il rompt le contact. « milan, faut qu'on arrête. » Ce qu'ils avaient commencé d'être. Ce qu'ils étaient ou avaient été. A quoi bon nourrir les médias et amplifier la haine ? Ce serait quoi, après ça ? Qu'est-ce qu'on pourrait lui infliger de pire ensuite ?





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Mar 18 Juil - 23:27


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Il avait l’habitude, lui, d’être sous le feu des projecteurs. C’est ce qu’il voulait. C’est tout ce qu’il désirait. Etre connu, reconnu, qu’on parle de lui. Que ce soit en bien ou en mal, l’important est que l’on parle de lui. C’est ça. Un mode de vie qui n’est pas le tien. Ce n’est pas ce que tu désires. Tout ce que tu veux c’est danser, créer, encore et encore. Qu’on reconnaisse ton talent au travers des gens que tu fais danser. Mais tu n’as jamais demandé à ce qu’on fasse de toi un jouet, un objet de consommation. Vulgairement. A qui on dicte la vie, à qui on dit ce qu’il doit faire, ne pas faire, penser, ne pas penser. Et tu sais que toutes tes informations médicales seront servies sur un plateau d’argent au premier journaliste offrant. Alors non. Tu te débrouilleras. Tu te soigneras tout seul. Comme tu le fais depuis plusieurs jours. Tu n’as besoin d’aucun médecin, d’aucun examen. Tu aviseras si cela s’aggrave ou si les douleurs deviennent intenables. Mais Kyu n’est pas du même avis. Mais il ne comprend pas. Il peut pas comprendre. Vous n’êtes pas du même monde, en fin de compte. Tout est une question de culture. Tu auras beau essayer de te justifier, il ne fera jamais l’effort de te comprendre, comme tu tentes depuis des mois de te fondre dans sa vie. Tu t’adaptes. Fait-il réellement l’effort pour faire de même ? Est-ce que toute votre histoire est basée là dessus ? Tu pousses ton corps jusqu’au sol. Tu trouveras une façon de te hisser sur le matelas plus tard. Tu veux être à sa hauteur, plonger ton regard dans le sien, essayer de comprendre tout ce qui peut bien passer dans son esprit. L’apaiser. Lui montrer que malgré toutes les douleurs et la couleur de ton épiderme, oui, effectivement, tu vas bien. T’es en vie. Malgré tout. Malgré le traumatisme. Malgré les idées noires qui te traversent la tête. L’envie d’en finir cette nuit là, de t’achever, puisque ton existence dérange. Tu veux aussi lui faire passer un message, que c’est votre histoire qui te fait du bien, que ce sont tes sentiments pour lui qui ont chassés toutes ces idées malsaines. Parce qu’il compte pour toi. C’est trop tard pour faire marche arrière, pour cracher sur ce que vous avez fondé progressivement. Qu’il y a des sentiments, de l’amour, derrière des coups de reins coordonnés et la tendresse des nuits. Même si t’es sûrement incapable de faire passer ses messages par des mots, peut être seras-tu capable de lui faire comprendre autrement. Glisser tes doigts derrière sa tête, dans ses cheveux. Tu voudrais son corps contre le tien même si cela semble être compromis par la douleur. Ce contact t’électrise. Jusqu’à ce qu’il te répète d’arrêter. Les yeux embués. L’angoisse de comprendre ce qu’il veut dire. Accentuée à la seconde où il ôte ta main. Elle retombe. Lâchement. Entre tes cuisses. Ton prénom sort de sa bouche. Arrêter. On. Tu vas poser la question. Même si tu penses avoir compris sans mal. « arrêter quoi ? » lâches-tu faiblement dans un sanglot. Lui qui joue souvent au grand, il n’assumera donc pas de relever la tête ? De te quitter en te regardant dans les yeux ? Tes mains viennent essuyer vulgairement les larmes sur tes joues. Pommette toujours endolorie et gonflée. Tes lèvres non cicatrisées brûlent. Tu balances ta tête en arrière contre le matelas. Comme dans l’espoir de ravaler tes larmes. Tes doigts se resserrent, ton poing se referme sur ton ventre. Nerveusement. A cran. « s’te plait.. non.. » une supplication. Il te quitte. Le coup de grâce. Il t’achève.





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Mer 19 Juil - 0:19


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Il était lâche, il l'avait toujours été. Il avait cru être grand, adulte, à prendre les responsabilités alors qu'il avait eu le rôle le plus facile sans doute. Qu'il avait été facile pour lui de rien assumer du tout et de fuir sous une couverture qui l'arrangeait bien… Alors que Milan lui, avait toujours tout assumé. Il avait été le pilier, le seul à réellement les porter. Il s'était toujours plié à ce qu'il voulait ou exigeait. Il avait encaissé… jusqu'à ce que ce soit les coups qui tombent. Ca avait été beaucoup trop loin, ils avaient été trop loin. Il pose la question, et c'est d'autant plus difficile à prononcer, à expliquer. « toi, moi … » comme s'il n'y avait pas d'autres explications plus logiques. Peu importe l'étiquette, ça n'avait toujours été question que d'eux après tout. Une supplication, et faudra pas en attendre plus. Il était pas assez courageux, pas assez fot pour être ferme, pour maintenir. Pour supporter la douleur...qu'il venait lui même d'infliger. Pour son bien, qu'il se dit. Mais malgré tout… ouais, ça fait putain de mal. « mais je … » comment aurait-il pu lever les yeux ? Il aurait pas pu. Il aurait même pas pu parler, face à son regard. « je veux plus qu'on te fasse du mal » qu'est-ce qu'il lui avait apporté d'autre ? Qu'est-ce qu'ils avaient à l'instant, qui méritait d'être sauvé au prix de ses hématomes ? y avait rien qui valait cette douleur à ses yeux. Lui qui avait toujours eu la trouille qu'il se barre, qu'il le laisse tomber...qui avait été persuadé que jamais il se détournerait de lui ou ne lâchera sa main… Avait rompu un contact. Puisqu'il avait beau être un putain d'égoïste, il pensait avant tout à lui. Prenant sa décision pour lui, certainement pas pour sa carrière qu'il aurait bien foutu en l'air. Il voulait… Il lui souhaitait de l'avoir, sa réputation. Sa renommée. Son école de danse. Il supporterait pas être le mec qui aurait détruit ses rêves. Qui aurait entravé sa route ou aurait tâché d'obstacles.  « tu vas te rétablir vite… et puis voir un médecin, hein ? » Sa voix est faible, son souffle plus douloureux. Et ses doigts lui manquent déjà. Il hésite et à la place, sa main se crispe contre le sol, ses doigts cherchent à s'y ancrer, pour se défendre ce geste. « prends soin de toi...s'il te plait. S'il te plait, fais attention. e-et je continuerai de faire tout ce que je peux pour que tu t'y retrouves plus jamais, dans ce putain de journal. On parlera juste de toi pour ton talent. »





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Mer 19 Juil - 9:01


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Tu ne veux pas l’entendre. Tu ne veux que sorte d’entre ses lèvres ce que tu appréhendes. Et pourtant, il le dit. Il te quitte. Sans assumer. Là encore sans avoir le cran de te regarder pour te le dire. Et pourquoi ? Quelle raison ? Auras-tu des explications ? On t’a passé à tabac pour cette relation, et lui, sa seule réaction, c’est de te quitter ? Donc tu t’es fait tabasser… pour rien ? T’as enduré les coups, les insultes, les menaces, pour rien. C’est comme ça que tu le comprends. Comme ça que tu l’encaisses. Encore une fois, c’est toi qui souffre, encore une fois c’est toi qui prends. Alors que t’as rien demandé. Alors que ça fait des semaines que tu vis sans lui, que tu te mures dans le silence pour ne plus être un boulet pour lui. Pour qu’il puisse remonter la pente suite aux articles, pour que ça carrière ne soit pas impactée. La douleur au creux de ton estomac est vive. Ton poing appuie sur ton ventre, l’hématome relance l’inflammation. Tu passes ta langue sur tes lèvres encore ensanglantées. Ton autre main remonte dans tes cheveux simultanément avec tes jambes que tu fais remonter contre ta poitrine. Te recroqueviller. Te protéger. Puisque personne ne te protège de tout ce mal qu’on t’inflige en si peu de temps. Et c’est l’hypocrisie de Kyu qui te révolte. Il ne veut plus qu’on te fasse de mal. « c’est toi qui m’en fait si tu me quittes. » articules-tu faiblement entre tes sanglots. Pincements dans la poitrine. C’est tout ton corps qui est douloureux. Tu ne souhaites à personne de ressentir cela. Comme la sensation qu’on vient de te retirer plusieurs organes. Le vide. Le manque de souffle. La tête dans l’eau. Et personne pour venir à ton secours. Ses mots se perdent dans tes pensées. T’as du mal à comprendre tout ce qu’il dit. T’es perdu. Tu as arrêté de vouloir essuyer tes larmes. Tu assumeras toi, d’être un gros lâche, d’être amoureux de lui. Comme d’habitude. T’es celui qui assume. Tu l’étais déjà depuis le début, après tout. Tes doigts se resserrent sur ta chevelure. Voir un médecin ? Même pas en rêve. Tu veux pas te soigner. Tu vas te débrouiller tout seul. Comme tu le fais depuis que tu es arrivé sur le sol coréen. C’est le prix à payer quand on est un étranger. Tu l’écoutes à moitié. Ses promesses. Ses engagements. T’en as rien à foutre. Plus rien n’a d’importance si vous n’êtes plus ensemble. Tu secoues la tête vivement, comme pour essayer de le faire taire. Tu veux qu’il arrête de dire autant de conneries. Tes phalanges blanchissent tant tu serres tes doigts sur ta peau bleutée comme sur ta chevelure. Tu déglutis, sèchement, puis renifles, vulgairement. « ‘si tu pars, j’te butte’, par contre, toi, t’as le droit de partir ? c’est injuste. » comme un enfant qui ne saurait pas se défendre. Tu manques d’argument. Tu veux juste pas qu’il te quitte. C’est tout. Ton seul moyen de défense ? Tes sentiments pour lui. Tu refuses cette chose qu’on t’impose. Et tu perds tes mots. Sous l’émotion, formuler tes phrases en anglais quand ne viennent que des expressions dans ta langue natale. « regarde moi !!! » hurles-tu soudainement. En colère. Celle justifiée par son absence totale de courage envers toi. Celle qui a pris naissance dans le creux de ton estomac, aiguisée par la douleur. « t’es qu’un putain d’égoïste. je me prends des balles pour toi depuis des semaines. Nine est hétéro. Nine sort tout un mini-album pour le prouver. Nine s’affiche avec une femme. Nine avec un homme, avec Milan ? un occidental ? un putain d’homo ? Non, Nine vaut mieux que ça. » tu balances toutes ces choses enfouies. Celles que tu encaisses depuis les articles. Ces choses que tu pensais être capable d’endurer parce qu’il te donnait l’impression que c’était qu’une façade, pour mieux vivre votre relation en cachette. Mais face à la facilité avec laquelle il rompt, tu doutes qu’il s’agisse seulement d’une façade.





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