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Lights, Camera, Action ! :: the big five :: Fl✰w Entertainment

mort subite — ((raphaël))

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Mer 6 Juin - 2:07





La mort, ça ne se prévoit pas. La mort, ça n'a pas de parole. Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu'elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut.

On aurait pas cru avoir tant de mal à le voir, vivant comme un inconnu le long des couloirs - fantôme du frère qu’il ne voulait plus être, Raphaël qui semble regretter de nous connaître. Aurait pas cru trouver ça dur, alors même qu’on était sûr, qu’il devait avoir raison - que s’ignorer était la meilleure solution. Gabriel pourtant fait face aux conséquences, des mots-poignards qu’il a lancé à outrance, sans jamais y réfléchir, sans vraiment les choisir ; invoqués par les émotions en cascade, par la fierté qui se dégrade, par la colère qui se construit - nourrie par les mots qui venaient de lui

Et tu sais, Raphaël - j’voulais pas te blesser. Mais tu sais, Raphaël - j’le suis laissé emporter.  Par la colère et par la honte, et par la peine qui monte, sans s’arrêter jamais l’insupportable vorace, qui ne saurait passer sans laisser de traces. Ogresse ou parasite qui dévore les chairs, conduit le palpitant en enfer - et Gabriel s’est laissé consumer, Gabriel s’est laissé engloutir et avaler, jusqu’à en oublier que le frère également, pouvait être victime de tels sentiments. Oublier et cracher aux visage, phrase fatale point clé du carnage.

Je te déteste je te déteste je te déteste - et ça résonne en boucle dans la boîte crânienne, crié par une voix qu’il a du mal à reconnaître comme la sienne. Et ça tourne en rond dans les oreilles, vient embrasser la culpabilité qui se réveille - une fois que la fierté, fut mise un peu de côté. Pas assez pourtant, pour revenir en rampant - ou juste en demandant son pardon, l’ego plus fort que la raison ; lui qui pousse à accepter de le voir, vivre comme un inconnu le long des couloirs. 

Du moins c’était avant. Avant le choc avant la chute avant le déclin des quelques illusions, à le voir s’effondrer et rester seul avec ses questions ; un reflet au visage tordu par la douleur, et les gens autour qui refusaient de calmer les peurs, d’un Gabriel au coeur tordu par la scène, si choquante qu’elle en semblait presque obscène. Venue s’imprimer au fer rouge dans sa mémoire, encore et encore en souvenir il doit la revoir ; subir encore un peu de le voir ainsi s’écrouler, fardeau d’un instant qui veut pas s’effacer. Alors accompagné d’un désir trop pressant, de tout savoir tout comprendre sans attendre un instant, qui veut pas le laisser tranquille - rend tout le reste bêtement futile. Rien ne compte, plus rien ne compte ; si ce n’est savoir pourquoi, on a pu le voir dans cet état - ce qui a causé cette douleur qui semblait, trop immense pour pouvoir la tolérer ; cette incapacité même de se mouvoir. Savoir ce qui l’a fait choir. 

Mais ça fait peur d’ainsi aller à sa rencontre, peur de se briser à son encontre - et d’encore une fois finir brisé, pluie de morceau de verres qu’il a créé. Que le vent balaye en un instant, au profit d’une fierté reconstruie par le temps. L’homme de cristal éternellement détruit, éclaté au sol dès qu’il se reconstruit - toujours par le reflet que l’on a jamais su, apprécier et tolérer comme on aurait dû. Mais ça fait peur encore plus d’être dans l’ignorance, qui blesse toujours un peu plus qu’on ne le pense ; qui pousse alors le gamin à grandir un peu, se force alors à trouver le frère odieux - que l’on voit enfin seul dans cette salle de repos, enfin seul avec nous pour glisser quelques mots ; d’une voix hésitante qui a peur de réveiller, la colère et les armes qu’il a toujours gardé - seul à pouvoir ainsi, rendre Gabriel si petit.

Les yeux qui le rencontrent enfin réellement, lui qu’on n’osait plus regarder pleinement. 

Euh...Raph ? J’peux te...j’peux te poser une question ?” 

Peur dans la voix, peur de la réponse, peur de la discussion qui s’annonce, peur de ce qui arrivera (quand il ouvrira la bouche). 

Je - tu. C’était...c’était quoi, ça, l’autre jour ? J’t’ai vu...putain, littéralement t’effondrer, personne a voulu m’expliquer, je... j’comprends pas, ça m’fait flipper à vrai dire.

Tremble la jambe de nervosité, en attendant la réponse redoutée. 

T’as...t’as un problème ? Genre de santé. Un truc grave ? J’me doute que t’as pas envie de me parler, mais juste...juste, j’ai besoin de savoir, ça commence à m’rendre dingue de me poser des questions comme ça.

Explose Raphaël explose si tu le veux ; mais avant par pitié fais moi tes derniers aveux.
 

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Mer 6 Juin - 21:13





La mort, ça ne se prévoit pas. La mort, ça n'a pas de parole. Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu'elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut.

— et c’est l’blanc son enfer.

et c’est l’blanc qui le bouffe qui le dévore qui l’écrase dans ce monde trop aseptisé
alors que l’autre sans visage lui répète, lui répète encore,
lui ré-
pète
encore et encore
jusqu’à ce que ça lui pète à la gueule comme un putain de pétard un feu d’artifices aux milles lueurs sans aucune couleur –
ça éclate tellement fort qu’il finit par devenir sourd ou complètement sonné
et il  n’y a pas l’euphorie des jolies surprises alors que son sourire tombe, dégringole et se meurt quelque part à ses pieds.

monsieur yang ;
qu’on répète, c’est l’écho des sentinelles
voulant le ramener dans l’ombre –
monsieur yang ;
est-ce que
vous m’entendez ?

et pour la première fois de sa vie raphaël aurait souhaité n’avoir aucune oreille pour écouter ;
à fixer, poings fermés, la ridicule tache de sang sur le coin de sa chemise.

et raphaël il inspire la nouvelle comme une gigantesque bouffée de fumée,
il a les yeux qui pleurent et la gorge qui pique, l’estomac qui se tord et l’impression qui lui manque du lexique
pour exprimer à quel point il a mal d’être désigné
comme nouvelle cible du destin.

à compter,
silencieusement,
les minutes qu’ils lui sont encore accordées.


— — —


retour à la maison et c’est le trou noir.
et c’est les lumières trop colorées, les sons trop édulcorés ;
et c’est le vide, le néant plus total alors que ses paupières se referment –
pas l’temps de faire le poing,
arrêt sur image et son esprit divague,
raphaël c’est comme une vague qu’il s’éclate contre le mur du couloir trop sombre ;
c’est comme une épave sans fortune qu’il se disloque au sol alors que le tonnerre gronde.
et on le ramasse raphaël.
et on l’enterre d’une certaine façon raphaël –
avec les regards inquiets et puis les murmures terrifiés.
il est déjà
six pieds
sous
terre.
la tête sous l’eau à se noyer, la tête sous l’eau à vouloir tout oublier ;
il s’asphyxie dans son ignorance.
il se mutile pour sa propre existence.

c’est l’karma
la sentence pour exister.

à croire qu’il y en avait un d’trop dans ce monde à chier,
n’est ce pas
g a b r i e l


les larmes se ravalent parce que la vie doit bien continuer,
même si l’autre est devenu fantôme et de plein gré.
à percevoir du coin de l’oeil le reflet devenu transparent,
image de cristal qui se brise sous le regard ignorant de raphaël.

une inspiration et son squelette tout entier craque sous son propre souffle.
coup d’oeil rapide dans l’miroir pour voir les marges violettes qui bouffent la moitié de son visage,
ces cernes qui se sont creusés en marqueur à ce qu’il préférerait oublier
et que même le café ne semble pouvoir camoufler.

il se sent fatigué, raphaël.

quelques marbrures blanches qui se dessinent lentement au simulacre de sa peau,
lésions sur la porcelaine jusqu’alors intacte.
presque imperceptibles, mais pas pour autant invisibles –
raphaël qui les entendent craquer comme mélodie funèbre dans le silence de la salle de pause.
à pas savoir s’il l’apprécie ou s’il le déteste –
le bruit de la foule pour combler le vide, à préférer sentir son crâne exploser que son âme se déchirer.

et il est terrifié raphaël.

frisson glacial tandis que tu l’interpelles –
à relâcher la tasse brûlante encore présente entre ses doigts.
à peine un regard avant de se détourner ;
sentir que tout se serre à l’intérieur, jusqu’à former une boule de noeuds impossible à démêler.

et il le savait que tu allais finir par te pointer,
à repousser l’instant le plus possible comme pour fuir ce qui finit toujours par le blesser.
ses lèvres demeurent closes – souvenir de ton visage tandis que son univers tout entier était en train de s’écrouler.

et ça brûle dans sa gorge à raphaël,
brasier qui n’a jamais cessé de s’agiter –
comme alimenté par l’essence de ta silhouette parfois croisée
découpée dans son esprit aux rebords ébréchés.
ça avait depuis longtemps dépassé le stade de la simple fissure,
entre vous c’était un ravin qui s’était creusé et raphaël s’était promis ce jour là de ne plus jamais essayer de le traverser.

parce que ça t’intéresse maintenant ?

les mots sont froids et ses jointures deviennent blanches tandis qu’il peine à faire une croix sur toi.
sur vous.
sur un peu tout ce qui s’est passé ;
comme un deuil jamais terminé.

pourquoi tu m’adresses la parole, gabriel ? j’croyais avoir été clair avec toi. j’pense pas qu’on soit assez proches tous les deux pour que je te parle de ce genre de trucs.

ça se retient dans sa poitrine.
ça menace d’exploser dans sa cage thoracique.

dégage. j’veux toujours pas t’voir, ça n’a pas changé.

cesse
de me
briser.

 
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☽☽ et comme la lune qui se brise dans la nuit ardente je m'enfonce dans le noir ;

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Jeu 7 Juin - 2:27





La mort, ça ne se prévoit pas. La mort, ça n'a pas de parole. Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu'elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut.

Et les paroles viennent casser un peu plus le cristal - rappel douloureux qu’entre eux tout va mal. Qu’il nous déteste au moins autant, qu’on a prétendu le détester avant, quand ce qui sortait de la bouche était qu’une conséquence, de trop de peine et trop de rage et de honte à outrance. Et les paroles viennent s'enrouler autour de l’organe vital, ronces pleines d’épines qui lacèrent et font trop mal - trop pour qu’on puisse réellement l’accepter, trop pour qu’on désire le montrer. Alors on feint l’agacement, prêt à devenir presque insolent ; prêt à le blâmer lui pour son entêtement, à nous faire payer quelques mots blessants - la réaction justifiée, que l’on trouve pourtant exagérée. Trop de mal à le voir nous haïr, quand pourtant on n’a cessé de lui dire, que pour nous il n’était rien, que le détester nous allait bien. 

Mais c’était que des mots pour Gabriel, qui s’attendait pas à un traitement pareil ; quelques paroles futiles, au détour de phrases malhabiles, qui voulaient rien dire voulaient pas créer quelque orage, bêtises sans sérieux crachées par la rage - superficielles et pas concrètes, qui justifiaient pas qu’il le traite, ainsi comme s’il n’était personne ; traces de la rancoeur qui les emprisonne (depuis quelques millénaires, et y a rien à y faire). Il pensait - oh il pensait que ça lui passerait. Que c’était que paroles en l’air, proférées sous le coup de la colère ; que vite ils reviendraient à leur relation déjà si peu idéale, qui semble pourtant bien moins fatale - moins fatale que cette façon qu’a Raphaël de rejeter, le frère parfait reflet (double pourtant, semblant si différent). 

Raphaël est puéril, épris de chamailleries futiles


((tenter de se convaincre et croire à nos propres mensonges, pour pas se noyer sous la culpabilité dans laquelle on plonge))

Raphaël s’accroche trop, à de simple foutus mots - à son conflit enfantin, qu’il oubliera demain


((impossible d’y croire et pourtant, prêt à le dire et à sembler convaincant - du moins essayer, pour sauver la fierté))

Raphaël n’a pas le choix, il va me répondre il me le doit


((bêtises sottises quand depuis longtemps Raphaël, ne doit plus rien au frère qui ne se comporte pas comme tel))

Raphaël est ceci, Raphaël fait cela - il m’insupporte, Raphaël. Raphaël Raphaël. 

R a p h a ë l
 

((comme une litanie éternelle, qu’on fait toujours sonner au creux de ses oreilles, qui à chaque fois réveille, un peu plus quelques peines - par milliers ou par centaines. Raphaël impossible à effacer, qu’on vient toujours lui rappeler, qui toujours rôde quelque part dans les pensées, impossible à détester - qu’on prétendra pourtant aujourd’hui mépriser, pour un comportement jugé injustifié))


Alors regarde moi te regarder de haut, venir te juger en quelques mots - regarde comme tu ne m’atteint pas, comme jamais j’te laisserais me mener au trépas. 

Les yeux qui montent et touchent le ciel, lèvres laissant passer le même soupir éternel - se pincent pour exprimer l’agacement, pour exprimer la haine de son comportement. 

P’tain, Raphaël - me dit pas que tu fais toujours la gueule pour cette histoire. C’est...c’est complètement exagéré.

Et Gabriel croit pas ses propres paroles, et Gabriel il se sait en tort - mais sous les affres du coeur qui s’affole, il prétend et s’enlise alors, dans cette image d’imbécile inconscient, qui voir pas qu’il a blessé vraiment. 

J’crois que c’est un peu plus sérieux que tes bêtises. Ok, ok j’ai compris, tu m’en veux j’ai été pas cool, ouais. Mais j’pense que j’ai tout d’même droit de savoir. J’m’en fous qu’on soit proches ou pas, t’sais, ça change pas que…

Prêt à prononcer quelques mots vides de sens. 

Ça change pas que j’suis d’la famille, que tu le veuilles ou non, et rien que pour ça j’ai l’droit de savoir. Surtout après avoir vu...après avoir vu ça.” 

Après l’avoir vu s’effondrer, avoir senti le monde s’écrouler - la gorge qui se serre rien qu’à l’évoquer, la scène qui à nouveau vient se répéter dans l’esprit malmené. 

Alors, tu peux arrêter ta comédie une seconde - juste pour m’dire, putain. T’es malade ? T’as un problème ? Ou c’était juste passager ? C’est tout c’que je demande, tu peux m’ignorer après si ça te fait plaisir.” 

Nouveau soupir - envie de dire, s’il te plaît continue pas à me haïr, ça fait bien trop souffrir. Puis peur de la réponse peur de le savoir malade, qu’il soit condamné ou que ce ne soit qu’une passade. Envie de n’avoir jamais rien vu et de rester, dans le confort d’une ignorance bien-aimée. 

Et soudain j’me rappelle pourquoi j’ai préféré t’ignorer, t’oublier pendant toutes ces années.

 
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Mer 13 Juin - 5:18





La mort, ça ne se prévoit pas. La mort, ça n'a pas de parole. Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu'elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut.

— à quoi bon.
à quoi bon les paroles criantes tandis que l’âme est déjà mourante ;
à quoi bon les larmes quand raphaël a déjà baissé les armes.
c’est son coeur qui se perd en même temps que sa langue claque contre son palais, le fracas de l’incertitude en écho au venin craché sans regret.
c’est trop tard.
trop tard pour se racheter trop tard pour recommencer ;
les yeux qui détalent dans le vide qui semble plus attrayant que ton regard,
à avoir comme la volonté de se raccrocher à ce qui n’est pas encore trop noir –
un peu de lumière dans ce monde embourbé,
pour effacer la colère qui menace de le bouffer.

et ce sont ses mains qui se crispent en même temps que ses prunelles charbon, les doigts qui s’agrippent à sa propre peau de peur de trépasser –
à sentir comme son corps partir en lambeau entre ses doigts, comme une pierre trop facile à effriter,
de la poussière agglutinée en un semblant de silhouette,
qui d’un simple courant d’air, pourrait s’effacer.

à passer sans doute pour l’enfant puérile, sans se douter que la marque délaissée est pourtant indélébile.
à passer pour le porteur de caprices alors que tu réclames plus que ce qui t’es autorisé,
à reprendre tes droits sur la dernière chose qui lui appartient encore sans que tu ne viennes tâcher le décors.
c’est comme s’accaparer les dernières fragrances de sa douleur qu’il cherche à cacher derrières quelques parures d’aigreur,
comme une plaie trop à vif pour être touchée, trop brûlante pour être ravivée.

(nous n’étions qu’une erreur)

et dans son regard il y a tout qui déborde,
un ramassis de peines qui font désordre –
il y a toi il y a lui il y a vous,
et puis en même temps il y a un peu tout,
à écouter comme ses veines qui se coincent, et sa carcasse tout entière qui s'essouffle et qui grince;
la fatigue qui pointe déjà le bout de son nez et te voilà à le ramener à la réalité.

(nous sommes faits de malheur)

à tendre qu’à moitié l’oreille à tes mots qui sonnent terriblement faux,
à ne plus vraiment avoir la force de t’écouter déblatérer un discours de trop.
raphaël est lassé, fatigué –
épuisé de justifications,
éreinté de réclamer des explications.

ce n’est pas exagéré. je n’ai vraiment plus envie de te voir, gabriel.

réalité qui blesse autant qu’elle ne soulage ses épaules affaissées,
car même ton ombre devient douloureuse à regarder.
c’est comme des mots qui résonnent en écho terrible de vos disputes écoulées,
à entendre le fracas de vos voix en seul souvenir de votre fraternité.
cette fois il t’observe, raphaël,
il te regarde lui rire au nez tandis que ses propres éclats ne résonnent plus depuis bien longtemps à tes côtés.

il te regarde le lorgner du haut de ta tour de cristal, l’arrogance écoeurante qu’il voudrait écraser, piétiner s’il en avait encore la force.

mais ce n’est qu’un soupir qui s’échappe d’entre ses lèvres.

ça marche pas comme ça. t’es pas d’la famille que quand ça t’arrange, gabriel. pour moi t’es qu’un bout de papier, le mec avec qui j’devrais partager l’héritage si j’ai l’temps d’le toucher.

sa voix qui se coupe ;
les mots qui dépassent sa pensée et pourtant criants de vérité.
à en avoir dit un peu trop, et peut être pas assez ;
et raphaël s’enferme un peu plus dans les remparts qu’il a mit tant de temps à dresser.

t’as vu ce que t’as vu. démerde toi avec ça, t’as pas l’droit d’être assez égoïste pour m’demander des comptes. c’est mon problème, pas le tien, et il me semble que jusqu’ici, ça t’arrangeait bien de ne pas à avoir à te mêler de mes affaires.

et raphaël il aurait tant voulu pouvoir t’effacer,
tandis que toi tu continuais de persister –
le portrait au fond du paysage que lui, de son côté, n’a jamais vraiment pu ignorer.
et ça fait mal de se dire que lui a été si facile à évincer,
au point où il préfère se dire aujourd’hui que tu n’es qu’un songe du passé.

et pourtant tu reviens à la charge –
encore et toujours plus sauvage,
à arracher de tes propres dents ce qui le blesse le plus ardemment.

et il se tend alors que tu continues de parler ;
c’est son crâne tout entier qui menace d’exploser,
quand une fois encore tu arrives à le faire sortir de ses gonds jusqu’à le faire trembler.


ma comédie ? putain mais t’es vraiment pas croyable gabriel. tu t’es pas dit un seul instant que j’avais peut être pas envie d’en parler ? ou que j’étais pas prêt ? arrête de ne penser qu’à toi, t’es  vraiment insupportable.

sa voix monte tandis que le tonnerre gronde,
cette fois encore l’orage va frapper.

raphaël craque.

et il lâche rire amer comme pour se convaincre que de toute manière,
votre relation est depuis bien longtemps bousillée.


mais si ça peut te rassurer, t’inquiète pas, c’est loin d’être passager. d’ici quatre ans t’auras même pas besoin de faire semblant que je n’existe plus, puisque ça sera probablement le cas.

et il te jauge du regard raphaël,
car cette fois il ne fera pas machine arrière.

mais quoi ? t’espères que je sois malade pour te donner une vraie raison crédible et justifiable de me détester ? tu peux être heureux, parce que c’est le cas. maintenant, fous moi la paix.

et ce sont comme des tambours de guerre
qui vibrent au creux de ses oreilles
alors qu’il clame haut et fort
qu’il finira aux enfers.
 
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Ven 15 Juin - 23:13





La mort, ça ne se prévoit pas. La mort, ça n'a pas de parole. Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu'elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut.

Gabriel au paroxysme de son arrogance gamin insupportable, provoqué par l’autre aux paroles exécrables ; veut jouer au plus fier à celui qui sera le moins affecté, qui tiendra le plus longtemps devant l’autre sans craquer. Gabriel il s’est cru prince ou même roi à qui l’on doit tout dire, tout donner jamais rien refuser toujours tout offrir - le mot non inaudible du haut de son trône imaginaire, majesté despote qui du refus sait pas quoi faire. À se sentir invincible parfois quand il se cache dans le château de l’Arrogance, devient gamin trop prétentieux pour se prévenir de toute souffrance ; dans la forteresse dont il a érigé les grilles - foutues murailles de pacotille. Et il a voulu pour s’éviter tout risque de renversement, enfermer celui sait le blesser tellement - envoyer dans les cachots de sa mémoire le frère ; emprisonner son visage trop similaire sous un masque de fer. 

Alors Gabriel il s’est cru indétrônable, immunisé à toute tentative de le rendre instable ; et Gabriel il n’a pas su voir, que l’autre s’étant échappé un véritable coup d’état était à prévoir. 

Assassiné de mille façons, pour s’être protégé plus que de raison.

Un mot - dans le dos coup de couteau.

Je n’ai vraiment plus envie de te voir. Je n’ai vraiment plus envie de te voir. Je n’ai vraiment plus envie de te voir.

Transformé en phrases assassines - alors le voilà jeté sous la guillotine. 

Mais Gabriel dans un dernier souffle tente encore de lutter, courir dans un sursaut de survie se réfugier, derrière les murailles qu’il a mit tant de temps à ériger - pour qu’au premier instant elles se laissent crouler.

J’me fiche que t’en aies pas envie. Moi non plus, j’ai pas envie de te voir, si c’est pour que tu me parles comme ça. J’ai aucune envie d’avoir à te supplier pour une réponse, Raphaël, alors tu serais gentil de cracher le morceau au lieu d’te faire désirer, ou j’sais pas trop quelle autre connerie. Ok j’ai compris, t’es en colère, le message est passé.

Arrogance arrogance ô ! si douce arrogance, qui devient rassurante de sa familière fragrance ; de laquelle on s’entoure à chaque fois qu’il est concerné, pour pas montrer qu’il sait nous faire plier. 

Pourtant Raphaël réussira à nous faire abdiquer, progressivement par encore quelques mots-poison administrés ; sous la forme de répliques lancées d’une main habile, qui feront vaciller le garçon fragile. 

Pour moi t’es qu’un bout de papier.

((prémices qui déjà le font trembler))

Le mec avec qui j’devrais partager l’héritage.

((sensation de n’être qu’un nom sur le livret de famille, figure décorative de pacotille))

J’suis qu’un bout de papier mais je t’emmerde Raphaël, je - attends quoi ?” 

Si j’ai l’temps d’le toucher

((et tout s’effondre et tout n’est plus que doute, fin de phrase qui trop le déroute))

Gabriel alors il perd toute sa majesté et vient s’éclater au sol ; quand les yeux crient la peur et que le coeur s’affole - et on peut voir alors qu’il abandonne la bataille, déjà terrassé par ses émotions en pagaille.

Majesté détrônée, par celui qui devait être sa moitié. Seul qui peut ainsi l’atteindre et briser les murs imaginaires, illusion de protection que se donnait l’odieux frère - seul qui peut ainsi le mettre à terre le forcer à plier ; et alors qu’il défaille on entend le peuple crier. 

Le roi est mort (on l’a fait mourir) ; vive le roi (lui qui vient de trahir) ! 

Et dans la voix déferle la panique, et dans les yeux peut se lire la supplique - dites moi que j’ai tout mal interprété, dites moi que j’me suis complètement trompé. 

Si t’as le temps de - pourquoi t’aurais pas l’temps ? Comment ça si t’as le temps ? Qu’est-ce que tu racontes encore, comme conneries ? Tu m’fais pas rire, Raphaël, pas du tout.” 

Tenter de se calmer, tenter de se raisonner - de regagner quelque contenance, se dire qu’on a mal saisi le sens, des mots lancés probablement sans réfléchir ; qui voulaient probablement rien dire. Inspire, expire et soupire. Prêt à de nouveau affronter ses paroles, pas écouter l’inquiétude folle, qui voudrait prendre de lui entière possession ; le faire gouverner par ses émotions. 

Je suis pas égoïste, ,c’est toi qui l’es, qui voudrait me laisser comme ça à m’poser des tonnes de question, à...putain, à m’inquiéter. Ouais, j’m’inquiète pour toi - et tant pis si ça te plaît pas. Pour être honnête, ça me plaît pas plus qu’à toi.” 

Plus capable de prétendre qu’il nous indiffère, que de lui on a rien à faire - pas quand quelques mots ont provoqué tant de panique, qu’il était impossible de l’évincer de nos répliques. 

Tandis que Raphaël continue de cracher son mépris, rappeler qu’on ne vaut rien pour lui ; que Gabriel à ses yeux n’est que créature immonde, égoïste chose qui vient souiller son monde. Et pourtant on refuse de céder à l’envie de savoir, alors qu’on sent la fierté qui commence à choir ; au profit de la peur qu’on viendra, à chaque mot lire dans sa voix.

Mais pas prêt à quoi ? Pas envie de parler de quoi ? Mais merde, à t’entendre on croirait qu’tu vas crever, alors quoi ? C’est l’cas ? Et si ça l’était quoi ? Tu me laisserais découvrir ça le jour de ta mort ?” 

Odieux personnage, sent monter la rage ; aucun respect pour l’autre et ses sentiments - envie de tout savoir et que ce soit maintenant

Et finalement la vérité éclate, vient tâcher le sol de mots écarlates. 

Et

tout

s’effondre.


Et tout tombe en morceaux, le monde en lambeaux ; le sort du frère exposé par des mots trop violents ; phrases odieuses qui viennent brusquement, faire exploser l’organe vital, le cribler de balles - puis faire exploser la rage, prêt à faire véritable carnage. 

((Mais si ça peut te rassurer

T’espères que je sois malade ?

Tu peux être heureux.))

Trop d’accusations de cruauté, pour qu’on puisse le tolérer - à oublier l’envie de pleurer (ou alors seulement de colère), sentir le corps trembler (gronder comme le tonnerre). 

Et il veut exploser. Et il veut hurler. Bombe à retardement, à qui il ne reste plus de temps, avant la détonation.

3
2
1

Et c’est l’explosion.

Plus penser plus réfléchir, plus avoir peur d’agir ; sans pouvoir se retenir, on passe la limite à ne pas franchir - quand de colère la main vient sur sa joue s’abattre, laisser sur sa peau une empreinte écarlate. 

Et Gabriel il réalise pas qu’il dépasse ses propres interdits, trop obnubilé par la colère qui grandit - qui vient empreindre la voix d’hystérie.

Mais putain Raphaël, mais ça va pas dire ça ?! Comment tu peux penser ça ? C’est vraiment ça que tu penses, que j’veux que tu crèves ? Tu crois vraiment que ça m’rendrait heureux ? Tu m’vois comme ça, hein ? Tu penses à ce point que j’en ai rien à foutre de ta gueule ? Mais ça va pas ouais ! Tu peux penser ce que tu veux, mais pas ça - j’t’interdis de dire ça. J’sais pas si ça fait partie de ton numéro de - de -” 

Puis le silence, après la violence.

Réaliser ce qu’on vient de faire ; à quel point a éclaté la colère - à commettre ce qui était pour nous l’impensable, et d’un coup se sentir tellement coupable. 

Plus un mot pour troubler un silence, dans lequel ne se trouve aucune aisance - à se sentir vide, le silence presque morbide ; tandis qu’elle arrive la culpabilité, vient peindre sur le visage air presque horrifié ; à plus savoir quoi dire (et un peu le haïr). Plus oser le regarder, et puis finalement murmurer ; trois mots qui font si mal à la fierté - pourtant empreints de sincérité. 

J’suis désolé.” 

Paroles prononcées d’une voix qui se tient mal, preuve d’un équilibre trop bancal - emplie de l’envie de pleurer qu’on a du mal à réprimer, encore plus quand on se prend à repenser, à ses paroles - et deux mots alors affolent. 

Quatre ans. 

Et l’ampleur du phénomène le submerge et vient l’écraser ; comme un château de sable par les vagues balayé - écroule quelque peu, la digue de ses yeux ; perle d’eau salée échouée sur sa joue, fierté abandonnée foutue à genoux. 

 
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Lun 25 Juin - 4:46





La mort, ça ne se prévoit pas. La mort, ça n'a pas de parole. Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu'elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut.

— raphaël aimait presque mourir peu à peu entre tes doigts.
du moins, plus qu’entre les mains de ce quelque chose qui lui bouffe désormais la tête ; car avec toi au moins, il savait à quoi s’en tenir
et il pouvait surtout pointer du doigt l’horrible coupable.
il pouvait te blâmer,
t’écraser de reproches jusqu’à t’étouffer –
raphaël il pouvait partager cette apnée qui le pèse tant avec celui qui semble aspirer tout son oxygène ;
un putain d’anxiogène qui happe tout ce qu’il peut voler
(à arracher ton coeur à la dérobée).
ça fait bien longtemps que t’es devenu un criminel à ses yeux, gabriel –
t’es le nom qu’il veut taire, le visage couvert de marqueur et parfois murmuré comme une erreur ;
t’es celui qu’il efface en implorant grâce parce que le moindre de tes mots laisse des traces,
des hématomes bleus et puis violets au rebord de sa peau devenue peinture abstraite pour tes colères essuyées.

tu es impitoyable ;
et tu le sais.
suffit de voir la prestance que tu arbores alors que tu l’attaques encore
de quelques syllabes poison.
t’es comme une bombe à retardement, un hématome planqué sous une tonne de tissus et qui révèle ses dégâts au détour d’un miroir, à lui bouffer la hanche et la moitié des cotes,
en rapace terrible.

et t’en veux toujours plus ;
à réclamer l’impossible à celui qui a appris la nouvelle comme une balle en plein coeur, le ventricule droit perforé et l’âme en berne.
tu réclames, non, tu exiges en clamant qu’il s’agit de ton droit alors que tu t’es proclamé tyran, dictateur d’un monde qui ne t’appartient pas.
il te regarde, raphaël. il se contente d’observer les étincelles qui s’échappent de ta bouche et qui embrasent tout ;
odeur de chair brulée alors que tes flammes égoïstes viennent agripper la moindre parcelle de sa peau.

non, non t’as pas compris. t’attends comme le plus grand des cons qu’il se passe un truc pour venir exiger une quelconque réponse alors que jusqu’ici t’en avais rien à foutre ? c’est pas. c’est pas – putain. tu devrais sérieusement penser à la fermer, plutôt que venir clamer tes plus grands droits.

cette fois raphaël a la tête un peu basse et le regard grave.
ses épaules sont affaissées – chevalier peut vaillant à l’armure brisée et aux plaies béantes qui saignent sous la carcasse ;
charogne vivante aux reflets immondes attendant patiemment son linceul pour recouvrir son regard voilé par la mort qui frappe déjà à sa porte.
la fierté est un peu enterrée, mise au placard pour laisser la parole à dame colère qui s’est emparé de sa langue.
et il cherche à blesser raphaël –
foutre le doigt là où ça fait mal et c’est un sourire miséreux et amer qui vient fendre son visage blafard.

lui même assimile ses propres mots ; combustion instantanée et le brasier s’empare soudainement de tout son être –
et ça brûle si fort qu’il se sent déjà poussières.
son propre regard affronte ta silhouette avec difficulté parce qu’il sait que cette fois c’est probablement lui qui a gagné à celui qui parviendrait à le plus amocher l’autre –
raphaël peu glorieux sans sourire pour crever son visage,
que ses lèvres contorsionnées en un pincement de lèvres ridicules pour stopper les enfers qui se sont emparés de son esprit.

il a tout a perdre à raphaël,
plus grand chose à gagner.
et toi, c’est foutu depuis une éternité.

raphaël qui écoute le bourdonnement sourd de ses veines qui se coincent à l’intérieur et de la bêtise grandiose dont il est l’auteur –
et il parvient à voir sur ton visage de la colère de l’incompréhension de la tristesse et tout un tas d’autres émotions ;
un genre de fracas qui s’étire dans ton regard et dont l’onde de choc vient soudainement se répercuter jusqu’au bout de ses doigts –
le corps qui tremble et qui tangue sous la secousse,
à avoir de toute façon déjà la coque percée et le navire destiné au naufrage.

ses paroles il les a crachées, il les a dégueulées sur les murs et le plancher ; à les répandre en champ de mines à vos pieds.
c’est le visage neutre qu’il observe la première explosion te brûler le bras, la seconde t’arracher la jambe, la troisième te calciner le coeur.
il aurait presque envie de te hurler
que c’est ce que tu provoques à l’intérieur de sa cage thoracique à chaque fois que tu oses te montrer toxique –
et si ses yeux demeurent secs à l’intérieur l’averse s’abandonne dans une plainte étouffée par le crépitement des dernières cendres embrasées.

raphaël n’a cette fois aucune parade pour contrer la moindre de tes attaques –
le bouclier est percé depuis longtemps et le casque à ses pieds ;
il est désarmé raphaël et à portée de ta furie –
l’ouragan qui vient frapper soudainement sa tête déjà cabossée qui toute entière se pivote sous le poids de ta main.
raphaël il se redresse,
il te scrute ;
il compte les secondes qui s’écoulent sans réel but.
il n’a pas de réaction –
juste la brûlure qui s’émulsionne au simulacre de sa peau, sensation désagréable jamais ressentie de la main jumelle et pourtant maintes fois imaginée ;
songée.
pendant un instant il se demande si c’est une hallucination,
un rêve ou une contrefaçon avant d’entendre,
sous ton excuse maladroite,
qu’il s’agit bel et bien d’une aberration.

son palpitant ne fait plus un bruit. il est presque silencieux entre ses côtes, à s’éclater contre ses os jusqu’à se faire crever.
il ne fait plus le moindre bruit pour toi ;
l’homme aux pieds d’argile devient colosse de pierre face à ta théâtrale réaction.
t’es pas un acteur gabriel,
t’es juste un imposteur, un menteur, un
p u t a i n
de malfaiteur.

un arc hautain vient se broder au bord de ses lèvres,
le sourire fier,
arrogant ;
dans la même tonalité que ton discours précédent.

dis moi gabriel, tu la retiens depuis combien de temps celle-là ?

il se demande si derrière ton expression effarée ne se cache pas une pointe de satisfaction ;
le rêve oublié d’un gamin ayant trop enduré –
une gifle magistrale à asséner pour clore l’acte final alors que l’autre semble prêt à quitter la scène et s’évaporer en coulisses.
raphaël il se dit qu’il y a pas vraiment d’excuse à donner, pas vraiment de pardon à réclamer –
c’était voulu ;
il la ressenti jusqu’au plus profond de ses tripes,
les viscères qui se tordent et se coincent tandis qu’entre vous, tout est définitivement bousillé –
la moindre partielle de respect comme éradiquée, empoisonnée en génocide pour qu’il ne reste plus rien,
qu’une vague odeur de fumée.

content ? t’es satisfait ?

il inspire un peu, se déplie lentement comme une carcasse un peu rouillée.
il entend tout ses os craquer sous la fatigue,
éreinté par cette relation sans avenir.

t’es pas un roi, gabriel. t’as rien à m’ordonner, rien à exiger. si j’avais envie que tu l’découvres que quand j’serais entre quatre planches, c’était mon droit – et sérieusement ça m’éviterait ce genre de scène dont j’me passerais bien.

il pousse toujours plus fort raphaël ;
il a pas peur.
il a plus peur.
le vide est moins terrifiant à force de le côtoyer,
c’est comme le noir ou le monstre du placard.
il finit par se laisser amadouer.

t’es pitoyable gabriel. bien plus que moi.

nouveau rire –
faut bien s’marrer face à la faucheuse et au bourreau,
tandis que l’une lui présente la mort et l’autre un lourd fardeau.
t’aimes bien lui peser sur les épaules, pas vrai gabriel ?
t’aimes quand son échine se courbe et que sa colonne se plie sous le poids de ses exigences.

c’est pas un numéro. c’est pas une colère passagère, ou un caprice de gosse. c’est pas une mauvaise blague non plus.

il voudrait foutre un coup d’acide pour effacer les restes,
un coup de javel pour nettoyer tout ce qui a été délaissé, faire peau neuve –
tout récurer et ne garder que le meilleur.

arrête d’faire la sourde oreille gabriel. bienvenue dans la réalité. celle où tu n’fais pas parti de mes proches, et c’est peut être pour ça que j’t’ai pas dit en premier que j’allais crever.

sa poitrine subit sa respiration chaotique que raphaël tente de désespérément contrôler ;
à avoir les tempes qui vrillent.

t’as arrêté de compter, gabriel.

j’avais besoin de respirer, gabriel.

 

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☽☽ et comme la lune qui se brise dans la nuit ardente je m'enfonce dans le noir ;

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Lun 25 Juin - 13:22





It’s so painful to see an important person suffer and don’t be able to do anything than simply be there.

et elle a le sourire soojung, logé au bout de ses lèvres alors qu’elle déambule dans les couloirs de l’agence ; après-midi de repos après les entraînements du matin. le cœur en fête de se savoir libre de tout mouvement jusqu’au lendemain. à se demander par quoi, les heures suivantes seront comblées. et les mains dans les poches, les salutations glissées respectueusement auprès des employés rencontrés en chemin. elle entend, au détour d’un couloir, des voix chantant les maux secrets –
et la curiosité se glisse en elle, lorsqu’elle y reconnaît la voix du petit-ami et celui de son reflet.
passant la tête à travers le pas de la porte, à ne pas se douter de la scène actée.
l’amant donnant la réplique à l’ami

son palpitant est aveuglé par la lumière du compagnon
(il est si beau raphaël)
les fils de soie étirant les pulpes dans un sourire rêveur
mais soo est si aveuglée par la lumière
qu’elle ne voit pas les ombres planant autour de son cœur
à ne pas remarquer le poison qui fissure son être.

soojung
– icare s’avançant de trop près vers l’astre brûlant.
à en perdre les ailes, le cœur chantant.

et elle s’invite soo, dans la salle laissée ouverte, le palpitant gonflé de joie.
de se dire, qu’elle le voit enfin après quelques jours passés au loin.

et lentement, le visage se redresse vers les deux images à l’identique. et les éclats de son visage se ternissent. les sourcils se froncent alors qu’elle essaye de reconnaître les mots. l’incompréhension se lit lorsque l’ouïe capte la sonorité particulière de la terre natale des deux enfants.
mais elle sait, elle sent que ce n'est pas des mots d’amour glissés à l’oreille du frère miroir.
et soo s’avance d’un pas dans la pièce – silhouette encore invisible aux yeux des deux, les pas qui se font silencieux. à ne pas vouloir faire éclater la bulle dans laquelle ils sont.

et soudain, le monde s’arrête.
arrêt sur image ; alors que le bruit sec des épidermes se rencontrant résonne encore dans la tête – claque donnée à l’encontre de cette joue. sonnant alors la fin de quelque chose.

l’enfant perd de sa lumière ; les astres s’éteignent dans ses obsidiennes. le sourire solaire s’efface de son visage. et le cœur se fissure face à l’image. c’est une scène de carnage. le souffle qui se meurt en elle. la force qui s’évapore, et la silhouette qui tangue un peu, à se rattraper un peu maladroitement. à laisser tomber le sac à main au sol alors que les paroles résonnent comme des bourdonnements –

et la vision vrille d’une silhouette à une autre, à essayer de comprendre le sens des paroles,
à se dire que c’est peut-être bien plus grave qu’une simple claque reçue. guerre fraternelle qu’elle déplore, hélas, en silence.
soo qui sent son cœur saigner – à ne pas aimer la haine se découlant de cette relation fraternelle,
gamine qui ne s’imagine pas détestée le petit frère que le ventre de sa mère a porté ; à ne pas comprendre pourquoi les choses sont comme ça. et l’enfant passe une main dans ses cheveux, les lèvres tremblantes face à la scène. à s’avancer trop vite vers raphaël, y poser une main tendresse sur la joue encore rouge de colère. à lancer des regards aux deux êtres.

mais qu’est-ce qui vous prends ?

et la voix craque sur les derniers mots, à sentir son palpitant s’affoler dans la cage thoracique. le cœur tiroir prêt à dégueuler la douleur de l’instant. est-ce que ça va ? et l’inquiétude résonne dans la voix, à avaler douloureusement le souffle coincé.
 

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Lun 2 Juil - 19:55





La mort, ça ne se prévoit pas. La mort, ça n'a pas de parole. Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu'elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut.

Gabriel y a à peine quelques secondes, il se sentait roi du monde - à pouvoir régner sur tout et tout exiger, pas écouter les autres ni même les considérer. Gabriel il était le despote qu’on pouvait pas détrôner possiblement ; qui tyranniserait le peuple jusqu’à la fin des temps. Mais Gabriel il a pas su être prudent, pas su voir la chute arriver en courant - à trop se croire invincible, à oublier qu’il peut aussi être sensible ; les armes baissées comme un idiot trop sûr de lui, croire que personne pourrait le jeter du paradis. 

Et pourtant Gabriel - il s’est laissé atteindre. 
Et pourtant Gabriel - il a vu le règne s’éteindre.

Il était le souverain qui semblait au coeur de pierre ; il est plus qu’un moins que rien à genoux dans la poussière. Oui - il a laissé l’autre le jeter à terre, le rendre si petit, à regarder dans la terreur la silhouette du frère ; le reflet brisé en milles éclats de verre, qui viennent s’enfoncer et lacérer la chair, le laissant ainsi blessé sans savoir que faire, bien loin de l’Éden propulsé en enfer. 

Il était combattant à pas vouloir rendre les armes, continuer à se battre retenir ses larmes ; si vaillant si acharné contre l’ennemi trop semblable, mais la volonté devant lui s’est révélée friable - éphémère au final comme une traînée de cendres sous la tempête, bien vite envolée et alors obsolète. Il en veut plus de cette satanée bataille ; Gabriel il s’est rendu a jeté l’attirail - au feu les munitions, tout comme leur relation, condamnées à se consumer finir petits tas de cendres, tout comme le trône duquel il fut forcé de descendre. 

Et il le regarde continuer en solitaire leur guerre éternelle ; continuer à l’attaquer de quelques mots ô ! si cruels - il le regarde et il comprends plus comment il a pu la vouloir, cette guerre qui a causé que douleur et désespoir. Il le regarde et il se voit peut-être un peu trop, se déteste un peu d’avoir causé tous ces maux ; regarde Raphaël se tenir droit devant lui malgré ce qui le ronge, à se demander si tout ça n’est que mensonge - si vraiment il veut à ce point, frapper et frapper jusqu’à ce que vienne sa fin. 

Parce que c’est fini - du moins pour lui ; ou au moins pour l’heure, le conflit sera tenu en horreur. Gabriel il se tient devant le frère à agiter son drapeau blanc, et comprend plus pourquoi tant d’acharnement ; ni même ce qu’il désire, cherche à obtenir. Gabriel il a peut-être bien oublié qu’il y a quelques instants, il adorait cette bataille qu’il méprise dorénavant ; oublié qu’il s’y est jeté corps et âme, à vouloir la finir qu’au fil de la lame - il oublie tout sauf sa propre douleur, la nécrose affligeante qui ronge le coeur. Et si le visage était un tableau, on y verrait qu’un gris tragiquement triste qui trahit un peu trop, l’état pitoyable d’un piètre enfant - et dans les yeux bruns y a que le chagrin de présent, peut-être un peu de lassitude et une envie d’arrêter le temps, si on veut plus se battre c’est qu’on n’y voit plus d’intérêt à présent.

Alors du bout des lèvres on laisse échapper le plus doux des soupirs, emprunt de fatigue provoquée à force de s’entre-nuire ; à plus vraiment savoir quoi répondre sans provoquer encore sa colère, à lui le double qui pourtant nous voit plus comme un frère. 

J’la retenais pas, c’est - ‘fin j’dis pas que j’ai jamais eu envie d’t’en foutre une avant aujourd’hui mais - mais j’aurais jamais - putain, c’est juste que tu m’as foutu hors de moi. Parce que...j’sais pas c’que c’est que ton but à dire ce genre de merdes, j’sais pas si ça t’amuse de te battre avec moi et de me rendre dingue mais tu sais quoi ? Moi j’en ai marre. J’veux plus m’battre avec toi, Raphaël, ça m’fatigue et ça en vaut pas la peine.” 

Et la voix pourtant si calme elle est un peu trop brisée, c’est plus une demande mais une supplique pour la paix - ne serait-elle caractérisée que par le retour du silence, il restera préférable à la violence. Parce qu’elle semble inadmissible à la vue de l’ultimatum donné - quand tout ce qu’on retient du dialogue c’est ces quatre années ; quatre années restante au chapitre de la vie du frère - quatre années qu’on refuse de passer à lui faire la guerre. 

Satisfait de quoi ? D’t’avoir frappé ? Qu’tu sois malade ? Putain. Tu crois vraiment que ça peut m’satisfaire, provoquer chez moi quelque chose un tant soit peu positif ? Puis non, réponds pas à ça - j’connais déjà trop bien la réponse.” 

Et la réponse Dieu comme j’la hais ; comme je hais ce qu’on a tous les deux provoqué. 

Et la plupart du temps il en a même pas conscience ; parfois frappé d’un soudain éclair de clairvoyance - si rare à force de se forcer à penser que l’on vit bien cette situation, regardant les ruines de leur fraternité finir de se consumer, sans vouloir exprimer autre chose que parfaite neutralité. Peut-être que c’est à force de dire au monde de pas en parler, qu’on a fini par penser l’accepter - à force de tout taire et faire comme si de rien était, finir par y croire et par oublier ; jusqu’à ce que la réalité nous frappe nous heurte de plein fouet, et nous laisse ainsi à contempler un désastre qui ne peut plus être rattrapé. 

Les yeux ils veulent plus se détacher de lui, de son foutu sourire et de son mépris ; son putain d’air trop fier trop hautain - celui qu’ils portent tous deux si bien. Et si Gabriel l’arborait y a quelques instants à peine, désormais il lui déchire l’abdomen ; à coup de haine qui s’en dégage, pour attaquer le coeur qui fait naufrage. L’impression d’étouffer de plus pouvoir parler, sans rien à quoi se raccrocher. 

Alors on l’écoute en silence nous cracher au visage toute sa colère, toute ce mépris qu’il déblatère - à répéter encore et encore que pour lui on est rien qu’on compte plus ou même, qu’on a jamais compté que notre nom est blasphème ; brûlure aux oreilles de celui qui nous voit si pitoyable, et nous rit au nez à nous le frère déplorable. On l'écoute nous répéter encore et encore qu'il va mourir, que ses jours sont comptés et qu'il quitte le navire ; qu'il va couler finir par toucher le fond, mais que nous mettre au courant n'est pas une préoccupation. 

Il voudrait pleurer, Gabriel - voudrait se laisser aller, devant le double si cruel ; celui à qui il a toujours refusé de montrer sa peine, pourtant si difficile à contenir devant tant de haine. 

Mais il se tait - se tait jusqu'à craquer ; quand les perles sous les paupières menacent de déborder, et qu'il faut alors absolument l'arrêter, sous peine de dire adieu à la précieuse fierté, montrer alors à quel point on est blessé. 

Alors elle émerge la voix tremblant quelque peu, croulant sous le poids de mots trop douloureux. Elle émerge pour laisser paraître la supplique, du garçon qui semble un peu trop pathétique. 

"Arrête - juste, arrête. Arrête ça, arrête d'essayer de...j'sais même pas ce que t'essaye de faire en fait. J'sais pas ce que tu veux Raphaël, j'sais pas si tu veux que je m'énerve encore, si tu veux me pousser à bout. Tu peux...tu peux bien m'trouver pitoyable si ça te fait plaisir, mais arrête. J'te l'ai dit, Raphaël, j'ai plus envie de me battre avec toi. Bats-toi tout seul si ça te fait plaisir - mais fais ça sans moi. Moi j'sais plus quoi te dire Raphaël - j'ai rien à répondre à ça. J't'ai dit que j'étais désolé - j'sais pas quoi te dire de plus. J'suis désolé pour cette fois et peut-être même pour celle d'avant - j'suis désolé mais j'peux rien changer."

Et tu sais l'autre fois j'voulais pas tant te blesser toi, que me protéger moi.

"Tu sais quoi ? J'abandonne. Je -

Et la parole elle est coupée par une apparition soudaine ; celle de la silouhette grâcile d'une gamine de porcelaine, qui vient se placer entre les doubles infernaux - la fille-bouclier pour intercepter les mots. 

C'est une main ô ! si légère pour remplacer la sienne trop violente sur la joue du reflet, c'est une voix trop inquiète qui vient les questionner - et Gabriel voudrait pouvoir quitter son corps pour mieux les observer, la pitoyable scène qu'ils ont encore provoqué ; tryptique des enfers qu'ils s'acharnent ensemble à peindre depuis toujours, tableau immonde qui ne vaut aucune détour. Et il secoue la tête - à se sentir si bête ; lippes bouffées détruites puis relâchées pour un soupir, à espérer qu'au moins tout va finir. 

"Il nous prend rien - juste, t'mêle pas de ça, Soo Jung."

Peut-être un peu méchant quand il veut qu'on les laisse tranquilles, les mots ayant si peu d'impact sous la voix fébrile. 

"Tu - t'es là depuis combien de temps, au juste ? Puis tu sais quoi - peu importe, en fait."

Parce qu'il se demande ce dont elle fut témoin ; si elle a bien vu la joue attaquée de sa main. 

Mais au fond Soo Jung elle pouvait intercepter les échanges entre frères - elle peut bien le juger il n'en a plus rien à faire.

Et il se racle la gorge pour retrouver contenance, ignore la goutte d'eau salée qui fait preuve d'insolence - dégringole contre son gré le long de sa joue, pour donner à sa fierté encore quelques coups.

"Sur ce - j'crois que j'ai tout dit, Raphaël. J'sais pas c'que j'pourrais dire de plus. À moins...à moins que t'ai quelque chose à ajouter."

Silencieusement, honteusement, il se prend à espérer qu'on le retienne que ce soit pas la toute fin de cette histoire, qu'elle contient quelques réponses qu'il appelle de tous ses espoirs - et s'il prétend vouloir partir il voudrait encore plus savoir, ce qui le ronge Raphaël ce qui va le faire choir. 

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Ven 10 Aoû - 1:08





La mort, ça ne se prévoit pas. La mort, ça n'a pas de parole. Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu'elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut.

– à l’aube des sourires perdus raphaël a déjà quitté neverland.
peter pan a enfin grandi et se refuse désormais à la douceur lorsque son coeur est blessé. fierté juvénile qui l’empêche de courber l’échine – c’est un rictus aux fragrances de dédain qui vient se perdre sur ses lèvres à la teinte fanée.
il y a comme des traces d’amiante dans son regard qui pour la première fois se détourne de ton visage d’opale. des fissures de rouilles qui viennent percer la coque fébrile ; dévoiler les pire attraits de sa personne.
raphaël est crade – sale de par les mots qu’il t’a craché au visage, tâché par l’encre de ses pensées funèbres.
raphaël a la terre qui vient profaner la pureté de son titre, la noblesse de son âge.
raphaël a les os qui craquent comme le vieux passeur du styx et des corbillards silencieux au fond des veines.

raphaël n’a rien d’un astre ;
tout d’un désastre –
une bourrasque éternelle.

le souvenir de ta main brûlante contre sa joue crépite encore à son oreille.
il l’écoute mourir dans de dernières étincelles alors que les masques tombent et que les enfants s’évanouissent pour révéler leurs visages adultes.

il t’écoute à moitié te perdre dans des explications risibles et futiles, si inutiles qu’elles résonnent creux. il ne te croit plus raphaël. tes paroles sont des chants de sirènes qu’il refuse désormais d’écouter – une mélodie qui reste en tête mais qu’on fini par oublier. tu t’estimes fatigué mais ça fait déjà des lustres que les genoux du jumeau ont claqué le sol. il se marrerait presque de ton égoïsme ; pleurerait presque ta cécité, te rendant si ignare.

voilà que l’échafaud l’appelle et que tu t’éveilles. le regard qu’il t’accorde n’est ni ferme, ni tendre. il y a des joyaux de tristesse et de colères qui viennent teinter le titane de ses yeux – et tu en es l’heureux héritier.
il s’humecte les lèvres et se racle la gorge, dépité. la provocation qui habitait ses traits s’en est allée en même temps qu’il a ouvert une dernière fois la bouche.

j’suis désolé.
j’suis désolé pour cette fois et même celle d’avant.
j’suis désolé mais.

M A I S
je ne peux rien changer.

(si tu ne peux rien changer ;
ça revient à dire –
tant pis, ce n’est pas grave, on verra une fois, passons à autre chose ;
ça revient à dire –
c’est un épisode parmi tant d’autres, on s’en fout.
continuons.)

((j’ai envie de m’arrêter.))


ses doigts se referment sur les pans de ses manches et ses pupilles se durcissent un instant.
tu n’apprends décidément rien –
dès que tu essayes de foutre un peu de peinture colorée, tu réussis à répandre des trainées noir pour tout bafouer.

tu sais quoi ?
j’abandonne.

((oui, fais donc ça.))

(choisis la facilité ;
et pour une fois, je le ferais aussi)

((oui, fais donc ça, laisse moi respirer.))


heureuse conclusion et ses pieds sont près à se détourner.
à quitter la pièce sans plus d’explications – lions dévoreurs de proies à peine rassasiés mais la foule est satisfaite du spectacle.

la dresseuse de fauves s’immisce pourtant, fluette, dans le cirque terrifiant et vient apaiser les bêtes en furies. les obsidiennes s’apaisent et viennent la regarder d’une douceur d’ambre – à glisser le bout de ses doigts contre la main de la bien aimée.
mais le bras retombe tandis que finalement, ses yeux se détournent.
il le sait ;
ce n’est pas le moment.
pourtant il comprend sa présence et ses tourments – ce qui l’a poussée à entrer dans l’ouragan.
soojung connait assez raphaël pour savoir que son frère est une zone de tempêtes ; pourtant en ce jour elle s’y est aventuée.

mais il est incapable de lui dire
« tout va bien »
« ça va aller. »


pourtant les éclairs brillent de nouveau alors que tu t’adresses à elle. colère redirigée, remaniée sous les mains de vulcains en arme suprême plus dangereuse encore. il était prêt à s’éteindre mais pourtant tes mots façonnent avec tant d’aisance sa colère qu’il finit toujours par réanimer les flammes endormies.

 lui parle pas comme ça. 

il sort de son mutisme et s’avance d’un pas.

 elle a autant le droit d’être là que toi, j’te signale. et je ne t’ai rien dit qu’elle ne sait déjà. 

aux premières loges,
spectatrice tragique –
à observer la chute de l’ange, la cassure de ses ailes ;
le choc alors qu’il revient parmi les vivants et qu’il se frotte à la terre.

elle était là,
au retour de l’hôpital,
aux premières larmes –
aux crises soudaines.
elle était lors de la douleur,
de la tristesse.
elle était là lors de la désillusion.

il te jauge un peu avant de se tourner vers l’étoile brillante. presque l’envie de t’effleurer l’épaule mais raphaël n’esquisse pas le moindre geste – incapable de se détacher de toi et de cette aura qu’il déteste.

il articule simplement ;

 laisse nous, s’il te plait. 

de ses yeux il trace le chemin de la première larme versée mais la culpabilité ne vient pas encore gratter le fond de sa gorge. il la sait proche mais pour l’instant les flammes sont encore trop brûlantes pour être apaisées d’une simple goutte d’eau.

il attend que la belle ait disparu avant de reprendre,
un iceberg au fond des tripes.

 qu’est-ce que tu veux que j’ajoute exactement ? 

ses épaules se haussent et ses bras se croisent tandis qoe son corps tout entier repose contre le meuble derrière lui.
il te trouve ridicule ;
c’est lui qui devrait pleurer.


 on a pas parlé, tu t’es tapé un monologue sur à quel point t’es fatigué de te battre.

ses poumons se vident de tout air et craquent sous le manque d’oxygène que tu happes de ta simple expression.
il te déteste pour le rendre si faible au moindre de tes regards, de tes paroles.
tu possèdes un poids que tu ne mérites pas ; la balance se penche à la moindre de tes réflexions. coeur impur plus lourd qu’une plume destiné aux enfers – t’en es le principal juge et il le sait.

 j’ai un scoop : moi aussi.

tu l’écrases et il se sait plus faible que toi.
c’est pour ça qu’il abandonné, raphaël, et depuis longtemps.
aujourd’hui, il a un autre combat à mener.

c’est pour ça que je préférerais qu’on coupe les ponts. j’étais sérieux quand je te l’ai proposé la dernière fois, et je ne l’ai surtout pas dit à la légère. de toute manière on arrive pas à se parler, ni à communiquer. j’ai plus assez d’énergie à dépenser là dedans, comme tu peux le constater.

sa voix se pose au fil de ses mots et une soie triste vient broder un demi-sourire au rebord de ses lèvres. c’est presque nostalgique que ses paroles sont, pour une fois, réellement sincères ; pourtant l’agacement perdure à la commissure de ses lippes pleines débordantes de révélations.


 j’sais pas si j’vais crever. peut-être. ou peut-être pas. j’en ai aucunement l’intention, et j’vais tout faire pour continuer – mais si ça doit s’faire autant mourir heureux.

il ya des vérités silencieuses qui sont parfois douloureuses à admettre. ce soir raphaël accepte de souffrir encore un peu pour se libérer une dernière fois ; foutre une croix sur un passé auquel il décide de renoncer.

il est peut être pas parfait, pas le plus beau, le plus bon, le plus gentil des êtres humains ; il n’a peut être pas combattu la pauvreté, sauvé des vies ou révolutionné tout un pays mais pourtant raphaël estime lui aussi avoir le droit à une once de bonheur.
vous savez tous les deux que vous n’avez jamais été pleinement heureux,
car ce n’est pas en taisant la part d’ombre qu’elle cesse soudainement d’exister.
elle est toujours là, bien présente, collée à vos basques et impossible à ôter.
cette fois raphaël voudrait s’alléger,
enlever le plomb de cette pénombre qui le dévore petit à petit pour redonner un peu de place à la lumière éclatante d’une vie.

qu’elle soit longue, cette vie.
qu’il puisse avoir des cheveux blancs et raconter à ses petits enfants quelle gueule avaient ses rêves.
ou bien qu’elle soit courte ; 
mais que la fin soit au moins belle, c’est tout ce qu’il demande.

j’suis malheureux quand t’es là gabriel. tu m’fais du mal et j’aimerai que ça s’arrête.

car tu pourrais battre simplement des cils et manquer d’air,
je m’inquiéterais pour toi.

 

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☽☽ et comme la lune qui se brise dans la nuit ardente je m'enfonce dans le noir ;

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Ven 10 Aoû - 18:45





It’s so painful to see an important person suffer and don’t be able to do anything than simply be there.

les paupières se ferment quelques instants sur cette réalité abîmée. refuse d’en voir plus, se cache derrière un mur marbré, essaye d’échapper aux balles perdues. mais le tonnerre grondant dans les cœurs brisés est si fort qu’elle ne peut ignorer ; bataille acharnée entre deux êtres d’un même noyau, qui se vouent une guerre des plus infernale, des plus destructrice. à faire éclater quelques éclairs de vérités, de maux trop bien gardés. à déplorer l’existence du reflet pour quelques éclats de bonheur –

et soojung, elle assiste à la scène complètement impuissante. spectatrice non voulue du dernier acte d’une pièce dramatique. jusqu’à ce que son effroi soit si grand lorsque la claque retentit – résonnant en quelques mélodies dans le silence qui s’en suit. frissons glacés capturant l’épiderme ; elle revient à ses esprits. outrepasse les requêtes et s’avance à l’aveugle dans cette tempête.

sous son regard éteint, se dessine un déjà-vu ;
(quand bien même l’issue est différente, le résultat sera le même s'ils continuent de se tirer dans les corps.)
parce que résonne en ses oreilles les pleurs brisés de cette mère adorée lorsque ce père et oncle se sont livrés bataille sanglante pour le titre d’un royaume – à se revoir cachée derrière les murs d’un château pour une sécurité des plus primordiale. naissance gardée secrète tant les ennemis étaient grands. passé gardé sous silence – encore et encore ; parce qu’elle se refuse d’y repenser, elle refuse de revoir les images de cette enfance chaotique.

le myocarde battant, elle tombe dans le piège – pénètre les murs incandescents de leur relation pour y demander une explication. curieuse, elle l’est de nature, pourtant. elle ne veut pas savoir le fond du problème – elle veut juste savoir ce qu’ils sont en train de faire, à ce moment précis. la discrétion n’est pas de mise, l’endroit n’est pas judicieux.

et c’est sa main qui rencontre la joue de l’être aimé en un geste tendre ; gamine qui veut effacer la colère, chasser la peine, y mettre un peu de couleurs. son regard se fait plus tendre sur la moitié, rictus timide d’un sourire sur le bout de ses lèvres alors qu’elle demande s'il va bien. mais le mutisme n’est que réponse et elle n’a pas besoin de chercher plus loin pour voir qu’il ne va pas bien. corps tendu ; les mains refermées. elle se bouffe les pulpes alors que son visage se détourne sur l’ami – les sourcils se froncent face au ton employé ; les mots qui ne trouvent pas grâce au cœur de l’enfant. et avant qu’elle ne puisse se défendre, c’est raphaël qui répond.

la main venant trouver place sur l’épaule du compagnon, vouloir l’empêcher de se noyer plus profond. sentir les muscles contractés de tension – à détester la situation.

« raph douce tonalité alors qu’elle attrape sa main dans la sienne, essayée de le faire reculer d’un pas alors qu’elle s’avance. que je sois là depuis longtemps, n’est pas la question gabriel. j’en ai vu assez pour m’en mêler. et je n’attendais pas de réponse précise. que vous ayez des différents est une chose, je ne veux pas en savoir plus, ce sont vos problèmes. mais les régler à l’agence avec la porte ouverte en est une autre. aujourd’hui c’est moi, mais demain, ce sera qui le témoin ? » et le calme est si présent en façade qu’il en est inquiétant. « et cela vaut pour tous les deux. » les sourcils froncés, réprimande glissée à l’encontre des deux enfants telle une mère.

respiration trahissant le palpitant, elle tourne la tête vers l’amant. à entendre sa requête, hocher doucement la tête, main faisant pression autour de la sienne pour signifier sa présence. « hm » – relâchant son étreinte, elle s’écarte, avant de lancer un regard à gabriel. relevant le menton comme un coq défendant sa basse court, elle lui lance. « toi. famille, jumeau, dieu ou que sais-je, ose frapper mon mec à nouveau et t’auras à faire à moi. je te préviens. » gamine amoureuse trop protectrice, elle claque la langue contre son palais, tourne le dos pour s’en aller – pression du cœur dans la poitrine. elle s’arrête, attend quelques secondes avant de se tourner une dernière fois.

« ne vous brisez pas les mecs, j’ai déjà vu ce que ça faisait, ce n'est pas beau à voir et ça fait souffrir tout le monde. » – les mots s’envolent, sans réellement savoir s’ils trouveront destination. le visage se ternit dans l’ombre alors qu’elle sort de la pièce, ferme la porte derrière elle. la carcasse trouvant un appui contre le mur ; à attendre le souffle court, palpitant qui se calme peu à peu. l’ongle du pouce ronger par l’attente, repenser à la claque – se demander s'il a eu mal. se trouver idiote d’une telle pensée, bien sûr que ça fait mal.
espérer, prier pour que les deux états ne déclarent pas séparation ultime aujourd’hui.

 

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mort subite — ((raphaël))

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