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Lights, Camera, Action ! :: the big five :: Fl✰w Entertainment

mort subite — ((raphaël))

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Lun 27 Aoû - 22:23





La mort, ça ne se prévoit pas. La mort, ça n'a pas de parole. Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu'elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut.

Il est bien loin - le roi autoproclamé, qu’on ne pouvait atteindre.
Plein d’une arrogance qu’il ne savait éteindre. Loin - d’être majesté. Devenu le nouvel accusé ; que l’on pointe du doigt et que l’on dénonce tout en lui crachant au visage, il attend.

Que le juge aux traits trop similaires applique sentence - pour avoir osé lancer quelque venin à l’encontre d’une innocente, et dirigé vers elle, les pierres embrasées de sa colère qui ne lui étaient destinées - mais étaient destinées à personne en réalité. Sous la confusion d’une nouvelle venue, il aurait presque oublié que la guerre il ne la fait plus.

Chuchoter à la gloire de l’abandon, à la gloire d’un presque apaisement, quand il se dit qu’il n’y aura plus de batailles à feu et à sang, car l’un des deux généraux a jeté son armure ; l’a envoyée valser près des cendres d’une relation qui l’a dévoré de ses flammes - avant de s’éteindre, quitte à en mourir un peu.

Il se prend à rêver à glorieux futur - rêve chimérique, éphémère, voué à disparaître sous les premiers rayons du soleil. Et dévorer au passage comme un trou noir les étoiles avant même qu’elles n’aient espéré naître en son regard.

Enfant fou s’était pris à rêver d’entente ; rappel comme claque dans la figure qu’elle n’est qu’utopie - que le cri perçant de leur déchirement ne sera remplacé que par macabre silence, à en glacer même le sang des morts. Et il se sent vide, Gabrie - comme poupée de porcelaine, enveloppe vide prête à se briser au premier coup d’éclat.

Gabriel est pantin, Gabriel est objet oublié sur la grève, à se balancer au gré des vagues quitte à se briser - il n’est plus que l’armure vide qui tient à peine debout.

Poupée de porcelaine ou même de chiffon ; quand il n’a plus la force même de se tenir droit ou faire bonne figure, fierté jetée au vent pour la première fois. Plus envie de tenir tête, à lui ou bien à elle - il se laissera balader au gré de leur tempête, quitte à s’y briser les ailes, il articulera quelques futilités dans des hochements vide de sens.

C’est pas une question de ce qu’elle sait ou pas. C’est une question de ce qu’il se passe entre toi et moi, parce que j’ai pas envie de voir quelqu’un se mêler de nos disputes, mais soit.

Et il l’écoutera, figure d’innocence, sans oser la reprendre dans ses discours - comme un enfant qui aurait peur des réprimandes, il ose plus. Lui expliquer qu’il ne cherchait pas à régler ses comptes, qu’il est simplement incapable de lui parler sans déclencher l’orage, qu’il comptait pas lever la main sur lui, mais qu’à coups d’éclats et coups d’éclairs il a fini par laisser foudre s’abattre sur son visage - que c’est Raphaël qui a donné des coups de pieds à coups de mots-poisons dans la bombe jusqu’à ce qu’elle explose, que lui non plus n’a plus envie de se briser, d’être brisé. Parce qu’à tenter de la noyer de mots versés du bout de lèvres écorchées, il risquerait de se perdre encore un peu et déclencher nouvelle tempête, nouvelle catastrophe naturelle en face de laquelle il a plus la force de se tenir droit.

Alors il se contente de hocher la tête, et de pour une fois dans sa vie garder le silence face à l’incendie qui se déroule sous ses yeux ; l’observe partir le lèvres scellées.

Il veut plus parler Gabriel - hausse bêtement les épaules aux mots du reflet, avale ses paroles quitte à les laisser déchirer sa trachée. Il attend Gabriel - l’acteur maudit a terminé son monologue et est sorti de scène, laisse alors à l’autre son moment de gloire (ou déchéance, quand chaque mot sorti de sa bouche est nouvelle souffrance).

Il voudrait pleurer Gabriel - à retenir un peu plus derrière les digues de ses paupières les perles salées qui voudraient ravager ses joues en raz-de-marée, quand il l’entend clamer à quel point il veut bien crever tant qu’il est loin de lui ; le jumeau mauvais entrave à son bonheur.

Et il voudrait se reconnaître Gariel - au travers de cet inconnu qui se tient droit sans même lui exploser au visage, à la voix neutre qui déborde ni de gel ni de fierté, et aux yeux vides si ce n’est de quelque tristesse ; trop fatigué qu’il est sûrement pour prendre même la peine d’être un peu lui - puisqu’être lui signifie se battre encore et encore jusqu’à ce que l’un d’eux crie grâce. Bien trop lassé ou bien trop vidé Gabriel - il veut abandonner ce nom ne serait-ce que quelques instants, prendre le temps de laisser ses quelques poignards graver ses paroles au creux de ses côtes, quitte à en briser quelques unes au passage pour que respirer lui soit, un peu plus douloureux.

j’suis malheureux quand t’es là, gabriel. tu m’fais du mal, gabriel.

Et il voudrait pouvoir être offensé un peu - lui rappeler qu’ils sont deux à souffrir de cette histoire, deux gamins allant de paire et pourtant incapable de se regarder en face.

Et s’il ouvre la bouche c’est plus pour l’incendier de quelques syllabes accusatrices ; pointer le doigt sur lui en criant au coupable - y a que d'honnêteté pour une fois dans les recoins de sa voix, pas de haine cachée au tournant.

"Tu crois que ça m’rend heureux moi ? De s’en foutre plein la gueule à chaque fois qu’on se croise. Que ça m’fait plaisir, peut-être, que je veux pas te fiche la paix tout simplement parce que j’aime ça, me battre avec toi. Et bah moi aussi j’ai un truc à t’annoncer : moi aussi j’suis malheureux quand t’es là. Et ça m’arrangerait de pouvoir tout bêtement t’ignorer comme j’l’ai fait pendant que j’étais loin mais...j’peux plus. J’peux pas.

Il inspire un peu de plomb pour alourdir sa poitrine, alourdir sa voix et le poids de ses paupières. Il savait pas Gabriel, que l’honnêteté quand elle est pas crachée pouvait être si douloureuse à exprimer.

J’peux pas - c’est plus possible, parce que j’ai plus quinze ans, j’ai plus l’impression que t’es la source de toutes mes peines dans le monde et que la seule solution c’est de rester loin de toi. J’peux plus t’ignorer parce que t’es sous mes yeux constamment - et j’sais pas si j’pourrais même si t’étais de nouveau à l’autre bout du monde. J’ai horreur de t’avoir si près autant que j’veux pas que ça change. Alors j’m’acccroche comme le dernier des imbéciles à vouloir te parler même si j’pourrais t’ignorer, même si ça finit toujours par exploser, même si souvent, voire tout l’temps, j’finis par regretter. J’m’inquiète quitte à m’en prendre plein la gueule et finir odieux moi-même parce que - putain.

À pas vouloir cracher les dernier mots - vouloir rien d’autre que fuir, tourner les talons et plus voir son visage jusqu’à la prochaine fois ; la prochaine collision, prochaine explosion. Mais rester quand même pour pas ajouter la honte à l’horreur de son honnêteté ; il se sentirait presque nu déjà à ainsi se livrer, sans ses prétentions et faux-semblant auxquels s’accrocher. Sans faux diamants et parures de pacotilles pour mimer la prestance, le détachement auquel il a jamais eu droit.

Parce que j’me suis habitué à te voir dans ma vie même si t’en es pas membre volontaire, même si t’es pas là en tant qu’élément positif - j’ai jamais pensé être ce genre de gars qui aiment s’faire du mal volontairement, et pourtant à l’idée que t’en disparaisse définitivement...j’suis putain de terrifié. Et j’t’ai vu t’effondrer - et putain ce que j’ai eu peur. Et j’me retrouve là devant toi qui me balance que tu vas peut-être bien crever, sans vouloir me dire ce qu’il peut bien se passer, et tout ce que j’arrive à faire c’est te gueuler dessus, à croire que j’sais rien faire d’autre.

Parce qu’il a trop peur pour parler - gamin terrorisé par la grande ombre qui pourrit son frère, à craindre qu’elle finisse par le dévorer et le faire disparaître en entier.  Peut-être que Raphaël est plus à ses yeux qu’un simple bout de papier - et pourtant il ose même plus attraper son visage de l’ombre de ses yeux ; qui restent verrouillés au sol quand il ose plus parler, la respiration en vrac et le coeur serré - Gabriel il attend que ça explose encore un peu.

 

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Dim 23 Sep - 23:27





La mort, ça ne se prévoit pas. La mort, ça n'a pas de parole. Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu'elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut.

—— comment on fait. comment on fait quand on a la trachée déchirée, la moitié du poumon éventré, comment on fait quand l’air refuse de rentrer, qu’il s’échappe avant de pouvoir être happé, inhalé — comment on fait, dis moi, pour respirer ?
raphaël qui s’efforce de rester sur terre, d’pas décoller en enfer — à s’enraciner dans le sol jusqu’à ce que la gravité l’avale tout entier.
raphaël qu’à le regard figé, à sentir tes expressions dégringoler contre ses tempes, se fracasser quelque part au fond de sa propre boîte de pandore. il voudrait oublier. foutre une croix sur tout ce qui a pu se passer, continuer d’avancer sans se soucier de ce que tu pourrais penser.

et pourtant t’es là. t’es là avec tes grands discours et ta détermination émoussée par ton attitude de vautour ; le rapace qui soudain se dégoûte de la charogne dont il s’était finalement pris d’affection. qui redevient oisillon dévoré par sa propre gourmandise — suffoque face à ce que vous avez pu devenir.

raphaël qui se sent comme aliéné sous tes orbes embrasées ; son squelette de cristal tout entier se voute et s’échoit contre la table — et chaque particule d’air semble effriter son enveloppe de satin.
il y aurait trop à dire. il y aurait trop à balancer, à écrire dans une encyclopédie de dix-sept volumes narrés. ses propres paroles résonnent en son antre en échos de vingt-trois ans de vie bafoués.

pourtant il y a rien à renier. cette vie il l’a menée sans toi et il s’en est toujours démerdé — il y a rien à raturer d’un coup de marqueur agacé parce que c’est pas comme si l’un de vous avait toujours compté. il y avait pas de souffrance, pas d’horreur de l’absence — c’est l’monde qui vous raconte sans cesse qu’à vous éloigner vous alliez le regretter, mais il a la sensation que c’est justement tout l’inverse qui s’est produit.

raphaël il devient comme sa propre tumeur — une épidémie. et de ces mots tu sais gabriel il voulait te faire souffrir, voir même faire pire ; de ces mots il voulait que toi aussi tu sentes le vide quelque part te bouffer, c’est le retour à l’envoyeur, une balle destinée à intoxiquer. il voulait que tu sentes l’air nocif te brûler, jusqu’à dégueuler toute ta rage s’il le fallait, car raphaël voulait en finir pour de bon.

désormais,
c’est l’hébétude qui s’empare de son expression.
il y a tout qui s’arrête.
le souffle s’éteint, le myocarde manque une pulsion ou deux —
à fixer ton visage désemparé.

il écoute, et s’il pensait ne rien ressentir,
c’est son corps tout entier qui continue de se faire meurtrir par le moindre de tes mots.

ah.

parce qu’à l’intérieur de lui il y a encore un quelque chose à tuer.
parce qu’à l’intérieur de lui il y a ce survivant de l’ailleurs, il est petit et il souffre à tes pieds — tu l’vois pas. tu l’vois pas parce qu’il est si minuscule, si insignifiant ; que de ton trône tu es bien perché gabriel, et tu ne vois plus ce que le bas monde a à t’offrir.
parce qu’à l’intérieur il y a encore ce bout de raphaël qui réclame ton amour et qui, fatigué, s’est écroulé.

il meurt et tu ne vois rien.
bientôt, raphaël l’enterra au côté de tous les autres que tu as tué par ta simple ignorance.

c’est ça, d’avancer.

juste, tais toi.

il y a l’ignorance.
il y a lui il y a toi — jamais de vous.
pas de clémence.
il y a l’ignorance et jusqu’ici tu lui as dit ; ça te convenait.
et d’une nouvelle tirade tu souilles tes propres dires, tu reviens en arrière comme s’il suffisait d’effacer pour tout recommencer.
c’est pas comme ça
t’as pas l’droit de faire comme si, d’être aveugle aux bavures, aux râtures, t’as pas l’droit –
de faire demi tour en pensant qu’il allait t’suivre dans le moindre de tes états d’âme.
il y a le palpitant qui s’déchire, qu’accélère, décélère, s’prend un virage à quatre-vingt dix degrés avant de se rétamer sur l’bas côté.

et raphaël il comble la distance, il la brise d’un pas et c’est ton col qu’il saisit entre ses mains, qu'il serre si fort qu’il pourrait le sentir se décomposer.

pourquoi tu –

son calme s’est envolé à l’arrivée du raz-de-marée.
il y a eu une vague.

une vague gigantesque qu’arrive pour tout dévaster ; avec la noyade imminente qui remonte dans l’oesophage destinée à l’étouffer. à s’engluer un peu plus dans sa propre nécrose, l’épée de damoclès auparavant camouflée parmi les nuages et qui révèle soudainement toute sa superbe.

pourquoi tu continues, putain, gab tu –

il y a plus rien sous contrôle, les larmes qui dévalent la pente, viennent briser l’indifférence qu’il s’efforçait de maintenir à la vue de ton visage dévasté.

c’est ça, au final.
j’suis un putain de dommage collatéral.

tu m’rends barge.

ses paupières se ferment et voilent son regard troublé par le prisme de ses sanglots, à se sentir ridicule, paumé ; comme un enfant à qui on fait la leçon, ou dont on persiste à se moquer. sa prise se desserre — ses épaules craquent presque sous le poids de son propre chagrin.

t’es terrifié hein ? et moi j’suis quoi, à ton avis, pauvre idiot ? tu crois que l’idée de pouvoir potentiellement y passer me convient ? et… putain regarde moi.

il y a les bras qui se haussent dans le vide, retombent quelque part dans le néant.

j’en ai marre de chialer pour toi. tu l’mérites même pas.

à gommer du bout de ses doigts les perles salées comme énième purification du jour — il y a rien à rattraper, tout qui continue de s’effondrer.

tu t’rends compte qu’on arrive pas à se parler ? à quel moment ça a autant dégénéré, entre toi et moi, hein ? faut que j’sois malade pour te rendre compte que c’est pas normal, qu’il faudrait peut être faire quelque chose ? faut que t’entendes que j’suis à deux doigts de crever pour que tu m’regardes mais — putain, c’est quoi ton problème ?

le poing s’abat une fois.

c’est -

deux fois.

quoi -

trois fois.

ton -

quatre fois.

problème ?

arrêtons d’être poison, d’être venin, d’être cette bombe nucléaire l’un pour l’autre ;
arrêtons de nous détruire,
parce que j’meurs
j’meurs
j’meurs –


tu m’saoules. tu m’saoules tu m’saoules tu m’saoules –

visage d’un gosse dévoré par les larmes et dont le regard fixe ton torse plutôt que tes pupilles comme des coups de canon.
sa main tombe (il abandonne) et ses yeux rejoignent finalement le sol (raphaël peu vaillant) — les cris se taisent et son souffle cogne à sa jugulaire, se calme à la douceur d’une tempête.
raphaël n’a plus d’énergie consacrée à te détester.

j’sais même plus quoi te dire, tellement j’suis perdu. si ce qui t’intéresses c’est de savoir si j’vais vraiment y passer, non. enfin peut-être pas – le médecin a dit qu’il y avait une opération à envisager. mais c’est une tumeur. au cerveau gab, et ça craint vraiment, ce genre de truc. alors j’en sais rien. voilà, t’as ce que tu veux. tu peux t’en aller.

tu peux.
m’effacer.
faire comme si –
tu as toujours fait comme si, de toute façon, gabriel.

 

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☽☽ et comme la lune qui se brise dans la nuit ardente je m'enfonce dans le noir ;

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Lun 24 Sep - 1:00





La mort, ça ne se prévoit pas. La mort, ça n'a pas de parole. Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu'elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut.

Tout s’effrite et le ciel rage et le vent hurle - à déchirer les tympans et transpercer la trachée. Pourtant c’est le silence qui le paralyse, c’est le vide quand plus rien n’anime sa colère, que la revanche se tient masquée. Les lèvres clouées à en saigner un peu trop, dégouliner le long de sa gorge à chaque mot martelé à ses oreilles un peu trop douloureux ; parce qu’il a plus rien à dire Gabriel, les yeux grand ouverts en constat de ce qu’ils ont fait d’eux-même - ce qu’il a fait lui aussi à grands coups de fierté, de rancoeur mal placée et de mots-pistolets. Parce qu’à trop ouvrir la bouche il finirait par lui aussi laisser en sortir les Enfers - et prolonger un peu plus l’éternelle guerre. Quand il voudrait supplier le ciel pour qu’il ramène le calme, hurler à ses oreilles d’arrêter de faire mal, quand les brisures de miroir s’infiltrent un peu plus sous sa peau, à chaque seconde chaque respiration chaque mot.

Ça fait peur, oui, de voir l’ouragan qu’on a déclenché - sentir la terre trembler, la foudre s’abattre en poing sur le torse, le ciel s’écraser en mains sur le col. Et pourtant - et pourtant on laisse l’univers enragé se déchaîner sur nous, parce qu’on le mérite au fond, qu’il y a plus de fierté à protéger, que de toute façon le coeur a déjà explosé, tout s’est déjà écroulé. Y a plus rien à défendre, alors, à quoi bon s’acharner ?

Regarde-moi - et les iris se lèvent pour faire face à un peu plus d’horreur.

Ça fait mal, oui, de voir la pluie ravager ses joues en écho aux nôtres, mal un peu trop même - quand on est créateur de l’averse, à prendre le blâme pour une fois au moins ; coupable tout désigné du cataclysme d’aujourd’hui. Tout encaisser, tout avaler en gardant en bouche que l’amertume laissée par les mots, l’horrible goût âcre des cendres d’une relation calcinée - évaporée en feu de joie sur lequel on a copieusement jeté un peu plus d’huile pour entretenir les braises dès qu’elles ont fait mine de s’éteindre.

À trouver tout injuste, détester encaisser les coups pour un peu d’honnêteté, pour un laisser-aller qu’il s’était jamais permi jusqu’alors. Détester cette impression que voudrait donner le reflet d’être seul à souffrir - quitte à en oublier qu’on a porté avec fierté le masque d’Indifférence pendant de trop longues années, trop bon comédien peut-être ; il a joué trop longtemps la comédie de l’ignorance, c’est l’acteur maudit piégé dans son rôle, coincé à porter un texte trop lourd pour ses épaules.

Je - mais y a plus rien à dire.

J’en ai marre de chialer pour toi - parce qu’il pleurait ? Nous qui pensions qu’il était que marbre et glace face à nos mots - le doute perçait un peu face à la dernière altercation. Mais Raphaël il pleure pas, répétait la litanie encore et encore sous le crâne, Raphaël s’en fiche un peu - qu’il faut se dire pour plus se sentir coupable.

J’en ai marre de chialer pour toi - comme s’il était seul à avoir un trou au coeur à chaque parole, la gorge lacérée et les poumons écrasés. Comme s’il était seul - à être affecté. Gabriel en ricanerait presque en observant son propre corps mutilé, hilare même devant les coups et blessures par le jumeau infligé. Mais Gabriel il pleure pas - il a pas droit de pleurer, parce qu’il est censé être fort puis surtout pas s’en soucier ; Gabriel il tient trop à sa stupide fierté - pour ouvrir les vannes plutôt que tout réprimer. Il se livre qu’à l’obscurité ; loin du monde et de ses yeux qui pourraient voir qu’il est pas si indifférent - parce qu’on (ou il) dit de lui qu’il se laisse pas atteindre, on dit de lui qu’il est fait de marbre, on dit - qu’il faudrait plus qu’un frère pour briser l’armure de fer. C’est drôle à se dire quand on voit ses joues ravagées, raz-de-marée sur la peau de poison salé, que les digues de ses yeux ont pas su retenir - le mal trop fort en a eu raison, quand tout se fissure et que tout s’effrite et que tout explose.

T’es injuste, Raphaël. (que rapporte le vent à ses oreilles - c’est presque un murmure tant c’est discret, tant il ose plus protester)

À vouloir rester de glace, mais y a trop de fissures dans le marbre, trop de craquelures et d’imperfections par lesquelles le fleuve s’échappe, et ravage tout sur son passage, quitte à détruire en s’enfuyant sa prison de pierre, la laisser s’écrouler au sol en tas de débris salis. D’où émane encore un fragile murmure, tremblant puis un peu brisé comme sa voix que les cordes vocales ont bien du mal à porter, qui peine à traverser les pulpeuses lacérées - les mots coûtent bien trop cher quand il en a trop abusé, à lancer au gré du vent quelques répliques émoussées dans le seul but de le blesser.

J’sais pas - j’sais pas c’que c’est que mon foutu problème. C’est peut-être bien toi mon problème, je - comment tu peux dire que j’te regarde que maintenant quand toi-même t’as jamais été foutu de poser les yeux sur moi ? Comment tu pourrais l’savoir, même, hein ? Tu dis - tu dis qu’t’en as marre de chialer pour moi, mais tu t’es jamais dit que t’étais pas l’seul ? J’passe pour le méchant dans cette histoire, le frère qui a jamais su se soucier d’l’autre - mais Raphaël, en étant un peu honnête t’admettras que tu m’as jamais donné de raison d’le faire.

Aux accusations lancées en plein visage pour tenter de rétablir un peu de justice - sans trop savoir pourquoi quand il attend rien de plus que la fin de la guerre, voudrait rien d’autre aujourd’hui que d’enterrer les mots passés et les oublier d’un coup de gomme, quitte à en déchirer un peu la feuille ; parce qu’il est trop dur de se déchirer quand on sait que l’adversaire pourrait s’éteindre soudainement, trop dur de lutter contre une flamme qui vacille déjà, lui qui tient un peu trop à sentir toujours sa brûlure le long de sa peau - parce qu’il est au fond nécessaire, qu’il le sait sans jamais vouloir le dire, effrayé à la moindre idée de pas assez compter pour le frère. Il veut pas cracher ces quelques mots, ce j’ai besoin de toi pourtant si réel - par peur simplement que l’inverse soit faux, quand les yeux du jumeau, ont jamais su se poser sur lui autrement que par haine.

Pourtant ce sont les mots hurlés sur l’encéphale tandis que la sentence tombe - s’effondre sur ses épaules pour mieux s’écrouler ; face aux mots maudits qui hantent et hanteront ses nuits pour les jours à venir. Qui referment la trachée après l’avoir lacérée, à plus pouvoir en respirer, et sentir sa voix se bloquer à toute tentative de l’en faire sortir - pourtant elle surgit en filet un peu étranglé, un peu pathétique (et y a un peu de Gabriel qui regarde tristement sa fierté, agonisante sur le pavé).

Non, j’ai pas ce que j’veux.

Parce que moi j’aurais voulu que tu m’rasssures - me dise que c’était rien puis que ça va aller, que j’me fais tout bêtement des idées. J’voulais - que tu m’dises que tu seras encore là longtemps à me pourrir l’existence, pour me laisser encore un peu empoisonner la tienne en retour. J’voulais - pas que tu m’annonces que tout risque de finir au beau milieu des ruines, que tu t’fais bouffer le crâne par une ombre qui se voudrait invincible.

Ça craint, ouais - ça...putain.

Plus pouvoir en dire plus, et les yeux sont cette fois cloués à son visage, comme s’il essayait de deviner la coupable derrière les boucles noires - à laisser la mer ravager encore un peu plus ses joues, se bouffer les lippes un peu trop, puis plus réussir à penser en dehors d’une seule chose.

J’suis désolé - désolé désolé désolé désolé désolé désolé désolé désolé

 

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Mar 9 Oct - 1:12





La mort, ça ne se prévoit pas. La mort, ça n'a pas de parole. Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu'elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut.

— c’est comme le bruit sourd, étouffé, d’une balle perforant le myocarde – impact de balle qui cause la mort sans avoir réellement pu être écouté ; c’est ton regard qui décrit des sillons brûlants au simulacre de sa peau, effacés d’un revers de main. à se détester un peu d’avoir lâché l’averse, purification par la noyade suivi d’une vilaine affection ; ses prunelles sont en feu.
et tout semble brouillé, l’avant, l’autrefois ; des silhouettes comme métaphores qui dansent et s’entremêlent dans des formes brouillées. à pas trop s’rappeler, avoir le vague souvenir d’un sourire, d’une main liée, d’un regard un peu appuyé. une toile déchirée dans le musée de ses mémoires, où il y avait un vous, un quelque chose, le semblant d’une fraternité qui n’a jamais réellement connu l’apothéose — que le grand big bang avant que tout ne continue de s’effondrer.

il recule, raphaël, d’un pas. sa tête se baisse, la honte pèse à l’arrière de sa nuque. il a cédé. il a relâché ton poignet jusqu’à ce que tu lui bouffes le bras tout entier. à refoutre une couche de remords, parce que le fardeau n’est pas encore assez lourd —
faut que ses épaules craquent, s’affaissent encore quelques peu.

il se demande où est la satisfaction ;
il perd le goût de votre amour. c’est parti loin, c’est caché derrière les acides, ceux qui brûlent la peau, la ronge jusqu’aux os ; et puis l’amertume, qui demeure en couche de poussière partout sur son corps, à s’infiltrer sous les ongles, sous les paupières, tapisser sa gorge toute entière,

ouais.

il est lâché dans la vague, soufflé, le dernier soulèvement épuisé d’une marée qui cesse de se déchaîner.

ouais j’suis ton problème.

une équation jamais solutionnée

j’t’ai jamais regardé,

sauf cette fois là, celle où tu t’es barré,

pas une fois,

j’t’ai bien vu, ce jour là, gabriel,

et tu dois aussi en avoir assez, de pleurer,

à s’demander si ça en vaut la peine, si l’jeu en vaut la chandelle,

t’es pas l’méchant,

t’es juste,
sans doute,
ignorant,

y’en a pas vraiment dans cette histoire, de toute façon,

on était peut être pas faits pour s’entendre,


et j’ai jamais rien fait pour que ça puisse te préoccuper, certes,

on s’est oubliés,

parce que j’ai grandit sans toi. et toi sans moi. et désormais, c’est à peine si on a le même reflet.

c’est un requiem entonné d’une voix arraché,
un enfant de bohème sans allure ni gaieté,
c’est l’vide qui s’empare de son regard, le styx de sa langue — et s’écoulent ses mots le long de ta peau comme une pluie diluvienne.

défends toi tant qu’tu veux, gabriel. j’t’ai dit ce que j’avais à dire, j’suis épuisé, fatigué, et j’ai pas envie d’me battre une fois de plus avec toi. si ça peut soulager ta putain de conscience de penser tout ça, soit.

un sourire. juste un.


j’en ai plus rien à foutre.

c'est plus ce qui compte

haussement d’épaules ; ses doigts glissent dans ses cheveux et son regard se voile, vision noire derrière sa frange de cils.

j’dis pas que je suis blanc dans c’t’histoire, mais j’vais pas passer les années à venir à radoter le même discours.

il pourrait. il l’a déjà fait ; c’était se foutre des oeillères en espérant aller mieux, s’persuader de la faute de l’autre avec comme seul objectif être un peu plus heureux. et raphaël, il aimerait s’dire qu’il a pas besoin de toi — il ment un peu, rien que pour cette fois — met de côté ce qui le blesse, qui laisse des ecchymoses comme dernières parures.

il prendra c’qui vient. c’est pas comme si il s’était décidé à attendre quelque chose de toi, ça fait bien longtemps qu’il a laissé tombé. une croix de plus à la liste des déceptions qu’il grave au fond de ses pensées, comme un taulard avide de liberté.

tu peux pas avoir toujours tout ce que tu veux, gabriel.

gabriel t’es de ces mecs perchés en haut de leurs étoiles, qui cueillent les lueurs des comètes et les rêves des enfants ; gabriel t’es de ces gars un peu trop brillant qui remarquent pas l’ombre qu’ils créent, qui captent pas non plus qu’un jour eux aussi, ils vont exploser.

j’suis sûr que t’es même pas certain de savoir ce que tu veux, pour être honnête.

t’as le regard déchainé ; c’est l’ouragan même qui doit y être né. ça s’brouille au fond et il le sait, mais cette fois, raphaël ne peut pas répondre à tes questions. il y a pas de mot juste à balancer, qu’une vérité un peu difficile à avaler.

il observe le filet s’échapper des prunelles du reflet, les contemple, à demi-brisé. il aime pas c’qu’il voit, voudrait tout combler, camoufler les trous pour apporter de nouveau un peu d’étanchéité. parce que tu pleures pas gabriel, pas devant raphaël, pas maintenant, jamais.

arrête de pleurer.

c’est pas ton genre, qu’il voudrait ajouter. la seule vérité c’est qu’ça lui fait du mal de te voir aussi brisé. un visage de plus aux traits déformés, écrasés d’un chagrin un peu mal maitrisé ; c’est la maladie, même cette tumeur elle agit comme épidémie, elle contamine les proches de pleurs et d’une inquiétude mal contrôlée.

il s’enfonce,
raphaël.

arrête, j't'en prie. t’es pas censé en chialer. c’est moi qui doit me lamenter sur mon sort, pas toi.

modique tentative de résister, d’faire barrage, de se rassurer. le frisson du doute ; toutes les convictions qui s’brisent en même temps que tes sanglots redoublent — à foutre un coup de jet sur ce qu’il aurait pu prononcer, et raphaël il voudrait te serrer, fort, fort jusqu’à te briser, t’étouffer ;
jusqu’à te redresser.

mais il bouge pas. incapable de se réveiller du tourment dans lequel il s’est enfermé.
 

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Dim 28 Oct - 20:07





La mort, ça ne se prévoit pas. La mort, ça n'a pas de parole. Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu'elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut.

Ça gronde en même temps que ça grandit pour lui écraser la trachée - ça colorerait ses joues d’un peu de rouge s’il était pas habitué à porter le marbre, ça force les yeux à épouser le sol ; c’est un peu de honte pour rajouter de l’ombre au regard, effacer un peu plus la voix déjà tremblante, et Gabriel se sent stupide encore un peu d’avoir voulu hurler à l’injustice.

Gabriel - il est ce gamin jamais satisfait, qui veut pas voir où s’arrêter, refuse de garder le silence et laisser le monde gagner (quand bien même la bataille n’est pas réelle, à se contenter de victoires superficielles) ; puis qui pleure après avoir gagné quelques bleus dans l’esclandre, s’offusque qu’on le lui reproche. Mais cette fois le coeur se serre à regarder l’ennemi, celui qui avait déjà le visage amoché avant même de poser les yeux sur lui - et il se hait un peu d’avoir voulu lancer encore quelques mots, à se dire qu’il pourrait abandonner le combat au moins une fois. Gabriel il sait plus se satisfaire de la victoire factice - il voudrait effacer les paroles égoïstes, et tant pis au fond si on ne sait pas à qui la faute, il prendra avec joie le blâme pour plus sentir de mépris au fond du regard.

Plus la force de s’accrocher à la fierté - et c’est un soupir qui échappe les lippes rongées, se reflète au fond d’yeux fatigués ; à marmonner quelques mots encore en ersatz d’excuses qu’il griffonne à la va-vite.

J’ai pas plus envie d’me battre que toi - qu’importe ma conscience, au fond. C’était stupide, j’aurais dû m’taire.

Aux aveux à contrecoeur qu’il crache sans réfléchir, quand le coeur voudrait juste calmer la tempête ; et se maudit encore d’avoir relancé offensive du coup d’une main déjà meurtrie - parce qu’il fait un peu peine à voir Gabriel, de ses joues humides et son regard un peu détruit, qui saurait pas refléter le grand conflit de son esprit (entre l’envie de paix et les quelques fragments restant d’ego ; qu’il laissera finalement être érodé au fil de l’eau).

T’es même pas mon problème, ‘fin - rah, puis peu importe au fond.

C’est un point final un peu forcé à la tirade, quand il a plus la force de tenir son rôle.

J’sais même pas pourquoi j’m’accroche à ça, j’sais pas - c’est même plus important. Semblerait-il qu’il y a une part de moi qui cherche toujours le conflit avec toi, c’est même pas ce que j’veux, mais -

Mais il m’serait trop difficile d’avouer que tu pourrais avoir raison - que j’ai gâché un peu trop d’années à te détester. Alors il a plus qu’à se taire et écouter.

Mais j’imagine que t’as raison, j’peux pas avoir toujours ce que je veux.

Grande douleur d’un enfant trop gâté - qui voudrait posséder toute les étoiles pour le simple plaisir de la propriété ; les recompte encore et encore sans savoir, d’où vient cette envie d’avoir. Qui prend tout ce qu’il peut en ignorant le monde autour, et qu’importe les blessures causées par l’égoïsme quand les envies sont satisfaites, satisfaction futile, un peu inutile, d’une avidité galopante, ravageuse et ignorante.

T’en es la preuve vivante.

Parce qu’il voulait pas le voir rongé de l’intérieur par un ennemi un peu obscur - et Gabriel en cet instant il regretterait presque de pas avoir écouté les souhaits du paternel, ne serait-ce que pour savoir exactement ce qui bouffe le crâne du reflet ; mais sans la connaissance il a plus que ses yeux pour pleurer, laisser quelques déluges s’écouler - ravager sa peau et faire rougir ses orbes ; cascader un peu plus quand on lui demande d’arrêter.

Et c’est la honte à nouveau qui germe au creux des bronches, pour gêner un peu la trachée ; à se dire qu’il est pas censé être faible et se montrer affecté - il devrait être statue de marbre figée. Pourtant - y a Raphaël devant lui qui sait tout fissurer, plus que jamais a gravé une larme le long du marbre, persistante qui semble pas vouloir s’effacer ; la pierre ajourée peut pas être réparée.

Il garde le silence à la première demande - baisse juste le regard pour plus avoir à affronter le sien, sous la peur un peu de ce qu’il pourrait y lire. Peut-être un peu de pitié - ou de mépris quand il a pas su se contenir, à s’imaginer devoir rester neutre dans toute situation.

Et c’est tout entier qu’il s’ébranle à ce rappel, t’es pas censé en chialer, le jumeau est pas censé l’affecter ; c’est pas lui qui devrait s’effondrer.

J’sais - j’suis pas censé pleurer, pas devant toi, t’es même pas censé m’affecter. Mais pourtant c’est pas c’qu’il en est.

Qu’il murmure un peu faiblement sans trop oser ; à tenter de reconstruire les digues sans grand succès.

J’suis pas censé chialer, mais toi t’étais pas censé risquer de crever. Faut croire que plus rien est en ordre.

Regretter les mots dès qu’ils s’échappent, brûlent un peu les lèvres au passage - c’est un peu trop amer, pourtant il le pense bien un peu - il est pas censé crever, pas censé s’effacer, Gabriel il est pas censé être le seul à continuer de prendre des années, devenir le plus vieux pour de vrai.

Désolé.

Parce que le but n’est plus d’attaquer le reflet qui a déjà les épaules trop basses et le visage décoré de quelques blessures - mais les mots ils lui échappent sans trop les voir venir ; et c’est étrange que ce manque de contrôle, ces paroles qui s’écoulent en continu.

J’sais plus ce que j’dis, ou si, c’est juste - j’suis putain de terrifié. Bordel Raphaël...j’ai peur de te voir disparaître, c’est un peu ironique après toutes ces années, mais c’est vrai.

Un silence - et il rajoute une dernière couche d’honnêteté incontrôlable, incontrôlée.

J’ai besoin que tu sois là, même si tu t’pointes dans ma vie qu’en tant que figurant.

Aux saveurs d’égoïsme mal dissimulées.

 

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Sam 10 Nov - 6:52





La mort, ça ne se prévoit pas. La mort, ça n'a pas de parole. Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu'elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut.

— — il se tait ; ignore l’immondice qui perle au coin de ses yeux, menace de migrer à travers ses joues à la vue de tous – qui passe de victime à coupable ; avant de terminer en haut de la tribune, raphaël comme seul juge incapable d’une situation qu’il peine à mesurer.

il y a son regard qui s’appose ailleurs, trouve du réconfort dans la froideur du sol, dans sa neutralité – glisse ses mains dans ses cheveux comme pour se donner ne serait-ce qu’une seconde supplémentaire pour tenter de respirer.

il se sent comme une vulgaire charogne à trainer ; carcasse qui supporte encore quelques reproches, quelques remords – grince d’épuisement alors que les rouages continuent de rouiller. l’ombre métallique se surprend à esquisser un sourire peiné alors que tu reconnais vouloir continuellement chercher le conflit comme s’il n’était pas trop accablant ; vulgaire distraction qui aujourd’hui t’en fais payer le prix fort.
et il n’y a pas de médaille à se décerner, ni de trophée à brandir en signe de victoire – les armes sont au sol et les deux âmes trop blessées pour être décemment réparées. il n’y en a rien à retirer, qu’un conflit pour lequel on se bat trop longtemps jusqu’à en oublier la cause – guerre d’un siècle sans fondement, ni réalité ; haine vivace qui est venue vous bouffer, névrose incurable qui désormais s’est trop enracinée en vous.

et il tente plus d’intervenir, raphaël, à se sentir vidé – comme écorché vif, la poitrine bien ouverte en deux sous ton regard incisif ; à t’laisser entrevoir son foie, ses poumons, la courbe de son myocarde un peu trop cabossé pour que tu puisses établir ton propre diagnostic et jugé de sa sincérité.
c’est une sorte de douleur qui vient l’attraper, le secouer – lui faire dégobiller la moindre de ses émotions jusqu’à l’épuisement ; poids qui en voile putride vient s’abattre sur ses épaules et lui lécher la nuque jusqu’à ce qu’il s’incline.

raphaël qu’hoche juste la tête, qu’à plus rien à répondre ; langue coupée par l’effort, avec le silence de morts pour pas réveiller les âmes déjà trop esseulées, même si au fond ça s’entrechoque encore jusqu’à créer l’étincelle – raphaël l’homme allumette qui craque sous la colère, vient s’enflammer pour s’éteindre dans une dernière trace de fumée, qu’on jète avant de tout simplement recommencer.

non, tu ne peux pas.

voix essoufflée de disgrâce ; l’égo qui pleure peut être encore en son sein – pince le ventricule droit d’une souffrance un peu aigue, peut être chronique, car la fierté chez les yang deviendrait presque une maladie.

à encaisser une nouvelle gifle, l’ouragan qui s’acharne contre une joue – et son regard se relève vers le reflet brouillé, ose se confondre dans ses prunelles jusqu’à la noyade. miroir à l’allure terne, elle aussi amoindrie de par les conflits – deux vulgaires déchets humains sans plus aucune allure ni vergogne ; des tas de chair et de sang, des morceaux organiques qui s’animent encore dans une dernière tentative de survie.

j’vais ignorer ce que tu viens de dire. ça vaut mieux pour moi.

épaules qui se haussent – du côté de raphaël il n’y a pas de regret que d’avoir abandonné l’idée d’avoir une quelconque relation décente avec son frère, s’rendre compte que maintenant il est trop tard et qu’il ne peut que le constater. monstre obscur qui ne se révèle qu’au terme, s’ouvre en cadeau démon pour constater l’ampleur des dégâts – plaie infecte à la nécrose fleurissante de ronces et d’épines.

arrête de prendre le rôle du gars insensible – on sait toi comme moi que tu es un piètre acteur. t’es pas fait de pierre, gab, même si t’essayes de t’en persuader.

à pas pouvoir berner l’alter ego – on peut s’mentir à soi-même mais pas aux autres, à ceux qui vous connaissent et savent lire entre les lignes. comme des runes un peu codifiées ; écorchures de sentiments qui se traduisent aujourd’hui au grand jour sous l’averse de ton regard.

et puis raphaël il ignore l’électrochoc, le prend comme réalité – retour d’une vérité un peu trop grande pour être avalée en pleine face mais cette fois il ne scille pas ; peut être car son visage est déjà trop affaissé.

laisse, j’m’en fiche.

ça n’a pas d’importance – car ce qui est fait est fait et il est impossible de revenir en arrière ; il n’y a plus qu’à observer le ciel pleurer ses cendres en pluie grise et froide – dont la lassitude remonte le long du coup, agrippe toute la trachée jusqu’à l’étouffer.

la peur. mot un peu trop grand dont il peine à en saisir le sens – qui pourtant l’accable tout autant sans savoir comment l’aborder ou sur quel pied danser. salive un peu brûlante qu’il garde en bouche, à accepter ta complainte, pincer les lèvres pour ne pas ployer le genou une bonne fois pour toute et se condamner.

t’es pas le seul à être terrifié, si ça peut t’rassurer.

train fantôme inconnu dont il ne connait ni l’issue ni l’envergure – qui lui est imposé comme une unique destinée. et il froisse tout sur son passage, raphaël, le coeur de ses proches, ses rêves les plus fous, un quelconque espoir d’voir finalement le bout du tunnel.

j’ai jamais voulu n’être qu’un figurant pour toi, gabriel.

dernière confession avant de mettre les voiles – quitter la scène sans aucun applaudissement ; les rideaux tombent et sont lourds, accompagnent les pleurs du seul membre de l’assemblée : les tiens.
 

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mort subite — ((raphaël))

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